« LiLi Mirage et la Fabrique Arc-en-ciel » de Karen Le Luron

Article - Présentation

Bienvenue à la Fabrique Arc-en-Ciel. Vous êtes au rez-de-chaussée. Veuillez prendre l’ascenseur et sélectionner un étage s’il vous plait.

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Article - Résumé

En cette douce nuit d’hiver, une aventure extraordinaire attend Lili Mirage.

Aux côtés de la fée Frimousse, Lili plonge dans un monde magique regorgeant de merveilles : la Fabrique Arc-en-ciel. La petite fille y fait de bien belles rencontres et découvre de nouveaux secrets à chaque étage…

Qui fabrique les nuages et la neige ? D’où vient le vent ? Autant de mystères à découvrir au fil de cet incroyable voyage.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Du haut de mes 28 ans, sans enfant, et avec un seul petit garçon de 3 ans dans la famille : il est clair que je ne fais pas partie de la cible visée par cette lecture jeunesse ^-^ Mais, ayant travaillé sur la couverture avec l’illustrateur, j’avais malgré tout envie de découvrir ce qui se cachait derrière.

Globalement, l’histoire est vraiment toute mignonne ! On découvre Lili, une petite fille qui aime se plonger dans des univers imaginaires, alors qu’elle va visiter la Fabrique Arc-En-Ciel en compagnie de la fée Frimousse comme guide. Elles vont parcourir les différents étages tels que le Département des températures, le Bureau des nuages, la Division des Vents, ou encore le Ministère des précipitations.

N’as-tu jamais remarqué que les nuages gris étaient porteurs de pluie et les nuages noirs associés aux orages ? Bien entendu, nous proposons aussi des couleurs plus gaies. Les nuages qui accompagnent les couchers de soleil sont teintés de rouge, d’orange, de j’aune ou d’or. Des nuages roses sont aussi fabriqués en éditions limitées pour la Saint-Valentin.

L’auteur à de très bonnes idées et la Fabrique Arc-en-Ciel est réellement un endroit magique où Fées et Lutins travaillent consciencieusement. De plus, le style d’écriture est simple, sympathique et sans difficulté pour les plus petits. Malgré tout, j’ai trouvé dommage que cette lecture se limite à la présentation de ce monde magique … D’autant plus que Lili nous apparaît comme une petite fille curieuse et touche-à-tout, j’aurais donc aimé qu’elle y fasse une ou deux bêtises, histoire d’ajouter quelques obstacles ou une petite morale à l’histoire.

Concernant les illustrations, elles sont superbes ! Même si certaines pourraient, je pense, ne pas toujours être totalement comprise par le regard des plus jeunes. Kaltame a fait un travail formidable et toute la magie ressort parfaitement bien.

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En bref : une jolie petite histoire bien sympathique, pleine de magie et magnifiquement illustrée ; qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands. Dommage que Karen Le Luron n’y ajoute pas quelques bêtises et se limite à la présentation d’un monde qui, malgré tout, reste très intéressant.

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« L’épreuve – Tome 2 : La Terre Brûlée » de James Dashner

Article - Présentation

Marcher. Souffler. Endurer la chaleur.

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Article - Résumé

Et si la vie était pire hors du labyrinthe ?
Thomas en était sûr, la sortie du Labyrinthe marquerait la fin de l’Épreuve. Mais à l’extérieur il découvre un monde ravagé. La terre est dépeuplée, brûlée par un climat ardent. Plus de gouvernement, plus d’ordre…. et des hordes de gens infectés en proie à une folie meurtrière errent dans les villes en ruines. Au lieu de la liberté espérée, Thomas se trouve confronté à un nouveau défi démoniaque. Au coeur de cette Terre Brûlée, parviendra-t-il enfin à trouver la paix… et un peu d’amour ?

Article - Mon avis

Préférant découvrir le livre avant l’adaptation cinématographique, il était grand temps que je sorte ce tome 2 de ma PAL. C’est donc chose faite ! Et je me demande sincèrement pourquoi je ne l’ai pas fait plus tôt ?!…

/ !\ Je fais toujours attention à ne pas faire de spoiler mais, au cas où, vous êtes prévenus / !\

Nous allons donc retrouver Thomas ainsi que les blocards ayant survécu au labyrinthe, tels que Minho, Newt, Poêle-à-frire, Teresa, … Affaiblis et suspicieux par rapport à leur « sauvetage », ils pensaient malgré tout avoir échappé au pire. Mais ils vont devoir faire face à une nouvelle épreuve : La Terre Brûlée ! Un désert à perte de vue, une chaleur omniprésente, des tempêtes dévastatrices, un virus appelé « la Braise » ; voici ce qu’ils vont devoir combattre s’ils veulent rejoindre le refuge dans les temps impartis.

Le gros point positif de départ est que l’histoire reprend précisément où nous l’avons laissé à la fin du premier tome ! Ce qui fait que l’on est directement replongé à leurs côtés, sans temps d’adaptation trop long ou laborieux (particulièrement quand le tome précédent a été lu il y a plus d’un an).

La seule chose qui me faisait peur dans ce récit était la répétition ! Dans le sens où je ne voulais pas du même schéma dans un nouveau décor. Finalement, ça n’a pas été le cas. Contrairement au tome précédent, nos protagonistes bougent en permanence, vont rencontrer d’autres personnes, et le monde qui les entours chance au fur et à mesure de leur progression.

