« La 5è vague – Tome 2 : La mer infinie » de Rick Yancey

Le souffle, notre gâchette.
L’enfant, notre arme.

Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d’habitants ? Retirez aux hommes leur humanité…

Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l’espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l’hiver en espérant le retour rapide d’Evan Walker, ou se mettre en quête d’éventuels survivants avant que l’ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège.
Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s’abaisser, ni à quelles hauteurs l’humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer…
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

Après quelques années dans ma PAL, j’ai enfin lu ce second tome de la trilogie « La 5è vague ».  Alors oui, je sais, le dernier tome est sorti il y a près de 2 ans, mais laissez-moi cette petite victoire quand même ^^ D’autant que je ne sais pas pourquoi avoir attendu si longtemps, le premier tome m’avait beaucoup plus. Et c’est encore le cas cette fois-ci !

/ !\ Risque de spoilers / !\

Nous retrouvons donc notre petite bande qui a fui Camp Heaven, alors que les extraterrestres ont envahi la terre dans le but d’éradiquer les derniers représentants de la race humaine. Ils sont dans un hôtel infesté par les rats, à attendre le retour d’Evan Walker. Mais il est évident que tout ne va pas se passer comme prévu, sinon ce ne serait pas drôle. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce tome ne sera pas principalement centré sur l’action mais surtout sur la psychologie des personnages. En effet, notre petit groupe va se retrouver séparé et le récit nous sera livré de trois points de vue différents, ce qui va nous permettre d’en découvrir plus concernant certains d’entre eux.

Ne pas paniquer. La panique tue.

Je dois bien avouer que, pendant la première partie, je me suis un peu demandé ce qui se passait. Je pense que j’ai laissé un peu trop de temps entre la lecture du premier tome et celui-ci, il m’a donc fallu quelques pages afin de récolter tous les morceaux dans mon petit cerveau ^^ Et puis, le fait de ne plus avoir exclusivement le point de vue de Cassie m’a beaucoup perturbée aussi. On s’attend à être dans sa tête mais nous nous retrouvons finalement dans celle de Ringer, c’est plutôt déstabilisant ! Mais finalement, ce point de vue m’a permis de me faire une autre idée de cette fille, de la découvrir sous un nouveau jour, beaucoup plus glorieux que la carapace qu’elle se donne ! J’ai beaucoup aimé le rôle qu’elle tient dans ce tome et j’ai hâte de découvrir son évolution !

Concernant Cassie, Ben et Sam, ils sont toujours bien présents ! Et, même si l’histoire n’est pas aussi centrée sur eux que pour le premier tome, je pense que c’est quand même grâce à eux qu’est amenées le plus d’actions. Ça apporte un très bon équilibre avec les autres points de vue, plus personnelle. Comme ceux d’Evan par exemple, qui vont permettre d’introduire un nouveau personnage : Grâce ! Une nouvelle arrivante bien cruelle comme on aime les détester

Je souligne également l’histoire de Poundcake, qui m’a particulièrement touchée. On comprend mieux ces réactions et il en devient encore plus attachant.

Mais le monde est une horloge qui ralentit et les minutes sans problème n’existent plus.

Comme je vous le disais, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle facette de l’histoire qui nous montre le côté plus psychologique des personnages. L’auteur arrive parfaitement à jouer sur les mots et leurs répétitions pour leur donner plus de poids, d’impact et d’importance. De cette façon, l’émotion est véhiculée avec beaucoup de facilité et on se prend à avoir le cœur qui accélère tellement nous sommes emportés dans l’histoire. La tension est palpable et chaque réponse à une question amène d’autres nouvelles questions, ce qui fait que notre cerveau n’a jamais le temps de se reposer.

Et, en parlant de cerveau, je ne sais pas si le mien à quelques défaillances mais : je suis la seule à refermer le livre avec cette impression d’avoir fait un grand pas dans l’histoire mais également de ne pas avoir tout compris à ses nombreuses révélations ? Le fait d’en apprendre beaucoup sur les Silencieux et leurs intentions m’a beaucoup plus ! Mais j’ai cette impression de ne pas avoir tout assimilé quand même, sans forcément savoir mètre clairement le doigt sur ce que je n’ai pas compris …

En bref, je m’éparpille un peu mais ne retenez qu’une chose : j’ai largement apprécié ce tome intermédiaire qui nous en dévoile beaucoup mais qui laisse également beaucoup de questions en suspens. Tout est remis en question et j’ai hâte de découvrir comment tout ça va se terminer !

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« La Dynastie du Royaume de Floss – Tome 3 : Brieg » de Margot Aguerre

Il eut un vertige et se redressa, il serait le carnet entre ses mains avec force, car il perdait pied à mesure que les minutes s’écoulaient.

La magie a disparu. Les dieux ne sont plus que des mythes. Quelques hommes tentent d’échapper au règne terrifiant du nouvel Empereur et l’espoir de reconquérir sa liberté ne tient plus qu’à un fil. Brieg grandit à l’écart des affaires politiques, dans le confort de son chalet au cœur de la forêt d’Ancitar. Bercé par des légendes, et des rêves de gloire perdue, il ignore encore que sa vie est sur le point de basculer. Brieg nous fait vibrer dans une aventure haletante au sein d’un univers mystérieux. Un combat épique et sans précédent se livre dans ce dernier tome de la trilogie La Dynastie du Royaume de Floss.

Je remercie chaleureusement Margot Aguerre pour ce partenariat.

Encore une fois, étant donné qu’il s’agit du dernier tome d‘une trilogie (Mon avis sur le tome 1 ICI, et le 2 ICI), je ne peux pas vous garantir une chronique 100% sans spoiler. Cependant, je vais rester assez vague, de quoi vous donner envie de lire, sans pour autant vous dévoiler l’intrigue.

Une intrigue qui d’ailleurs ne manque pas de rythme ! Les différents personnages sont toujours en mouvements et ne nous laissent aucun répit. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir un personnage principal masculin ou parce que ce tome est le dernier mais je l’ai trouvé plus « direct ». Au final, peu importe qui nous suivons, la tension est palpable car on sent que chacun aura son rôle à jouer à un moment ou à un autre.

