« 2 heures du matin à Richmond Street » de Marie-Helene Bertino

Article - Présentation

Nous portons nos ancêtres en nous dans ces prénoms qui sont les nôtres, et parfois nous les portons jusqu’au seuil des urgences ; d’une manière ou d’une autre, ils pèsent sur nous, d’une manière ou d’une autre, nous ne pouvons pas y échapper.

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Article - Résumé

Au cours d’une soirée, des destins se croisent au cœur d’un quartier de Philadelphie.

Madeleine Altimari, 9 ans, n’a qu’une chose en tête : chanter ! Surtout depuis le décès de sa mère, elle passe son temps à faire ses gammes et à perfectionner son répertoire. Un jour elle sera sur scène… peu importe si ni son père en proie au désespoir, ni ses professeurs ne l’encouragent dans cette voie. Et quand Madeleine découvre l’existence d’un club de jazz, le Cat’s Pajamas, dans sa ville natale, elle décide que ce sera l’endroit idéal pour faire ses débuts. Elle ne sait pas encore qu’elle s’apprête à vivre la nuit la plus extraordinaire de sa vie…

Le même jour, son professeur, Sarina Greene, de retour à Philadelphie après un divorce douloureux, attend avec une certaine angoisse le dîner où elle doit retrouver celui qui aurait pu – dû ! – être l’homme de sa vie. Et s’il n’était pas trop tard pour saisir une seconde chance ?

De l’autre côté de la ville, Lorca, le propriétaire bourru et désabusé du Cat’s Pajama, se retrouve au pied du mur. A moins de trouver 30 000 $ pour rembourser sa dette, ce club légendaire fermera ses portes pour toujours.

Ces trois âmes perdues, cherchant l’amour, la musique et l’espoir dans les rues de Philadelphie, vont découvrir les possibilités infinies que peut offrir la vie au cours d’une nuit magique.

Article - Mon avis

Comme toujours, je remercie Maud des Éditions Kero pour ce service presse. Depuis le début de notre partenariat, je n’ai eu pratiquement que des coups de cœur. Malheureusement, pour cette fois, ce n’est pas du tout le cas ! Il faut un début à tout et « 2 heures du matin à Richmond Street » est une petite déception

L’histoire débute à Philadelphie, la veille du réveillon de Noël, à 7 heures du matin précisément. Nous allons découvrir trois personnes totalement différentes : Madeleine, Sarina et Lorca ; sans se douter que le destin les réunira la nuit suivante, à 2 heures, au Cat’s Pajamas dans la rue Richmond. Nous allons donc les suivre tout au long de cette journée afin de comprendre les raisons qui les ont poussé jusqu’à ce club de jazz.

Pour ma part, il y a 3 points à soulever dans ce récit : les personnages, l’histoire et le style d’écriture ! Malheureusement, aucun des trois ne m’a convaincu …

Madeleine n’a pas d’amis : ce n’est pas une grâce fragile en elle que les CM2 auraient repérée et qu’ils mépriseraient. Ni un talent inné qui la propulserait vers les étoiles, même si elle le possède bel et bien. Madeleine n’a pas d’amis parce que c’est une chieuse.

Madeleine est une petite fille de 9 ans qui n’a qu’un seul rêve : chanter ! Ayant appris le chant au côté de sa mère, décédée depuis près d’un an et demi, elle a une voix en or. Malheureusement, la vie n’a pas été tendre avec cet enfant puisque son père n’est plus que l’ombre de lui-même depuis le décès de sa femme et délaisse totalement sa fille. Il reste enfermé dans sa chambre, entouré de ces souvenirs. Même l’école ne peut être une échappatoire pour elle tellement l’ambiance y est déplaisante. Madeleine s’accroche donc à sa voix, à ces exercices de chant qu’elle continue de répéter encore et encore, afin de pouvoir réaliser son rêve.
Même si son histoire m’attriste et que j’ai de la peine pour ce que vit cette fillette, je n’ai pas réellement réussi à m’attacher à elle. Je l’ai trouvé trop … Je ne sais pas … Elle ne m’a pas plus touché que ça.