Un monde que j’ai d’ailleurs trouvé beaucoup plus sombre tout en étant moins effrayant que le Labyrinthe. En effet, les fondus (personnes atteintes de la Braise, un virus attaquant le cerveau) sont psychologiquement bien dérangés et physiquement immondes, mais je ne les ai pas trouvés assez présent. J’avais comme l’impression qu’il était plus prudent de se méfier des personnes encore saines que des contaminées … Ce qui maintient tout aussi bien la tension me direz-vous !! Mais c’est quand même moins effrayant qu’un bon gros griffeur (Oui, je l’avoue, ils m’ont presque manqué pour le coup !).

La souffrance aiguë s’était transformée en un mal sournois qui se diffusait dans tout son corps. C’était pire qu’avant. Une sensation répugnante, comme un flot d’asticots qui se répandraient dans ses veines, au creux de ses os et entre ses muscles. En le rongeant de l’intérieur.

Contrairement au tome précédent ou l’esprit de groupe était bien présent, les blocards ne vont pas avoir le temps de s’organiser pour agir d’un seul esprit. Thomas va donc se retrouver rapidement séparé de ses amis et devoir faire confiance aveuglément à ces nouveaux compagnons rencontrés sur place. Et on peut clairement dire que la confiance est une valeur souvent remise en doute dans ce tome !

Nos personnages fétiches sont toujours présents ; certains plus discrets, d’autres plus autoritaires, … Mais, celui qui m’a le plus interpelé reste Teresa ! Absente dès le début, ces quelques apparitions vont semer le doute. Doit-on lui faire confiance ? Est-elle sincère ? Je n’ai toujours pas d’avis tranché sur sa personne, j’espère donc que la suite éclaircira mes idées.

Thomas ne va pas être épargné non plus. Non seulement le sort va s’acharner contre lui avec de nombreuses blessures et la perte de son lien télépathique avec Teresa, mais il va également avoir quelques flashbacks concernant sa vie avant le labyrinthe qui ne vont pas l’aider à démêler le vrai du faux.

Nous allons également faire la connaissance de nouveaux personnages, tels que Jorge et Aris, qui vont me passer totalement au-dessus de la tête car ils sont trop peu présents et approfondis pour avoir le temps de s’attacher à eux. Mais aussi Brenda ! Cette jeune femme va passer beaucoup de temps en compagnie de Thomas et va tenter un léger rapprochement. J’avoue que lors de ce passage, ma première réflexion a été de me dire « Oh non, voilà qu’il va nous foutre une romance !! ». Heureusement, et pour mon plus grand plaisir, on y échappe. Non pas que je n’aime pas la romance mais, dans ce genre de récit, c’est agréable de ne pouvoir penser qu’à l’intrigue principale.

– Je ne peux vous promettre qu’une seule chose. Quand vous saurez pourquoi on vous a fait endurer tout ça, et pourquoi il est si important que vous soyez aussi nombreux à vous en être sortis, vous comprendrez.

En parlant de l’intrigue justement, j’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur arrive à nous glisser quelques informations sans pour autant répondre aux nombreuses questions que l’on se pose. L’histoire avance mais on ne sait toujours pas si le WICKED est bon et à qui faire confiance ! C’est agréable et agaçant à la fois. Car on aimerait clairement savoir, alors qu’en même temps, le suspense est si bien géré. C’est un peu comme un gros sac de nœuds, tu es contente d’en démêler un mais tu t’aperçois après que tu en as refait trois dans ta manœuvre ^^ Et la fin n’arrange rien, elle ne fait qu’en ajouter quelques-uns !

Malgré quelques longueurs vers le milieu qui m’ont fait légèrement décrocher par moments, j’ai été totalement prise dans cette histoire. Il faut également souligner le fait que les chapitres sont courts et que l’auteur à cette faculté de les terminer par de petites phrases qui font que tu ne peux pas t’arrêter, chose que mon côté sadique apprécie !

En bref : un très bon second tome que je recommande à toute personne ayant aimé le précédent. C’est un réel plaisir de retrouver nos blocards dans un monde totalement différent tout en gardant une tension bien présente. L’écriture est fluide, rapide et addictive. J’ai hâte de me procurer la suite afin d’avoir des réponses concrètes à mes nombreuses questions restées en suspens !

« L’Impératrice Némésis » de Coralie Martin

Article - Présentation

Derrière moi, mon bonheur. Mon présent, ma damnation.

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Article - Résumé

Les vampires sont des monstres suceurs de sang. Leur société est pleine de certitudes, d’arrogance et de stupidité archaïques. Et j’en fais partie.
Mais qu’importe d’appartenir à leur race, tant que cela me permet de détruire celui qui m’a rendue immortelle – celui qui a tué mon enfant, mon amant et prit ma liberté.
Mais mon objectif n’est pas du goût des Anciens. Ma tête est mise à prix. Paria, chassée et morte-vivante, je dois assouvir ma Némésis afin de vivre pleinement une dernière fois…

Article - Mon avis

Je remercie les Éditions Baudelaire pour ce partenariat.

Dans « L’impératrice Némésis », nous allons rencontrer Marie Dandeleau, une jeune femme en quête de vengeance. Elle veut retrouver cet homme qui l’a tant fasciné, mais qui la révulse à présent. Cet homme qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui ; son maître. La peur est bien présente, mais seul son but compte : le tuer !

Durant son voyage, Marie va nous conter son passé. Entre nostalgie et désespoir, nous allons découvrir les faits marquants de sa vie et faire connaissance avec les personnes qui resteront à jamais dans son cœur. Ainsi, nous apprenons qu’elle avait un avenir tracé : promise au riche Seigneur Gonzague de Bauchefort, elle lui donnerait un enfant et occuperait sa place en tant que femme. Ce qu’elle fît ! Mais, l’arrivée de cet étrange apothicaire a bouleverser ces projets … En lui volant sa vie, son humanité, et ce qu’elle avait de plus cher, cet homme lui a également forgé un caractère déterminé et sombre. Loin de ce qu’elle était avant.