On pourrait dire que l’intrigue se compose de 4 points de vue différents : celui de Milthian bien sûr, le méchant empereur qui veut le pouvoir avant tout ; celui de Brieg, qui va découvrir son histoire et ces dons au fur et à mesure de sa quête ; de Jared, un jeune homme assez téméraire mais courageux ; et enfin Léane, qui se montrera ambitieuse et réfléchie ! Ces 4 destins vont s’unir afin de combattre le mal, non sans perte malheureusement …

Et, à propos de ces pertes justement, j’ai été déçue de voir qu’elles étaient passée sans émotions … Nous parlons pourtant de personnages importants dans le bon déroulement des choses, et je suis tout à fait d’accord sur le fait que la concentration doit rester au maximum en vue de la bataille finale, mais ça manquait d’un peu de lâcher prise de la part de leurs proches …

À part ça, le nombre de personnages de cette trilogie est impressionnant. C’est là que l’on se rend clairement compte que l’auteur sait parfaitement ou elle nous emmène ! Et je la remercie pour le petit glossaire en fin de livre, très pratique pour quelqu’un comme moi, qui s’emmêle rapidement les pinceaux ^^

Tout au long du récit, les presque 500 pages qui le composent se tournent à une vitesse folle ! Notamment grâce à de courts chapitres qui ne nous donnent pas envie de poser le livre, mais également parce que nous sommes plongés au cœur d’un monde totalement abouti et très riche en détails. C’est ce qui fait également que l’on passe au-dessus des quelques répétitions et de petites fautes …

En bref, Margot Aguerre nous offre encore une fois un très bon récit qui ponctue parfaitement cette trilogie. Dommage pour les quelques bémols énoncés plus haut car l‘intrigue est rondement menée et tien parfaitement la route du début à la fin, le tout porté par de très bons personnages, aussi attachants que détestable !


Margot Aguerre

« Esclave de sang – Tome 2 » de Tasha Lann

Je l’aime tant que je me promets de la protéger jusqu’à la fin. Sa fin, car elle ne survivre jamais dans mon monde.

Mon nom est Jehan Sullivan. Je suis un vampire tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Du moins, je l’étais… jusqu’à ce que je me lie à une esclave de sang : Evy.

Elle a fait de ma vie un véritable cauchemar. Enfin, surtout depuis qu’elle est parvenue à en sortir.

Elle n’en a pas vraiment conscience, mais sa liberté n’est qu’un leurre. À l’instant où j’ai gouté son sang, mon monde est devenu le sien. Maintenant, ce n’est plus qu’une question de temps avant que l’inévitable ne se produise… et que le véritable enfer ne commence.

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Afin d’éviter tout risque de spoiler, je n’ai malheureusement qu’une chose à vous dire : NE LISEZ PAS CET ARTICLE. Je sais, c’est moche, … Mais si je veux donner mon avis complet, je n’ai pas trop le choix pour cette fois … Je vais essayer de faire « light » mais vous êtes prévenu ! Et en attendant de sauter le pas de ce second tome, vous pouvez toujours découvrir ma chronique du tome 1, juste ICI !

Ce qu’il y a de bien avec Tasha Lann c’est que, même si les rappels du premier tome sont peu nombreux, nous n’avons aucun mal à reprendre l’histoire en chemin. Certains détails sont, certes, passés à la trappe depuis le temps mais ça n’a en rien dérangé ma lecture. C’est comme si je n’avais jamais quitté Evy et Jehan !

Rien n’est impossible tant que je respire encore.

Encore une fois, c’est via des points de vue alternatifs entre Evy et Jehan que Tasha Lann nous livre son histoire. Et ses différents points de vue apportent beaucoup ! Non seulement ils nous permettent d’évoluer aux côtés de nos deux personnages principaux, de découvrir leurs pensées, leurs doutes, leurs questionnements ; mais également de découvrir leurs visions du monde, qui semble parfois si différent …

Evy, qui avait déjà vu sa vie totalement bouleversée dans le premier tome, n’aura encore une fois pas le temps de souffler ! Elle va devoir ouvrir son esprit à de nouvelles expériences et accepter sa nouvelle nature. Cependant, elle ne perdra pas son sacré caractère en chemin ; et heureusement car c’est aussi ce qui fait qu’on aime ce récit. Nous la retrouvons toujours pleine de persévérance et dotée d’une détermination sans failles. Malheureusement, ce sont aussi ces qualités qui mèneront à sa perte …

Jehan ne sera pas en reste non plus ! On va le découvrir plus humain, particulièrement lorsqu’il s’agit d’Evy. Il ne peut nier les sentiments qu’il ressent pour la jeune femme et ça le fait beaucoup réfléchir. Bon, son côté vampire sanguinaire peut parfois revenir inopinément mais je l’ai trouvé moins … beaucoup plus appréciable, tout simplement !

Après, il y a cette histoire d’Esclave de sang ! J’aime beaucoup de concept que je trouve plutôt novateur dans ce genre de récit. Parce qu’il faut bien avouer qu’on commence légèrement à tourner toujours autour de la même chose quand il s’agit de vampire : un vampire, une fille amoureuse, une transformation et hop, une particularité qui attire l’attention de la haute autorité vampirique … Pour l’originalité, on repassera ! Mais cette histoire d’Esclave de sang me laisse particulièrement perplexe. Je trouve ça à la fois plutôt fascinant et, en même temps, totalement malsain et dégradant

Faire taire son humanité, étouffer ses émotions, cela n’est possible que dans les romans et les séries « tous publics ». Les miennes me rendent fou, me brisent comme une brindille sous une semelle.

Outre ces deux personnages principaux, ce second tome nous permet d’en découvrir beaucoup d’autres ; humains, vampires, ou même esclave. Malheureusement, je déplore que certains ne soient pas plus approfondis. Tout comme la nouvelle nature d’Evy, que je n’ai pas trouvée assez développée … Cependant, le récit est porté par une très bonne intrigue, de bons moments d’actions et très peu de temps mort. Ce fut un réel plaisir de retrouver cette plume si entraînante ! Malgré quelques répétitions, l’émotion est présente tout au long du récit et c’est ce qui, étonnement, me fait apprécier ce second tome plus que le premier, ce qui est assez rare pour le souligner.

En bref, une intrigue et des personnages qui font la force de ce récit ! Dommage que certains points n’aient pas été plus approfondi mais ça ne nous empêche pas d’apprécier chaque ligne rédigée par la plume si envoûtante de Tasha Lann !


 

« LiLi Mirage et la Fabrique Arc-en-ciel » de Karen Le Luron

Article - Présentation

Bienvenue à la Fabrique Arc-en-Ciel. Vous êtes au rez-de-chaussée. Veuillez prendre l’ascenseur et sélectionner un étage s’il vous plait.

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Article - Résumé

En cette douce nuit d’hiver, une aventure extraordinaire attend Lili Mirage.

