« Les contes du chat qui dort » de François Lerner

Qu’en un lieu, en un temps, un seul songe de Romus accompli
tienne jusqu’à la fin le lecteur attendri.

Ce jour de la fin juillet avait vraiment été béni des dieux.

Cela avait commencé par un concert donné par les loriots, tôt le matin, et qui avait duré une bonne heure. Ils étaient au moins douze solistes qui se répondaient les uns les autres et inventaient des partitions au gré de leur humeur. La flûte traversière était prédominante mais elle était accompagnée de nombre d’autres instruments qui n’appartenaient qu’à ces artistes. Du reste, malgré un temps particulièrement clément, chaud déjà mais encore nimbé de la brume matinale rafraîchissante, toutes les autres bêtes s’étaient tues, apparemment à l’écoute religieuse de ce concert impromptu et d’une qualité incomparable.

Comme tous les chats dignes de ce nom, Romus est mélomane. Ayant une préférence pour les tonalités en mi-bémol mineur, il savoure ainsi la musique, en fin connaisseur, affalé de tout son long sur l’herbe fraîche à l’ombre de la maison.

Avant toutes choses,  je tenais à présenter mes plus plates excuses aux Éditions Baudelaire qui attendent mon avis sur cette lecture depuis des lustres. Je suis sincèrement désolé et je vous remercie également pour votre patience. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, c’est parti !

Les contes du chat qui dort nous racontent, à travers 7 mini histoires, les rêves de Romus, le chat de l’auteur. Il en est le héros et partage avec nous sa vision du monde, quelque peu simpliste et naïve, il faut bien se l’avouer. Mais c’est à la fois ce qui le rend plutôt touchant et attachant.

Si ce n’est pour deux d’entre eux que j’ai légèrement moins appréciés, ces 7 contes sont très agréables à suivre. L’écriture est très fluide et rythmée ; et transmet également beaucoup de tendresse ! Romus est plein de bonnes intentions, tout comme le sont ses « parents » envers lui. Il est juste dommage de trouver certaines phrases un peu longues et qui coupent quelque peu le rythme …

Selon son père, François, qui se piquait parfois de sciences, c’était peut-être selon les thèses de très grands mathématiciens et philosophes, parce que le temps n’était qu’une illusion dont le chat n’était peut-être pas prisonnier et qu’il pouvait en conséquence, comme les images d’un film, faire défiler à sa guise en se plaçant en l’occurrence au moment où Ingebord était sortie un jour quelconque pour se rendre au Louvre.

Deux petits bémols pour ma part : la note explicative de l’auteur ainsi que les dates et lieux se trouvant à la fin de chaque conte ! J’avoue ne pas avoir compris leur utilité car, l’un comme l’autre, casse tout le charme de notre lecture …

En bref, François Lerner nous fait passer un agréable moment avec les songes de Romus. C’est une très bonne lecture, rapide et sans prise de tête. Cependant, je n’ai pas accroché à toutes ces petites histoires …


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