On peut clairement dire que le titre de ce récit est en parfaite adéquation avec le thème principal : la vengeance ! Elle en est le fil conducteur du début à la fin, Marie ne vivant que pour ça. Et qui la damnerait, après avoir vu son enfant se vider de son sang devant ces yeux ? Seul la mort de ce vampire, de son maître, la délivrera de ce sentiment.

Mais ce que cet individu m’a fait est bien pire : il m’a créée et il m’a donné une illusion de liberté, le fantasme que je pouvais faire mes propres choix sans tenir compte des autres.

Marie a eu une enfance des plus agréables, entourée par l’amour de son frère et de ses parents. Mais ; née à une époque où les femmes ne sont considérées que comme de jolies choses pouvant fournir une descendance ; Marie, elle, a soif d’apprendre. C’est pour cette raison qu’elle écopera du surnom de « femme savante ». C’est aussi ce qui lui fera faire la pire des rencontres : son Maître !

Marie est un personnage intelligent ! Bien décidée à ne pas faire figure de plante verte au sein du palais, elle s’imposera auprès de son mari et du conseil ; peu importe les regards en coin qui lui seront lancés ou la mauvaise réputation qui lui sera donnée. Son caractère bien trempé, avec une touche d’ironie bien placée, ne va que s’accentuer avec la perte de son humanité. Marie est prête à tout pour détruire celui qui a anéanti sa vie !

À ce jour, Marie n’a pas réellement d’attache et préfère d’ailleurs les éviter en vue du combat à venir. Mais, sans compter sa famille, Marie retiendra l’existence de deux personnes ayant eu un rôle important dans sa vie.

Tout d’abord, Marie-Edith. Une jeune catin de caractère et débrouillarde qu’elle décide d’engager en tant que femme de chambre, maîtresse de son mari et oreille attentive du château en son absence. Toujours à veiller sur elle dans les pires moments, Marie-Edith deviendra rapidement son amie, sa confidente, son soutien.

Mais également Bastien, cet être sanguinaire qui deviendra son amant. Poli et prévenant, il l’aidera à se recentrer sur elle-même. Mais son sort sera celui qui scellera à jamais sa décision.

Le bonheur, nous le gardons un peu près de nous sans nous rendre compte de ce qu’il est réellement puis, dans un soupir, il s’envole.

Mis à part l’histoire, j’ai apprécié plusieurs points dans ce roman. Notamment l’originalité de la narration. En effet, chaque chapitre commence par une partie en italique où Marie nous explique ces pensées, ces états d’âme, ce qu’elle vit actuellement … Pour ensuite nous plonger dans son passé, ses souvenirs, ses explications sur le comment de sa transformation ainsi que le pourquoi de sa soif de vengeance.

Chaque souvenir n’est pas forcément donné dans un ordre chronologique mais le style d’écriture de l’auteure aide beaucoup à sa compréhension. À la fois délicat et poétique, elle choisit ces mots avec soin afin d’avoir l’impact souhaité sur le lecteur qui n’en reste que plus attentif. Et, le fait de choisir une narration personnelle accentue encore ce sentiment de proximité avec Marie. Si ce n’est quelques répétitions qui restent assez rares, nous sommes totalement plongés dans cet univers, dans cette attente de son histoire.

De plus, Coralie Martin revient aux sources du légendaire vampire : cruel, cynique, manipulateur, méchant, sanguinaire, … Non pas que je ne sois pas fan des récits vampiriques que l’on peut lire aujourd’hui, loin de là ! Mais je dois dire qu’il est très agréable de retourner à la base même de cette créature mythique. D’autant qu’elle ne s’est pas arrêtée là et qu’elle y a construit toute une hiérarchie complexe qu’il est intéressant de découvrir.

Étonnamment, c’est à la guerre que je ne fuis pas. Je suis dans mon élément, dans le présent, car je savoure par anticipation l’extase du sang coulant dans la gorge et le savoureux sentiment d’avoir tué ses ennemis.

Un seul bémol vient ternir tous ces compliments : la fin ! Chacun l’interprète comme il le souhaite mais, pour ma part, je me suis retrouvée déconcertée. J’attendais une confrontation digne de la haine qu’éprouve Marie envers ce vampire qui lui a tout prix. Et finalement, pas grand-chose … C’est beaucoup trop rapide et sans réelle tension. Je ne sais pas si une suite est prévue mais je l’espère car j’aimerais en savoir plus !

En bref : Coralie Martin nous plonge facilement dans son univers grâce à une écriture entrainante et fascinante. Son héroïne, Marie, est touchante de par son histoire et sa détermination à assouvir sa vengeance. On retrouve enfin des vampires digne de leurs rangs, assoiffé de sang et sans pitié. Le coup de cœur n’était pas loin, mais c’était sans compter sur la fin que j’ai trouvée trop vite expédiée. Dommage …

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« La menace Andromède – Tome 1 : Flocon de Sang » de Ralph Koehler

LEC - Andromède

Un village fantôme laisse libre cours à l’imagination, d’où cette propension qu’a le commun des mortels à extrapoler ses peurs en présence d’un lieu sombre ou confiné.

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Article - Résumé

Hiver 2144. Cinq ans après le déclenchement de conflits majeurs dans le monde suite au manque de nourriture et de surfaces habitables, les gouvernements du monde entier se sont effondrés sous le poids de la plus importante guerre civile de l’histoire de l’humanité. Dans cette société ébranlée par une surpopulation chaotique, deux choix s’offrent aux plus téméraires. Survivre à la vie citadine où la violence et les trafics en tous genres sont légion, ou affronter une vie à l’état sauvage au cœur d’espaces inhospitaliers. La mort serait-elle l’inévitable clef du destin ?