Aux côtés de la fée Frimousse, Lili plonge dans un monde magique regorgeant de merveilles : la Fabrique Arc-en-ciel. La petite fille y fait de bien belles rencontres et découvre de nouveaux secrets à chaque étage…

Qui fabrique les nuages et la neige ? D’où vient le vent ? Autant de mystères à découvrir au fil de cet incroyable voyage.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Du haut de mes 28 ans, sans enfant, et avec un seul petit garçon de 3 ans dans la famille : il est clair que je ne fais pas partie de la cible visée par cette lecture jeunesse ^-^ Mais, ayant travaillé sur la couverture avec l’illustrateur, j’avais malgré tout envie de découvrir ce qui se cachait derrière.

Globalement, l’histoire est vraiment toute mignonne ! On découvre Lili, une petite fille qui aime se plonger dans des univers imaginaires, alors qu’elle va visiter la Fabrique Arc-En-Ciel en compagnie de la fée Frimousse comme guide. Elles vont parcourir les différents étages tels que le Département des températures, le Bureau des nuages, la Division des Vents, ou encore le Ministère des précipitations.

N’as-tu jamais remarqué que les nuages gris étaient porteurs de pluie et les nuages noirs associés aux orages ? Bien entendu, nous proposons aussi des couleurs plus gaies. Les nuages qui accompagnent les couchers de soleil sont teintés de rouge, d’orange, de j’aune ou d’or. Des nuages roses sont aussi fabriqués en éditions limitées pour la Saint-Valentin.

L’auteur à de très bonnes idées et la Fabrique Arc-en-Ciel est réellement un endroit magique où Fées et Lutins travaillent consciencieusement. De plus, le style d’écriture est simple, sympathique et sans difficulté pour les plus petits. Malgré tout, j’ai trouvé dommage que cette lecture se limite à la présentation de ce monde magique … D’autant plus que Lili nous apparaît comme une petite fille curieuse et touche-à-tout, j’aurais donc aimé qu’elle y fasse une ou deux bêtises, histoire d’ajouter quelques obstacles ou une petite morale à l’histoire.

Concernant les illustrations, elles sont superbes ! Même si certaines pourraient, je pense, ne pas toujours être totalement comprise par le regard des plus jeunes. Kaltame a fait un travail formidable et toute la magie ressort parfaitement bien.

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En bref : une jolie petite histoire bien sympathique, pleine de magie et magnifiquement illustrée ; qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Dommage que Karen Le Luron n’y ajoute pas quelques bêtises et se limite à la présentation d’un monde qui, malgré tout, reste très intéressant.

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« L’épreuve – Tome 2 : La Terre Brûlée » de James Dashner

Article - Présentation

Marcher. Souffler. Endurer la chaleur.

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Article - Résumé

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ?
Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l’extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre…. et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix… et un peu d’amour ?

Article - Mon avis

Préférant découvrir le livre avant l’adaptation cinématographique, il était grand temps que je sorte ce tome 2 de ma PAL. C’est donc chose faite ! Et je me demande sincèrement pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt ?!…

/ !\ Je fais toujours attention à ne pas faire de spoiler mais, au cas où, vous êtes prévenus / !\

Nous allons donc retrouver Thomas ainsi que les blocards ayant survécu au labyrinthe, tels que Minho, Newt, Poêle-à-frire, Teresa, … Affaiblis et suspicieux par rapport à leur « sauvetage », ils pensaient malgré tout avoir échappé au pire. Mais ils vont devoir faire face à une nouvelle épreuve : La Terre Brûlée ! Un désert à perte de vue, une chaleur omniprésente, des tempêtes dévastatrices, un virus appelé « la Braise » ; voici ce qu’ils vont devoir combattre s’ils veulent rejoindre le refuge dans les temps impartis.

Le gros point positif de départ est que l’histoire reprend précisément où nous l’avons laissé à la fin du premier tome ! Ce qui fait que l’on est directement replongé à leurs côtés, sans temps d’adaptation trop long ou laborieux (particulièrement quand le tome précédent a été lu il y a plus d’un an).

La seule chose qui me faisait peur dans ce récit était la répétition ! Dans le sens où je ne voulais pas du même schéma dans un nouveau décor. Finalement, ça n’a pas été le cas. Contrairement au tome précédent, nos protagonistes bougent en permanence, vont rencontrer d’autres personnes, et le monde qui les entours chance au fur et à mesure de leur progression.

Un monde que j’ai d’ailleurs trouvé beaucoup plus sombre tout en étant moins effrayant que le Labyrinthe. En effet, les fondus (personnes atteintes de la Braise, un virus attaquant le cerveau) sont psychologiquement bien dérangés et physiquement immondes, mais je ne les ai pas trouvés assez présent. J’avais comme l’impression qu’il était plus prudent de se méfier des personnes encore saines que des contaminées … Ce qui maintient tout aussi bien la tension me direz-vous !! Mais c’est quand même moins effrayant qu’un bon gros griffeur (Oui, je l’avoue, ils m’ont presque manqué pour le coup !).

La souffrance aiguë s’était transformée en un mal sournois qui se diffusait dans tout son corps. C’était pire qu’avant. Une sensation répugnante, comme un flot d’asticots qui se répandraient dans ses veines, au creux de ses os et entre ses muscles. En le rongeant de l’intérieur.

Contrairement au tome précédent ou l’esprit de groupe était bien présent, les blocards ne vont pas avoir le temps de s’organiser pour agir d’un seul esprit. Thomas va donc se retrouver rapidement séparé de ses amis et devoir faire confiance aveuglément à ces nouveaux compagnons rencontrés sur place. Et on peut clairement dire que la confiance est une valeur souvent remise en doute dans ce tome !

Nos personnages fétiches sont toujours présents ; certains plus discrets, d’autres plus autoritaires, … Mais, celui qui m’a le plus interpelé reste Teresa ! Absente dès le début, ces quelques apparitions vont semer le doute. Doit-on lui faire confiance ? Est-elle sincère ? Je n’ai toujours pas d’avis tranché sur sa personne, j’espère donc que la suite éclaircira mes idées.

Thomas ne va pas être épargné non plus. Non seulement le sort va s’acharner contre lui avec de nombreuses blessures et la perte de son lien télépathique avec Teresa, mais il va également avoir quelques flashbacks concernant sa vie avant le labyrinthe qui ne vont pas l’aider à démêler le vrai du faux.