Ensuite, il y a Sarina Greene, professeur de dessin à l’école de Madeleine. Suite à son divorce, et au décès de sa mère, elle est revenue s’installer dans cette ville qui fût celle de son enfance. Se sentant un peu seule, elle accepte un dîner que lui propose une vieille amie, et où sera également présent cet homme qui lui a gâché son bal de promo mais avec qui elle se serait bien imaginé une vie heureuse.
Son histoire est assez simple mais un peu plate … De plus, j’aurais aimé avoir un personnage affranchi et sur de lui. Là, on se retrouve avec une femme qui veut quelque chose mais qui ne fait rien pour y arriver ! C’est déprimant …

Et pour finir, nous avons Lorca, 40 ans et propriétaire du Cat’s Pajamas. Fauché comme les blés, il continue à gérer son club sans se soucier des lois, ce qui va lui apporter une belle amande de 30.000$ à payer dans les 30 jours. Autant dire, impossible à rembourser.
Et encore une fois, c’est un personnage qui ne va pas faire grand-chose pour ce sortir de ce pétrin. Le seul point positif de cette histoire est qu’il réussit malgré tout à se rapprocher de son fils, au détriment de son club.

Au final, ces trois histoires ne sont pas si mal et nous avons là trois façons de vivre bien différentes. Mais j’aurais juste apprécié un peu plus de caractères et de combativités pour nos personnages. Madeleine est la seule qui sait ce qu’elle veut vraiment. Les autres se laissent simplement porter par le temps …

Ce qu’il manque, c’est de l’émotion ! Tout le récit se passe en une journée mais l’auteure arrive à rendre les événements confus … Des personnages apparaissent, pour on ne sait quelle raison, et ils ne font que rendre le tout encore plus brouillon. Mais je pense que le pire de tout, c’est la fin ! Je n’ai pas compris … Pourquoi ? J’ai l’impression qu’elle n’a pas vraiment de grand rapport avec l’histoire en général. C’était à la fois bizarre et déroutant

Mais ce qui a le plus plombé ma lecture reste sans aucun doute le style de l’auteure. Et, sincèrement, je ne pense pas que la faute repose uniquement sur la traduction.
Premièrement, j’ai trouvé l’écriture très décousue. On s’y perd entre dialogues et pensées personnelles ; dans les descriptions ; et même dans les personnages ! À passer trop souvent de l’un à l’autre, on ne sait plus qui fait quoi …
Ensuite, les métaphores ! Clairement, j’ai levé les yeux au ciel plusieurs fois tellement elles sont tirées par les cheveux … Ça peut nous faire sourire la première fois mais à la longue, on se demande si l’auteure n’avait pas fumé quelques substances illicites lors de ces séances d’écriture …
Et pour finir, il y a quelques répétitions qui alourdissent le texte. Si ces répétitions n’étaient que de simple mot, passe encore. Mais je pense que Marie-Hélène Bertelot a voulu partager son expression favorite avec nous un peu trop souvent …

Il sait tout de [quelque chose ou quelqu’un, à voir selon le contexte], tout comme en plein vol, on sait, même les yeux fermés, qu’un avion effectue un virage incliné sur l’aile.

Je soulève beaucoup de points qui, à mes yeux, sont négatifs et ne rendent pas la lecture agréable car c’est malheureusement ce que j’ai le plus retenu de ce livre. Je pense que malgré tout, il pourrait plaire à d’autres. Et puis, il se lit quand même assez rapidement ^^

En bref : une histoire mignonne mais sans grande morale, des personnages sympas mais qui manquent de caractères, une plume décousue et sans émotions … Peut-être faut-il le relire une deuxième fois pour en apprécier le contenu ?! Mais ce sera sans moi …

Partenariat
Kero

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3 réflexions sur “« 2 heures du matin à Richmond Street » de Marie-Helene Bertino

  1. Pingback: [Partenaire Editeur #3] Les éditions Kero | D-Dream Bouquine

  2. J’attendais ton avis avec beaucoup d’impatience parce que j’ai abandonné ce roman… pour toutes les raisons que tu viens de citer, je suis tellement soulagée de voir que tu as ressenti la même chose que moi pendant cette lecture ! C’était mon premier partenariat avec Kero, dommage 😦

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    • Je n’ai eu que des coups de cœurs avec cette maison d’éditions ! Mais malheureusement, il faut un début à tout … Et j’ai faits ma curieuse après avoir posté ma chronique et je dois dire que je n’en ai pas trouvé beaucoup de positive :/

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