Exilé en France, dans le massif du Vercors, Franck MacConnel, ex-commandant des Marines, résiste depuis des années aux rudes hivers de la montagne. Depuis son cocon de survie bâti à l’écart du chaos, il n’imagine pas une seconde qu’une menace sans précédent est sur le point de s’abattre sur lui et le reste du globe. Le sort de la planète peut-il reposer sur celui d’un seul homme ?

Article - Mon avis

Comme toujours, je vais commencer par remercier les Éditions Baudelaire !
Quand j’ai reçu la fiche de presse, j’étais hésitante. D’un côté, le résumais me plaisait beaucoup ; mais d’un autre côté, la couverture ne m’attirait pas du tout. Je ne la trouve ni attirante, ni repoussante ; elle est juste … « basique » ! J’avais donc peur que l’histoire le soit aussi … Mais 96 pages, c’est vite passé. Et finalement, je ne regrette pas d’avoir accepté ce partenariat !

En effet, nous sommes loin de l’histoire basique d’un roman de science-fiction ! Plongés au cœur du Vercors en plein hiver 2144, nous rencontrons un ancien commandant des Marines des États-Unis, Franck MacConnel. Âgé d’une quarantaine d’année, il a décidé de s’exiler en France peu après le début des conflits mondiaux provoqué par une surpopulation et un manque cruel de place. Les gouvernements ne savent plus quoi faire et la famine engendre des scènes d’une violence extrême. Malheureusement, cette belle région que les hommes n’ont pas encore détruite va être la cible d’une industrie sans scrupules qui pense avoir une solution à apporter au monde …

Les populations du monde entier sombrent peu à peu sous l’oppression d’un despotisme fantôme. Alors que chacun œuvre à sa survie dans la plus grande précarité, le nombre de victimes augmente chaque jour, le plus souvent de causes inexpliquées : des corps sauvagement mutilés, déchiquetés.

Dès le début, nous sommes plongés dans ce monde en plein chaos ! Toute la première partie du récit n’est qu’explications et descriptions : le nouvel ordre sociétal qui en est réduit à la loi du plus fort ; le paysage, qu’il soit post-apocalyptique ou toujours en sursis comme dans ce massif ou la nature à toujours ces droits ; mais aussi les actions de MacConnel, vivant isolé dans une petite chaumière épargnée des pillages. L’auteur nous confine dans une atmosphère pesante, sans aucun dialogue. Mais malgré ça, on ne s’ennuie pas ! Tout comme le personnage principal, nous sommes sur le qui-vive, prêt à percevoir le moindre changement significatif nous informant que le danger approche.

Heureusement, tout le récit n’est pas comme ça. Car même si c’est intrigant, je pense que je me serais rapidement lassée. L’auteur nous offre ensuite un récit moins étouffant ou l’action va enfin prendre part et où de nouveaux personnages vont pouvoir interagir avec notre ancien Marine.

Notre héros du jour est un homme qui profite simplement de ce que la nature peut lui donner sans en abuser. Ancien militaire, c’est un homme d’action qui sait se débrouiller seul afin de survivre dans un endroit, aussi hostile soit-il. Mais ainsi exilé de toute civilisation, la solitude lui pèse … La vie n’a pas toujours été tendre et certaines blessures sont plus difficiles à refermer que d’autres. Il est difficile de dire que je l’ai trouvé attachant car il ne nous dévoile que peu de chose, je dirais simplement qu’il m’a été attendrissant et très humain. Ce qui en fait un personnage réaliste. Seul petit bémol pour moi : la chance lui sourit un peu trop facilement. Mon côté sadique aurait souhaité que la vie lui mette un peu de bâton dans les roues, histoire d’influer un peu plus de crédibilité à certaines actions et, de ce fait, une fin peut-être moins rapide …

Ayant consacré tant d’énergie à la cause des hommes, il se sentait aujourd’hui plus proche de la nature que jamais il ne l’avait été.

Ralph Koehler, ancien critique littéraire (je pense qu’il est intéressant de le souligner), nous offre un récit abouti et riche en vocabulaire. Grâce à une plume descriptive et précise, il nous plonge visuellement au cœur de son histoire et nous fait ressentir les émotions de son personnage avec facilité. Loin des lectures jeunesses avec lesquels je suis habituée, j’ai pris plaisir à évoluer dans ce monde d’adultes à l’ambiance soutenue.

Je ne sais pas combien de tomes comportera cette série mais ce premier opus en est une très bonne introduction ! Le fait que l’auteur prenne le temps de nous expliquer comment le monde à fini régné par l’anarchie et pourquoi chacun lutte pour sa survie est très intéressant. Il nous donne envie d’en découvrir la suite qui, je l’espère, sera plus développée !

En bref : ce fût une lecture très agréable, bien qu’un peu trop courte à mon gout. L’auteur pose ces bases tranquillement mais j’espère que la suite sera plus mouvementée, tout en gardant ses talents d’écriture visuelle. La fin nous laisse présager que ce que nous avons découvert n’est que la partie visible de l’iceberg ; mais nous restons quand même sur notre faim !

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« L’ordre du domaine Unique – Tome 2 : Le sacre de Citaaramenith » d’Alix D’Angalie

Article - Présentation

L’univers de la bibliothèque était une bulle de calme au cœur de la folie de la ville moderne, un espace hors du temps.

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Article - Résumé

Après lui avoir échappé dans le monde enclavé, Aza est plus que jamais décidée à percer les secrets de L’Ordre du Domaine Unique. Lorsqu’elle rencontre Drew, une Américaine à la recherche de sa famille, elle comprend que la menace est partout, y compris dans le Monde Premier. Alors pour la seconde fois, elle infiltre la mystérieuse organisation et un long périple débute. Mais au cœur de l’antre de l’ennemi, tout peut arriver, et ce qu’elle découvrira n’est pas forcément ce qu’elle était venue chercher.