Nous allons également faire la connaissance de nouveaux personnages, tels que Jorge et Aris, qui vont me passer totalement au-dessus de la tête car ils sont trop peu présents et approfondis pour avoir le temps de s’attacher à eux. Mais aussi Brenda ! Cette jeune femme va passer beaucoup de temps en compagnie de Thomas et va tenter un léger rapprochement. J’avoue que lors de ce passage, ma première réflexion a été de me dire « Oh non, voilà qu’il va nous foutre une romance !! ». Heureusement, et pour mon plus grand plaisir, on y échappe. Non pas que je n’aime pas la romance mais, dans ce genre de récit, c’est agréable de ne pouvoir penser qu’à l’intrigue principale.

– Je ne peux vous promettre qu’une seule chose. Quand vous saurez pourquoi on vous a fait endurer tout ça, et pourquoi il est si important que vous soyez aussi nombreux à vous en être sortis, vous comprendrez.

En parlant de l’intrigue justement, j’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur arrive à nous glisser quelques informations sans pour autant répondre aux nombreuses questions que l’on se pose. L’histoire avance mais on ne sait toujours pas si le WICKED est bon et à qui faire confiance ! C’est agréable et agaçant à la fois. Car on aimerait clairement savoir, alors qu’en même temps, le suspense est si bien géré. C’est un peu comme un gros sac de nœuds, tu es contente d’en démêler un mais tu t’aperçois après que tu en as refait trois dans ta manœuvre ^^ Et la fin n’arrange rien, elle ne fait qu’en ajouter quelques-uns !

Malgré quelques longueurs vers le milieu qui m’ont fait légèrement décrocher par moments, j’ai été totalement prise dans cette histoire. Il faut également souligner le fait que les chapitres sont courts et que l’auteur à cette faculté de les terminer par de petites phrases qui font que tu ne peux pas t’arrêter, chose que mon côté sadique apprécie !

En bref : un très bon second tome que je recommande à toute personne ayant aimé le précédent. C’est un réel plaisir de retrouver nos blocards dans un monde totalement différent tout en gardant une tension bien présente. L’écriture est fluide, rapide et addictive. J’ai hâte de me procurer la suite afin d’avoir des réponses concrètes à mes nombreuses questions restées en suspens !

« L’Impératrice Némésis » de Coralie Martin

Article - Présentation

Derrière moi, mon bonheur. Mon présent, ma damnation.

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Article - Résumé

Les vampires sont des monstres suceurs de sang. Leur société est pleine de certitudes, d’arrogance et de stupidité archaïques. Et j’en fais partie.
Mais qu’importe d’appartenir à leur race, tant que cela me permet de détruire celui qui m’a rendue immortelle – celui qui a tué mon enfant, mon amant et prit ma liberté.
Mais mon objectif n’est pas du goût des Anciens. Ma tête est mise à prix. Paria, chassée et morte-vivante, je dois assouvir ma Némésis afin de vivre pleinement une dernière fois…

Article - Mon avis

Je remercie les Éditions Baudelaire pour ce partenariat.

Dans « L’impératrice Némésis », nous allons rencontrer Marie Dandeleau, une jeune femme en quête de vengeance. Elle veut retrouver cet homme qui l’a tant fasciné, mais qui la révulse à présent. Cet homme qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui ; son maître. La peur est bien présente, mais seul son but compte : le tuer !

Durant son voyage, Marie va nous conter son passé. Entre nostalgie et désespoir, nous allons découvrir les faits marquants de sa vie et faire connaissance avec les personnes qui resteront à jamais dans son cœur. Ainsi, nous apprenons qu’elle avait un avenir tracé : promise au riche Seigneur Gonzague de Bauchefort, elle lui donnerait un enfant et occuperait sa place en tant que femme. Ce qu’elle fît ! Mais, l’arrivée de cet étrange apothicaire a bouleverser ces projets … En lui volant sa vie, son humanité, et ce qu’elle avait de plus cher, cet homme lui a également forgé un caractère déterminé et sombre. Loin de ce qu’elle était avant.

On peut clairement dire que le titre de ce récit est en parfaite adéquation avec le thème principal : la vengeance ! Elle en est le fil conducteur du début à la fin, Marie ne vivant que pour ça. Et qui la damnerait, après avoir vu son enfant se vider de son sang devant ces yeux ? Seul la mort de ce vampire, de son maître, la délivrera de ce sentiment.

Mais ce que cet individu m’a fait est bien pire : il m’a créée et il m’a donné une illusion de liberté, le fantasme que je pouvais faire mes propres choix sans tenir compte des autres.

Marie a eu une enfance des plus agréables, entourée par l’amour de son frère et de ses parents. Mais ; née à une époque où les femmes ne sont considérées que comme de jolies choses pouvant fournir une descendance ; Marie, elle, a soif d’apprendre. C’est pour cette raison qu’elle écopera du surnom de « femme savante ». C’est aussi ce qui lui fera faire la pire des rencontres : son Maître !

Marie est un personnage intelligent ! Bien décidée à ne pas faire figure de plante verte au sein du palais, elle s’imposera auprès de son mari et du conseil ; peu importe les regards en coin qui lui seront lancés ou la mauvaise réputation qui lui sera donnée. Son caractère bien trempé, avec une touche d’ironie bien placée, ne va que s’accentuer avec la perte de son humanité. Marie est prête à tout pour détruire celui qui a anéanti sa vie !

À ce jour, Marie n’a pas réellement d’attache et préfère d’ailleurs les éviter en vue du combat à venir. Mais, sans compter sa famille, Marie retiendra l’existence de deux personnes ayant eu un rôle important dans sa vie.

Tout d’abord, Marie-Edith. Une jeune catin de caractère et débrouillarde qu’elle décide d’engager en tant que femme de chambre, maîtresse de son mari et oreille attentive du château en son absence. Toujours à veiller sur elle dans les pires moments, Marie-Edith deviendra rapidement son amie, sa confidente, son soutien.

Mais également Bastien, cet être sanguinaire qui deviendra son amant. Poli et prévenant, il l’aidera à se recentrer sur elle-même. Mais son sort sera celui qui scellera à jamais sa décision.

Le bonheur, nous le gardons un peu près de nous sans nous rendre compte de ce qu’il est réellement puis, dans un soupir, il s’envole.

Mis à part l’histoire, j’ai apprécié plusieurs points dans ce roman. Notamment l’originalité de la narration. En effet, chaque chapitre commence par une partie en italique où Marie nous explique ces pensées, ces états d’âme, ce qu’elle vit actuellement … Pour ensuite nous plonger dans son passé, ses souvenirs, ses explications sur le comment de sa transformation ainsi que le pourquoi de sa soif de vengeance.