Car le risque, lorsque l’on joue gros, est de repartir sans sa mise.

Article - Mon avis

Avant tout, je tiens encore une fois à remercier les Éditions du Monde Premier pour m’avoir permis de découvrir ce second tome en avant-première. Ce fût un réel plaisir de retrouver Aza, Linne et toute la bande !

Pourtant, je dois bien avouer que le début m’a quelque peu laissé sceptique !
Non seulement parce que le prologue nous projette aux côtés de deux personnes totalement inconnues : personne dont on va suivre l’évolution et découvrir leur identité par brides au fur et à mesure, en début de quelques chapitres par-ci, par-là.
Mais également parce que, dans les premières pages, nous retrouvons pour un bref instant, nos deux acolytes mais qu’elles disparaissent ensuite le temps de quelques chapitres afin de laisser place à un nouveau personnage.

Ces deux évènements mis bout à bout nous laissent dubitatifs quant à la suite de l’histoire. Mais Drew Evans et son histoire ne sont que les déclencheurs de cette nouvelle aventure !

Bientôt, elle saurait comment mettre fin au règne de la haine qui menaçait son espèce.

Drew est une jeune femme de 23 ans vivant à Seattle ! Ayant perdu ses parents, deux éminents physiciens, dans un accident il y a de ça 2 ans, elle s’inquiète énormément pour sa sœur de 16 ans, Liz, disparue depuis 21 jours exactement ! Déterminer à la ramener à la maison saine et sauve, elle va faire tout ce qu’elle peut pour la retrouver. Lors de ces recherches, elle découvre que Liz a très certainement été endoctrinée par une sorte de secte se nommant « L’ordre du Domaine Unique » et qu’elle se serait dirigée vers l’Alaska, dans l’espoir d’y retrouver ses parents dans un monde enclavé … Elle n’y croit pas ! Mais lorsqu’elle rencontre Aza, Linne et Thomas, elle doit vite se rendre à l’évidence que le monde n’est pas forcément limité à ce que ces yeux d’humains peuvent percevoir …

J’ai trouvé cette façon d’aborder l’histoire ; via un personnage secondaire ; très intéressante et originale. Le lecteur, qui peut être déboussolé par ce début, n’en est que plus intrigué par la suite ! C’est une manière efficace d’attirer notre attention et de nous tenir en éveil.

De là démarre donc une longue traque afin de retrouver Liz. Le chemin de Seattle à Citaaremenith, la Cité des Anges, n’est pas de tout repos et Drew et Aza vont vite s’en rendre compte. Malheureusement, même si ces passages sont bien souvent sous tension, certains d’entre eux m’ont paru un peu long

Cela n’empêche pas à l’intrigue de rester à son comble car, une fois sur les terres de Citaaramenith, l’aventure reprend de plus belle ! Le récit est agrémenté d’une multitude de rebondissements qui fait que nous restons attentifs à la moindre petite révélation et l’écriture d’Alix D’Angalie se laisse dévorer avec fluidité et facilité !

C’est donc avec joie que j’ai suivi Aza, Linne, Thomas, Gaël, Drew, Carine, Genièvre, Nato, et tous les autres personnages présents dans ce tome. Ce groupe hétéroclite est des plus attachants !! Aza et Linne pour leur amitié sans failles ; Drew pour son courage et son esprit ouvert ; Carine, Genièvre et Nato pour leur bienveillance ; Gaël pour son côté détaché mais protecteur et Thomas pour son côté attentionné. Ils sont tous différents, que ce soit grâce à leur caractère ou leur nature mais leur détermination les réunis dans les pires situations. Ils savent que c’est ensemble qu’ils réussiront leur mission !

– La maison est là où sont les êtres chers. Aussi longtemps que tu auras un ami avec toi, une famille pour t’attendre …

Dans le premier tome, le « Peigne Noir de Nibur » était l’objet de toutes les attentions. Dans ce second tome, il est également question d’un objet mystérieux : la Clef des Origines ! Mais je regrette l’absence de plus profondes explications. Il n’est mentionné qu’une fois de façon à faire penser qu’il va être un élément crucial de leur réussite alors qu’il tombe aux oubliettes pour tout le reste du récit. J’espère donc en savoir plus sur cette fameuse « Clef des origines » dans le prochain tome.

Concernant la fin, je l’ai trouvé cruelle et presque sadique ! J’ai senti venir la catastrophe qui nous fait dire « non, pas maintenant alors que la dernière page approche » mais je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai été à la fois interpellée et surprise. On peut clairement dire que l’auteur sait comment nous donner l’envie de revenir !

En refermant ma liseuse, je suis sur d’une chose : je lirais la suite avec grand intérêt ! Car même si ce tome nous donne l’impression de ne pas avoir réellement avancé dans leur quête principale, ce sont toutes les « petites » révélations faites au cours du récit qui sont importantes. Certes, la route est encore longue mais nos héros seront à la hauteur, j’en suis sûr !

En bref : un second tome dans l’alignement du premier : original, intrigant et prenant ! Nos protagonistes avancent à petits pas mais chaque révélation nous est donnée au bon moment afin de nous tenir en alerte. Vivement la suite !

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Et je vous laisse avec le trailer de ce second tome 🙂

« Extramuros » de Philippe Nicholson

Article - Présentation

Pendant des années, tout le monde à cru impossible le « grand retour en arrière ». Ça ne pourrait pas arriver, il y avait trop d’argent, trop d’enjeu. Pourtant, c’est arrivé. Aujourd’hui il y a deux mondes. Celui des zones et l’autre. Celui de l’électricité, d’Internet, de l’accès à la connaissance et aux soins ; et celui de la misère. L’un se nourrit de l’autre.

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Article - Résumé

Quand les entreprises auront pris le pouvoir, de quel côté du mur serez-vous ?

Dans un monde confronté à de fortes chaleurs et à une pénurie d’électricité, des zones d’affaires se sont multipliées. Elles assurent le confort et la sécurité des employés de grandes sociétés, séparés par de hauts murs électrifiés du commun des mortels aux conditions de vie de plus en plus difficiles. Les zones d’affaires, s’accaparant énergie et richesse, sont vite devenues plus puissantes que les pays qui les accueillent. L’Espagne vient de leur céder une de ses régions pour y édifier le premier état-entreprise, Evergreen. Mais dans le monde, la révolte gronde et la résistance s’organise. Le jeune Max souhaite en faire partie. Il va être entraîné malgré lui dans un engrenage qui risque non seulement de bouleverser sa vie, mais de changer la face du monde.

Devant la menace d’un monde gouverné par les entreprises, chacun va devoir se positionner et se confronter à sa propre vision de la résistance. Philippe Nicholson signe le polar politique du XXIe siècle.

Article - Mon avis

Un grand merci aux Éditions Kero pour ce nouveau partenariat qui m’a permis de découvrir cet auteur. Je ne regrette pas du tout mon choix et, encore une fois, je suis conquise par leur publication !

Nous plongeons donc, tête la première, dans un futur assez proche où le réchauffement climatique est en pleines expansions ! Les entreprises ayant les moyens financiers nécessaires sont devenues si puissantes que différents états leur ont emprunté de l’argent afin de pouvoir se remettre des dernières crises. Petit à petit, ces entreprises se sont transformées en zones d’affaires protégées par de hauts murs aux portails magnétiques, créant ainsi des villes dans les villes.
À l’intérieur, on vous offre sécurité, confort, santé, travail, … On y suce l’énergie vitale de la terre sans remords afin de combler cette gourmandise énergétique ! Alors qu’à l’extérieur, les villes ne sont que ruine et pauvreté … On y vit avec les moyens du bord, pas d’électricité, de technologies modernes, de moyens de communication ; très peu de travail mais également peu de médecins et d’accès aux soins !

C’est dans cet univers que nous allons rencontrer Max ! Habitant avec sa mère, Nina, dans une Zone en Irlande ; il se rend de temps en temps à Marseille afin de rendre visite à son père, Fjord, qui lui, vit en dehors des Zones, entouré de sa machine à café.
Mais lorsque les Zones vont envahir une région de l’Espagne afin de satisfaire leur soif de pouvoir et devenir un pays à part entière, Max s’engage alors au côté O’Connor, un homme peu recommandable faisant partie du mouvement contestataire. Le sachant en danger, son père va tout abandonner afin de le retrouver !

Philippe Nicholson nous propose donc un roman mélangeant dystopie et thriller politico-économique. Ce que j’ai fortement apprécié c’est que la dystopie n’en est pas vraiment une ! Certes, nous ne vivons actuellement pas dans un monde tel que celui d’Extramuros. Mais, l’auteur ne fait qu’exacerbée notre situation actuelle et nous fait ouvrir les yeux sur ce que pourrait devenir notre futur. Ce qui nous donne un scénario très plausible et intéressant !

Sur un rythme soutenu, l’intrigue nous est dévoilée petit à petit grâce à l’alternance de point de vue de plusieurs personnages. Que ce soit dans les zones, en dehors des Zones ou au sein du mouvement contestataire, chacun nous dévoile ses sentiments et ces motivations afin de nous tenir embarqué ! L’ensemble est bien ficelé et avance à grande vitesse.

Au-dessus d’elle, les étoiles brillent sans doute, mais elle n’en voit aucune. Elle a une moue désabusée. Elle se souvient que petite elle n’aimait pas s’endormir dans le noir. Son père lui avait installé une veilleuse dans un coin de sa chambre, mais elle n’était jamais tout à fait rassurée. La nuit, elle se relevait pour allumer le couloir de l’appartement. Pourtant, maintenant, elle voudrait parfois que toutes ces lumières s’éteignent. Histoire de pouvoir se reposer ne serait-ce qu’une nuit.

Ce roman est non seulement addictif de par son environnement mais également grâce à ces personnages ! Tous font de leur mieux afin de mener la meilleure vie possible, même si ce n’est pas toujours facile …

Max est un jeune garçon qui vit entre deux mondes et qui peut, de ce fait, avoir une vision globale de la répercussion des Zones. Un peu tête brulée, il va suivre le mouvement contestataire sans vraiment y réfléchir mais en croyant sincèrement à un monde meilleurO’Connor, quant à lui, est un personnage à double face ! Je ne l’ai toujours pas réellement cerné car une certaine ambiguïté tourne autour de sa personnalité.
Fjord, le père de Max, se dit libre en vivant hors Zone mais rêve secrètement de pouvoir y habiter un jour. Déterminé, il fera tout ce qu’il peut afin de sauver son fils, quitte à y perdre quelques plumes … Quant à Nina, sa mère, on ne la connaît que très peu …
Ted Muller Smith est le méchant de l’histoire, c’est lui qui est à la tête du projet « Evergreen » ! Manipulateur à souhait, il va tout faire pour porter son projet a bien sans se soucier des conséquences …

Chaque action des différents personnages est étroitement liée et nous découvrons de cette manière toute l’intrigue de ce roman ! De plus, l’écriture est très agréable et fluide, ce qui permet une lecture sans encombre. Différents discours et descriptions sont également présents afin que nous réalisions à quel point ce monde est divisé et comment la vie y est bien différente selon l’endroit où nous vivons.