Chaque souvenir n’est pas forcément donné dans un ordre chronologique mais le style d’écriture de l’auteure aide beaucoup à sa compréhension. À la fois délicat et poétique, elle choisit ces mots avec soin afin d’avoir l’impact souhaité sur le lecteur qui n’en reste que plus attentif. Et, le fait de choisir une narration personnelle accentue encore ce sentiment de proximité avec Marie. Si ce n’est quelques répétitions qui restent assez rares, nous sommes totalement plongés dans cet univers, dans cette attente de son histoire.

De plus, Coralie Martin revient aux sources du légendaire vampire : cruel, cynique, manipulateur, méchant, sanguinaire, … Non pas que je ne sois pas fan des récits vampiriques que l’on peut lire aujourd’hui, loin de là ! Mais je dois dire qu’il est très agréable de retourner à la base même de cette créature mythique. D’autant qu’elle ne s’est pas arrêtée là et qu’elle y a construit toute une hiérarchie complexe qu’il est intéressant de découvrir.

Étonnamment, c’est à la guerre que je ne fuis pas. Je suis dans mon élément, dans le présent, car je savoure par anticipation l’extase du sang coulant dans la gorge et le savoureux sentiment d’avoir tué ses ennemis.

Un seul bémol vient ternir tous ces compliments : la fin ! Chacun l’interprète comme il le souhaite mais, pour ma part, je me suis retrouvée déconcertée. J’attendais une confrontation digne de la haine qu’éprouve Marie envers ce vampire qui lui a tout prix. Et finalement, pas grand-chose … C’est beaucoup trop rapide et sans réelle tension. Je ne sais pas si une suite est prévue mais je l’espère car j’aimerais en savoir plus !

En bref : Coralie Martin nous plonge facilement dans son univers grâce à une écriture entrainante et fascinante. Son héroïne, Marie, est touchante de par son histoire et sa détermination à assouvir sa vengeance. On retrouve enfin des vampires digne de leurs rangs, assoiffé de sang et sans pitié. Le coup de cœur n’était pas loin, mais c’était sans compter sur la fin que j’ai trouvée trop vite expédiée. Dommage …

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« La menace Andromède – Tome 1 : Flocon de Sang » de Ralph Koehler

LEC - Andromède

Un village fantôme laisse libre cours à l’imagination, d’où cette propension qu’a le commun des mortels à extrapoler ses peurs en présence d’un lieu sombre ou confiné.

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Article - Résumé

Hiver 2144. Cinq ans après le déclenchement de conflits majeurs dans le monde suite au manque de nourriture et de surfaces habitables, les gouvernements du monde entier se sont effondrés sous le poids de la plus importante guerre civile de l’histoire de l’humanité. Dans cette société ébranlée par une surpopulation chaotique, deux choix s’offrent aux plus téméraires. Survivre à la vie citadine où la violence et les trafics en tous genres sont légion, ou affronter une vie à l’état sauvage au cœur d’espaces inhospitaliers. La mort serait-elle l’inévitable clef du destin ?

Exilé en France, dans le massif du Vercors, Franck MacConnel, ex-commandant des Marines, résiste depuis des années aux rudes hivers de la montagne. Depuis son cocon de survie bâti à l’écart du chaos, il n’imagine pas une seconde qu’une menace sans précédent est sur le point de s’abattre sur lui et le reste du globe. Le sort de la planète peut-il reposer sur celui d’un seul homme ?

Article - Mon avis

Comme toujours, je vais commencer par remercier les Éditions Baudelaire !
Quand j’ai reçu la fiche de presse, j’étais hésitante. D’un côté, le résumais me plaisait beaucoup ; mais d’un autre côté, la couverture ne m’attirait pas du tout. Je ne la trouve ni attirante, ni repoussante ; elle est juste … « basique » ! J’avais donc peur que l’histoire le soit aussi … Mais 96 pages, c’est vite passé. Et finalement, je ne regrette pas d’avoir accepté ce partenariat !

En effet, nous sommes loin de l’histoire basique d’un roman de science-fiction ! Plongés au cœur du Vercors en plein hiver 2144, nous rencontrons un ancien commandant des Marines des États-Unis, Franck MacConnel. Âgé d’une quarantaine d’année, il a décidé de s’exiler en France peu après le début des conflits mondiaux provoqué par une surpopulation et un manque cruel de place. Les gouvernements ne savent plus quoi faire et la famine engendre des scènes d’une violence extrême. Malheureusement, cette belle région que les hommes n’ont pas encore détruite va être la cible d’une industrie sans scrupules qui pense avoir une solution à apporter au monde …

Les populations du monde entier sombrent peu à peu sous l’oppression d’un despotisme fantôme. Alors que chacun œuvre à sa survie dans la plus grande précarité, le nombre de victimes augmente chaque jour, le plus souvent de causes inexpliquées : des corps sauvagement mutilés, déchiquetés.

Dès le début, nous sommes plongés dans ce monde en plein chaos ! Toute la première partie du récit n’est qu’explications et descriptions : le nouvel ordre sociétal qui en est réduit à la loi du plus fort ; le paysage, qu’il soit post-apocalyptique ou toujours en sursis comme dans ce massif ou la nature à toujours ces droits ; mais aussi les actions de MacConnel, vivant isolé dans une petite chaumière épargnée des pillages. L’auteur nous confine dans une atmosphère pesante, sans aucun dialogue. Mais malgré ça, on ne s’ennuie pas ! Tout comme le personnage principal, nous sommes sur le qui-vive, prêt à percevoir le moindre changement significatif nous informant que le danger approche.

Heureusement, tout le récit n’est pas comme ça. Car même si c’est intrigant, je pense que je me serais rapidement lassée. L’auteur nous offre ensuite un récit moins étouffant ou l’action va enfin prendre part et où de nouveaux personnages vont pouvoir interagir avec notre ancien Marine.

Notre héros du jour est un homme qui profite simplement de ce que la nature peut lui donner sans en abuser. Ancien militaire, c’est un homme d’action qui sait se débrouiller seul afin de survivre dans un endroit, aussi hostile soit-il. Mais ainsi exilé de toute civilisation, la solitude lui pèse … La vie n’a pas toujours été tendre et certaines blessures sont plus difficiles à refermer que d’autres. Il est difficile de dire que je l’ai trouvé attachant car il ne nous dévoile que peu de chose, je dirais simplement qu’il m’a été attendrissant et très humain. Ce qui en fait un personnage réaliste. Seul petit bémol pour moi : la chance lui sourit un peu trop facilement. Mon côté sadique aurait souhaité que la vie lui mette un peu de bâton dans les roues, histoire d’influer un peu plus de crédibilité à certaines actions et, de ce fait, une fin peut-être moins rapide …

Ayant consacré tant d’énergie à la cause des hommes, il se sentait aujourd’hui plus proche de la nature que jamais il ne l’avait été.