Seule déception pour moi : la fin ! Que j’ai trouvé trop rapide et pas totalement aboutie. Il me manquait un petit quelque chose …

En bref, nous avons là un roman très intéressant porté par de forts personnages et dont l’environnement instable mais réaliste nous fait réfléchir sur le monde dans lequel nous vivons ! Petit bémol sur la fin mais ça reste malgré tout un livre que je vous recommande !

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Kero

« L’erreur de Toborel » d’Emmanuelle Amadis

Article - Présentation2

– Nous voulons garder notre libre arbitre, nous ne voulons pas devoir obéir aveuglément à une autorité que nous n’avons pas choisie, et qui n’œuvre pas toujours pour notre bien.

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Article - Résumé

Deux forces s’affrontent. L’une cherche une arme, l’autre fait son possible pour qu’elle ne la trouve jamais, il en va de sa survie. Mais quand elles se défient à l’échelle cosmique depuis des générations, il y a forcément des dommages collatéraux, des batailles qui empiètent sur des planètes insouciantes, qui influent sur la vie d’innocents.
Ayame est la première de sa planète à assister à l’un de leur combat aérien et sans l’avoir voulu, simplement parce qu’elle se trouvait au mauvais moment, elle devient, pour un temps, la protectrice d’Yvon.
Conscient que leur guerre aura des conséquences dramatiques sur sa planète, Yvon lui propose de la sauver, mais la jeune femme refuse de se déraciner, persuadée qu’elle n’est pas faite pour une vie dans l’espace à bord d’un vaisseau alien.
Pourtant, quand sa planète est envahie, asservie, elle commence à regretter son choix, et c’est presque morte qu’Yvon la retrouve lorsqu’il vient lui faire ses adieux.
Ayame l’a sauvé, il ne peut pas en faire moins. Alors il l’arrache à son monde pour lui offrir une chance de survivre. Mais comment réagira-t-elle à son réveil quand elle comprendra qu’aucun retour chez elle n’est possible ?
Pourra-t-elle s’adapter à sa vie ? S’adapter à lui ?
Il n’a pas agi sur un coup de tête, mais sur un coup de cœur, et s’il ne sait pas encore quelles épreuves il devra surmonter, il sent qu’Ayame mérite qu’il se batte pour elle.

Article - Mon avis

Comme toujours, je tiens à remercier les Éditions Sharon Kena pour ce service presse. J’avais déjà lu le premier tome de « Sarangins » du même auteur et encore une fois, je ne suis pas déçue ! J’ai même été surprise d’y voir un lien entre les deux, tout en ayant une histoire totalement différente.

Dès le début, j’ai eu un doute ! Je m’attendais à lire une romance sur fond de sciences fiction alors que la première scène me faisait penser un à mélange d’action et d’aventure. Finalement, pas du tout ! C’est bien la romance qui domine toute la première partie. Elle nous fait également découvrir un monde futuriste où chaque peuple occupant une planète est sous la menace d’une seule et même personne voulant dominer tout l’espace : Toborel !

C’est dans cette même partie également que nous faisons la connaissance d’Ayame, d’Yvon et de son peuple.

Ayame est une jeune femme de caractère mais avec une certaine sensibilité qui la rend très attachante. Ascellia, sa planète, est sous le contrôle de Toborel qui a asservi toute la population par la peur et la répression! En danger, elle est sauvée par Yvon qui la conduit alors, grâce à son chasseur, jusqu’à sa colonie. Rapidement, ils ne sauront se passer l’un de l’autre et iront jusqu’à faire l’impensable afin de ne pas être séparé. On ressent leur amour sincère et cela ne les rend que plus appréciables et touchants. Leur histoire est belle malgré les malheurs qui la composent !

Tu crois toujours que je suis forte, mais c’est toi qui me donnes ma force. Je peux surmonter ça, mais seulement si tu es là, seulement si tu parviens à me faire croire que tout ira bien pour toi.

Concernant Toborel, on ne sait pas grand-chose sur lui si ce n’est que, d’après les écrits, il serait vaincu par les Hamrains, le peuple d’Yvon. Une « création » serait la cause de sa perte. Les Hamrains sont donc à sa recherche pour le combattre alors que Toborel la recherche pour la détruire.

Dans la deuxième partie de ce roman, nous plongeons pleinement dans l’action au côté d’Edréa, la fille d’Ayame et Yvon. Même si le changement de situation est assez soudain et perturbant, il relance l’intrigue afin de nous embarquer un peu plus dans cette histoire.

Edréa, bien décidée à faire tomber Toborel, peu importe le prix que cela lui en coutera, est déterminée ! Très douée, que ce soit aux commandes d’un chasseur ou lors d’un combat au corps-à-corps, rien ne pourra la détourner de son objectif. Surtout qu’elle s’est trouvé un allié en Wulver, du peuple Soakyl, qui souhaite la mort de Toborel tout autant qu’elle.

La force, ce n’est pas de devenir insensible et de résister à tout, affirma-t-il avec tendresse, c’est d’être capable de se relever après chaque séisme.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce récit est le fait que nous ne soyons pas envahis par des thermes extrêmes au nom totalement impossible à retenir. Certes, nous avons plusieurs peuples (Ascelliant, Hamrain, Soakyls, …) ayant chacun leur propre technologie ! Mais tout ça reste parfaitement compréhensible et agréable à lire. Les descriptions sont présentes afin de nous dépayser facilement sans pour autant nous plomber le texte. Le seul bémol étant la longueur des chapitres ! Je pense sincèrement que certains auraient pu être divisés en deux ou trois parties … Surtout que l’auteur à une écriture riche et fluide qui rend la lecture très agréable.