Ralph Koehler, ancien critique littéraire (je pense qu’il est intéressant de le souligner), nous offre un récit abouti et riche en vocabulaire. Grâce à une plume descriptive et précise, il nous plonge visuellement au cœur de son histoire et nous fait ressentir les émotions de son personnage avec facilité. Loin des lectures jeunesses avec lesquels je suis habituée, j’ai pris plaisir à évoluer dans ce monde d’adultes à l’ambiance soutenue.

Je ne sais pas combien de tomes comportera cette série mais ce premier opus en est une très bonne introduction ! Le fait que l’auteur prenne le temps de nous expliquer comment le monde à fini régné par l’anarchie et pourquoi chacun lutte pour sa survie est très intéressant. Il nous donne envie d’en découvrir la suite qui, je l’espère, sera plus développée !

En bref : ce fût une lecture très agréable, bien qu’un peu trop courte à mon gout. L’auteur pose ces bases tranquillement mais j’espère que la suite sera plus mouvementée, tout en gardant ses talents d’écriture visuelle. La fin nous laisse présager que ce que nous avons découvert n’est que la partie visible de l’iceberg ; mais nous restons quand même sur notre faim !

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« L’ordre du domaine Unique – Tome 2 : Le sacre de Citaaramenith » d’Alix D’Angalie

Article - Présentation

L’univers de la bibliothèque était une bulle de calme au cœur de la folie de la ville moderne, un espace hors du temps.

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Article - Résumé

Après lui avoir échappé dans le monde enclavé, Aza est plus que jamais décidée à percer les secrets de L’Ordre du Domaine Unique. Lorsqu’elle rencontre Drew, une Américaine à la recherche de sa famille, elle comprend que la menace est partout, y compris dans le Monde Premier. Alors pour la seconde fois, elle infiltre la mystérieuse organisation et un long périple débute. Mais au cœur de l’antre de l’ennemi, tout peut arriver, et ce qu’elle découvrira n’est pas forcément ce qu’elle était venue chercher.

Car le risque, lorsque l’on joue gros, est de repartir sans sa mise.

Article - Mon avis

Avant tout, je tiens encore une fois à remercier les Éditions du Monde Premier pour m’avoir permis de découvrir ce second tome en avant-première. Ce fût un réel plaisir de retrouver Aza, Linne et toute la bande !

Pourtant, je dois bien avouer que le début m’a quelque peu laissé sceptique !
Non seulement parce que le prologue nous projette aux côtés de deux personnes totalement inconnues : personne dont on va suivre l’évolution et découvrir leur identité par brides au fur et à mesure, en début de quelques chapitres par-ci, par-là.
Mais également parce que, dans les premières pages, nous retrouvons pour un bref instant, nos deux acolytes mais qu’elles disparaissent ensuite le temps de quelques chapitres afin de laisser place à un nouveau personnage.

Ces deux évènements mis bout à bout nous laissent dubitatifs quant à la suite de l’histoire. Mais Drew Evans et son histoire ne sont que les déclencheurs de cette nouvelle aventure !

Bientôt, elle saurait comment mettre fin au règne de la haine qui menaçait son espèce.

Drew est une jeune femme de 23 ans vivant à Seattle ! Ayant perdu ses parents, deux éminents physiciens, dans un accident il y a de ça 2 ans, elle s’inquiète énormément pour sa sœur de 16 ans, Liz, disparue depuis 21 jours exactement ! Déterminer à la ramener à la maison saine et sauve, elle va faire tout ce qu’elle peut pour la retrouver. Lors de ces recherches, elle découvre que Liz a très certainement été endoctrinée par une sorte de secte se nommant « L’ordre du Domaine Unique » et qu’elle se serait dirigée vers l’Alaska, dans l’espoir d’y retrouver ses parents dans un monde enclavé … Elle n’y croit pas ! Mais lorsqu’elle rencontre Aza, Linne et Thomas, elle doit vite se rendre à l’évidence que le monde n’est pas forcément limité à ce que ces yeux d’humains peuvent percevoir …

J’ai trouvé cette façon d’aborder l’histoire ; via un personnage secondaire ; très intéressante et originale. Le lecteur, qui peut être déboussolé par ce début, n’en est que plus intrigué par la suite ! C’est une manière efficace d’attirer notre attention et de nous tenir en éveil.

De là démarre donc une longue traque afin de retrouver Liz. Le chemin de Seattle à Citaaremenith, la Cité des Anges, n’est pas de tout repos et Drew et Aza vont vite s’en rendre compte. Malheureusement, même si ces passages sont bien souvent sous tension, certains d’entre eux m’ont paru un peu long

Cela n’empêche pas à l’intrigue de rester à son comble car, une fois sur les terres de Citaaramenith, l’aventure reprend de plus belle ! Le récit est agrémenté d’une multitude de rebondissements qui fait que nous restons attentifs à la moindre petite révélation et l’écriture d’Alix D’Angalie se laisse dévorer avec fluidité et facilité !

C’est donc avec joie que j’ai suivi Aza, Linne, Thomas, Gaël, Drew, Carine, Genièvre, Nato, et tous les autres personnages présents dans ce tome. Ce groupe hétéroclite est des plus attachants !! Aza et Linne pour leur amitié sans failles ; Drew pour son courage et son esprit ouvert ; Carine, Genièvre et Nato pour leur bienveillance ; Gaël pour son côté détaché mais protecteur et Thomas pour son côté attentionné. Ils sont tous différents, que ce soit grâce à leur caractère ou leur nature mais leur détermination les réunis dans les pires situations. Ils savent que c’est ensemble qu’ils réussiront leur mission !

– La maison est là où sont les êtres chers. Aussi longtemps que tu auras un ami avec toi, une famille pour t’attendre …

Dans le premier tome, le « Peigne Noir de Nibur » était l’objet de toutes les attentions. Dans ce second tome, il est également question d’un objet mystérieux : la Clef des Origines ! Mais je regrette l’absence de plus profondes explications. Il n’est mentionné qu’une fois de façon à faire penser qu’il va être un élément crucial de leur réussite alors qu’il tombe aux oubliettes pour tout le reste du récit. J’espère donc en savoir plus sur cette fameuse « Clef des origines » dans le prochain tome.

Concernant la fin, je l’ai trouvé cruelle et presque sadique ! J’ai senti venir la catastrophe qui nous fait dire « non, pas maintenant alors que la dernière page approche » mais je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai été à la fois interpellée et surprise. On peut clairement dire que l’auteur sait comment nous donner l’envie de revenir !

En refermant ma liseuse, je suis sur d’une chose : je lirais la suite avec grand intérêt ! Car même si ce tome nous donne l’impression de ne pas avoir réellement avancé dans leur quête principale, ce sont toutes les « petites » révélations faites au cours du récit qui sont importantes. Certes, la route est encore longue mais nos héros seront à la hauteur, j’en suis sûr !

En bref : un second tome dans l’alignement du premier : original, intrigant et prenant ! Nos protagonistes avancent à petits pas mais chaque révélation nous est donnée au bon moment afin de nous tenir en alerte. Vivement la suite !

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Et je vous laisse avec le trailer de ce second tome 🙂

« Extramuros » de Philippe Nicholson

Article - Présentation

Pendant des années, tout le monde à cru impossible le « grand retour en arrière ». Ça ne pourrait pas arriver, il y avait trop d’argent, trop d’enjeu. Pourtant, c’est arrivé. Aujourd’hui il y a deux mondes. Celui des zones et l’autre. Celui de l’électricité, d’Internet, de l’accès à la connaissance et aux soins ; et celui de la misère. L’un se nourrit de l’autre.

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Article - Résumé

Quand les entreprises auront pris le pouvoir, de quel côté du mur serez-vous ?

Dans un monde confronté à de fortes chaleurs et à une pénurie d’électricité, des zones d’affaires se sont multipliées. Elles assurent le confort et la sécurité des employés de grandes sociétés, séparés par de hauts murs électrifiés du commun des mortels aux conditions de vie de plus en plus difficiles. Les zones d’affaires, s’accaparant énergie et richesse, sont vite devenues plus puissantes que les pays qui les accueillent. L’Espagne vient de leur céder une de ses régions pour y édifier le premier état-entreprise, Evergreen. Mais dans le monde, la révolte gronde et la résistance s’organise. Le jeune Max souhaite en faire partie. Il va être entraîné malgré lui dans un engrenage qui risque non seulement de bouleverser sa vie, mais de changer la face du monde.

Devant la menace d’un monde gouverné par les entreprises, chacun va devoir se positionner et se confronter à sa propre vision de la résistance. Philippe Nicholson signe le polar politique du XXIe siècle.

Article - Mon avis

Un grand merci aux Éditions Kero pour ce nouveau partenariat qui m’a permis de découvrir cet auteur. Je ne regrette pas du tout mon choix et, encore une fois, je suis conquise par leur publication !

Nous plongeons donc, tête la première, dans un futur assez proche où le réchauffement climatique est en pleines expansions ! Les entreprises ayant les moyens financiers nécessaires sont devenues si puissantes que différents états leur ont emprunté de l’argent afin de pouvoir se remettre des dernières crises. Petit à petit, ces entreprises se sont transformées en zones d’affaires protégées par de hauts murs aux portails magnétiques, créant ainsi des villes dans les villes.
À l’intérieur, on vous offre sécurité, confort, santé, travail, … On y suce l’énergie vitale de la terre sans remords afin de combler cette gourmandise énergétique ! Alors qu’à l’extérieur, les villes ne sont que ruine et pauvreté … On y vit avec les moyens du bord, pas d’électricité, de technologies modernes, de moyens de communication ; très peu de travail mais également peu de médecins et d’accès aux soins !

C’est dans cet univers que nous allons rencontrer Max ! Habitant avec sa mère, Nina, dans une Zone en Irlande ; il se rend de temps en temps à Marseille afin de rendre visite à son père, Fjord, qui lui, vit en dehors des Zones, entouré de sa machine à café.
Mais lorsque les Zones vont envahir une région de l’Espagne afin de satisfaire leur soif de pouvoir et devenir un pays à part entière, Max s’engage alors au côté O’Connor, un homme peu recommandable faisant partie du mouvement contestataire. Le sachant en danger, son père va tout abandonner afin de le retrouver !

Philippe Nicholson nous propose donc un roman mélangeant dystopie et thriller politico-économique. Ce que j’ai fortement apprécié c’est que la dystopie n’en est pas vraiment une ! Certes, nous ne vivons actuellement pas dans un monde tel que celui d’Extramuros. Mais, l’auteur ne fait qu’exacerbée notre situation actuelle et nous fait ouvrir les yeux sur ce que pourrait devenir notre futur. Ce qui nous donne un scénario très plausible et intéressant !

Sur un rythme soutenu, l’intrigue nous est dévoilée petit à petit grâce à l’alternance de point de vue de plusieurs personnages. Que ce soit dans les zones, en dehors des Zones ou au sein du mouvement contestataire, chacun nous dévoile ses sentiments et ces motivations afin de nous tenir embarqué ! L’ensemble est bien ficelé et avance à grande vitesse.

Au-dessus d’elle, les étoiles brillent sans doute, mais elle n’en voit aucune. Elle a une moue désabusée. Elle se souvient que petite elle n’aimait pas s’endormir dans le noir. Son père lui avait installé une veilleuse dans un coin de sa chambre, mais elle n’était jamais tout à fait rassurée. La nuit, elle se relevait pour allumer le couloir de l’appartement. Pourtant, maintenant, elle voudrait parfois que toutes ces lumières s’éteignent. Histoire de pouvoir se reposer ne serait-ce qu’une nuit.

Ce roman est non seulement addictif de par son environnement mais également grâce à ces personnages ! Tous font de leur mieux afin de mener la meilleure vie possible, même si ce n’est pas toujours facile …

Max est un jeune garçon qui vit entre deux mondes et qui peut, de ce fait, avoir une vision globale de la répercussion des Zones. Un peu tête brulée, il va suivre le mouvement contestataire sans vraiment y réfléchir mais en croyant sincèrement à un monde meilleurO’Connor, quant à lui, est un personnage à double face ! Je ne l’ai toujours pas réellement cerné car une certaine ambiguïté tourne autour de sa personnalité.
Fjord, le père de Max, se dit libre en vivant hors Zone mais rêve secrètement de pouvoir y habiter un jour. Déterminé, il fera tout ce qu’il peut afin de sauver son fils, quitte à y perdre quelques plumes … Quant à Nina, sa mère, on ne la connaît que très peu …
Ted Muller Smith est le méchant de l’histoire, c’est lui qui est à la tête du projet « Evergreen » ! Manipulateur à souhait, il va tout faire pour porter son projet a bien sans se soucier des conséquences …

Chaque action des différents personnages est étroitement liée et nous découvrons de cette manière toute l’intrigue de ce roman ! De plus, l’écriture est très agréable et fluide, ce qui permet une lecture sans encombre. Différents discours et descriptions sont également présents afin que nous réalisions à quel point ce monde est divisé et comment la vie y est bien différente selon l’endroit où nous vivons.

Seule déception pour moi : la fin ! Que j’ai trouvé trop rapide et pas totalement aboutie. Il me manquait un petit quelque chose …

En bref, nous avons là un roman très intéressant porté par de forts personnages et dont l’environnement instable mais réaliste nous fait réfléchir sur le monde dans lequel nous vivons ! Petit bémol sur la fin mais ça reste malgré tout un livre que je vous recommande !

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« L’erreur de Toborel » d’Emmanuelle Amadis

Article - Présentation2

– Nous voulons garder notre libre arbitre, nous ne voulons pas devoir obéir aveuglément à une autorité que nous n’avons pas choisie, et qui n’œuvre pas toujours pour notre bien.

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Article - Résumé

Deux forces s’affrontent. L’une cherche une arme, l’autre fait son possible pour qu’elle ne la trouve jamais, il en va de sa survie. Mais quand elles se défient à l’échelle cosmique depuis des générations, il y a forcément des dommages collatéraux, des batailles qui empiètent sur des planètes insouciantes, qui influent sur la vie d’innocents.
Ayame est la première de sa planète à assister à l’un de leur combat aérien et sans l’avoir voulu, simplement parce qu’elle se trouvait au mauvais moment, elle devient, pour un temps, la protectrice d’Yvon.
Conscient que leur guerre aura des conséquences dramatiques sur sa planète, Yvon lui propose de la sauver, mais la jeune femme refuse de se déraciner, persuadée qu’elle n’est pas faite pour une vie dans l’espace à bord d’un vaisseau alien.
Pourtant, quand sa planète est envahie, asservie, elle commence à regretter son choix, et c’est presque morte qu’Yvon la retrouve lorsqu’il vient lui faire ses adieux.
Ayame l’a sauvé, il ne peut pas en faire moins. Alors il l’arrache à son monde pour lui offrir une chance de survivre. Mais comment réagira-t-elle à son réveil quand elle comprendra qu’aucun retour chez elle n’est possible ?
Pourra-t-elle s’adapter à sa vie ? S’adapter à lui ?
Il n’a pas agi sur un coup de tête, mais sur un coup de cœur, et s’il ne sait pas encore quelles épreuves il devra surmonter, il sent qu’Ayame mérite qu’il se batte pour elle.

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Comme toujours, je tiens à remercier les Éditions Sharon Kena pour ce service presse. J’avais déjà lu le premier tome de « Sarangins » du même auteur et encore une fois, je ne suis pas déçue ! J’ai même été surprise d’y voir un lien entre les deux, tout en ayant une histoire totalement différente.

Dès le début, j’ai eu un doute ! Je m’attendais à lire une romance sur fond de sciences fiction alors que la première scène me faisait penser un à mélange d’action et d’aventure. Finalement, pas du tout ! C’est bien la romance qui domine toute la première partie. Elle nous fait également découvrir un monde futuriste où chaque peuple occupant une planète est sous la menace d’une seule et même personne voulant dominer tout l’espace : Toborel !

C’est dans cette même partie également que nous faisons la connaissance d’Ayame, d’Yvon et de son peuple.

Ayame est une jeune femme de caractère mais avec une certaine sensibilité qui la rend très attachante. Ascellia, sa planète, est sous le contrôle de Toborel qui a asservi toute la population par la peur et la répression! En danger, elle est sauvée par Yvon qui la conduit alors, grâce à son chasseur, jusqu’à sa colonie. Rapidement, ils ne sauront se passer l’un de l’autre et iront jusqu’à faire l’impensable afin de ne pas être séparé. On ressent leur amour sincère et cela ne les rend que plus appréciables et touchants. Leur histoire est belle malgré les malheurs qui la composent !

Tu crois toujours que je suis forte, mais c’est toi qui me donnes ma force. Je peux surmonter ça, mais seulement si tu es là, seulement si tu parviens à me faire croire que tout ira bien pour toi.

Concernant Toborel, on ne sait pas grand-chose sur lui si ce n’est que, d’après les écrits, il serait vaincu par les Hamrains, le peuple d’Yvon. Une « création » serait la cause de sa perte. Les Hamrains sont donc à sa recherche pour le combattre alors que Toborel la recherche pour la détruire.

Dans la deuxième partie de ce roman, nous plongeons pleinement dans l’action au côté d’Edréa, la fille d’Ayame et Yvon. Même si le changement de situation est assez soudain et perturbant, il relance l’intrigue afin de nous embarquer un peu plus dans cette histoire.

Edréa, bien décidée à faire tomber Toborel, peu importe le prix que cela lui en coutera, est déterminée ! Très douée, que ce soit aux commandes d’un chasseur ou lors d’un combat au corps-à-corps, rien ne pourra la détourner de son objectif. Surtout qu’elle s’est trouvé un allié en Wulver, du peuple Soakyl, qui souhaite la mort de Toborel tout autant qu’elle.

La force, ce n’est pas de devenir insensible et de résister à tout, affirma-t-il avec tendresse, c’est d’être capable de se relever après chaque séisme.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce récit est le fait que nous ne soyons pas envahis par des thermes extrêmes au nom totalement impossible à retenir. Certes, nous avons plusieurs peuples (Ascelliant, Hamrain, Soakyls, …) ayant chacun leur propre technologie ! Mais tout ça reste parfaitement compréhensible et agréable à lire. Les descriptions sont présentes afin de nous dépayser facilement sans pour autant nous plomber le texte. Le seul bémol étant la longueur des chapitres ! Je pense sincèrement que certains auraient pu être divisés en deux ou trois parties … Surtout que l’auteur à une écriture riche et fluide qui rend la lecture très agréable.

En bref, il est clair que je n’ai pas trouvé ce récit totalement addictif dû aux longueurs des chapitres qui alourdissent un peu le tout. Mais il est malgré tout intrigant et intéressant ! Emmanuelle Amadis nous transporte encore une fois dans son univers particulier. Les personnages sont attachants et leur amour est décrit avec passion. Je dis OUI !

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