En bref, il est clair que je n’ai pas trouvé ce récit totalement addictif dû aux longueurs des chapitres qui alourdissent un peu le tout. Mais il est malgré tout intrigant et intéressant ! Emmanuelle Amadis nous transporte encore une fois dans son univers particulier. Les personnages sont attachants et leur amour est décrit avec passion. Je dis OUI !

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« Draken » de Gala de Spax

Article - Présentation

– Vous semblez pressée d’en finir ?
– On ne peut rien vous cacher ! Écoutez-moi bien, je vais être franche avec vous, lançai-je en prenant appui de mes coudes sur son bureau. J’ai vu les images à la télévision d’un jeune homme qui se recouvrait de pelages en moins de dix secondes et qui souriait de toutes ses dents face à la caméra. Des dents longues d’au moins six centimètres, tranchantes et pointues à souhait. Je suis ici par obligation et j’aurais préféré ne jamais avoir à vous rencontrer. Mais ce n’est pas le cas alors, pour répondre à votre question, oui je suis pressée d’en finir, et ce, le plus vite possible.
– Vous fais-je donc peur à ce point ?
– Je sais ce dont vous êtes capable et je me sentirais plus rassurée avec un pieu béni dans la poche.

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Article - Résumé

Lorsque le monde bascule dans le surnaturel, l’humanité ne sait plus à qui faire confiance. Comment reconnaître une créature maléfique d’un être humain ? Qui se cache derrière le visage angélique de votre voisin ?

Valérie, journaliste courageuse mais pas téméraire, va tenter d’en savoir plus sur ces inconnus qui terrifient la population depuis quelque temps. Mais qui est-elle réellement ?

Et vous, qui êtes-vous ?

Article - Mon avis

Comme toujours, je remercie les Éditions Sharon Kena pour ce service-presse.
Lorsque j’ai eu la liste des titres et que j’ai dû faire mon choix, j’avoue avoir hésité étant donné que je n’avais pas été totalement convaincue par Gala de Spax lors de ma lecture de « Native« . Finalement, j’ai beaucoup plus apprécié ce récit que le précédent !

Nous allons faire la connaissance de Valérie Bernet, une jeune journaliste à sensation de 25 ans pour « Journal de France » Lorsqu’elle est envoyée pour interviewé Korbin Woodlock, le chef d’une bande de loup-garou voulant faire son coming-out, elle pense clairement que ce sujet est une punition et non une opportunité pour faire avancer sa carrière. Pas rassurée pour un sou, elle se rend donc sur place afin de faire son travail. Mais, alors qu’elle est agréablement surprise par cette rencontre et satisfaite de ce que Korbin lui dévoile, elle va faire quelque chose de totalement … affreux et irréfléchi (non, je ne vous dirai pas quoi ^^). Cet acte va plonger le monde dans l’horreur mais il va également dévoiler plusieurs personnalités insoupçonnées …

Dès le départ, on se doute que ce rendez-vous ne se passera pas comme prévu, c’est évidemment. Mais jamais je n’aurais imaginé que ce soit Val qui déclenchera toute cette histoire ! Ce qui fait que, après à peine quelques pages, nous sommes déjà emportés et intrigué. Il est évident que l’on veut comprendre la réaction de Val, le pourquoi du comment de son geste mais aussi les conséquences qu’il aura sur la cohabitation de ses différentes espèces.

Nous allons également apprendre que la Terre et beaucoup de ses habitants ne sont pas forcément ce qu’ils prétendent être. Entre la faune et la flore, l’entente va s’avérer difficile … (Et je sais que cette phrase peut paraître bizarre mais une fois que vous aurez lu le livre, vous comprendrez.)

– Plutôt étrange comme cage d’escalier, fis-je remarquer.
– Ce sont des souvenirs de famille.
– Et ça, c’est un portrait 3D de votre aïeul ? m’étonnai-je en montrant du doigt une immense tête de loup empaillée.

Au niveau des personnages, j’ai beaucoup apprécié Val. Elle mêle l’humour aux bonnes réparties, ce qui apporte une touche de fraicheur à tout ce récit sous tension. Lorsqu’elle se rend sur les lieux de l’interview, elle était très loin d’imaginer ce qui allait s’y passer. Jamais elle n’aurait pensé que les lycanthropes n’étaient pas les seules créatures à peupler la Terre ; tout comme elle n’aurait jamais pensé être attirée plus que de raison par son hôte … Mais, ce à quoi elle ne s’attendait particulièrement pas, c’était de se découvrir une nouvelle identité ! Malgré tout, elle est bien décidée à tout faire pour stopper cette stupide guerre donc elle se sent légèrement responsable.

Korbin, quant à lui, a eu plus de mal à me toucher. Plus froid et nettement moins sensible au sort des autres, il peut parfois nous paraître sans cœur. Même si je l’ai trouvé sympathique sur le début, j’ai du mal à comprendre certaines de ces réactions que je trouve excessives, particulièrement sur la fin …

En parlant de la fin justement, c’est là que le bât blesse ! Je l’ai trouvé trop rapide et trop facile. Tout au long du récit, nous avons bon nombre de rebondissements, qu’il soit ou non en faveur de nos deux héros. J’aurais donc aimé que cela continue pour le dénouement final …

S’il fallait que je vive cachée jusqu’à la fin de mes jours, autant que la mort m’emporte rapidement pour m’éviter un long et douloureux supplice. La vague à l’âme, je laissai les larmes s’écraser sur mes joues, tombant brièvement dans un épuisement mental qui me poussait dans les abîmes de mes idées noires.

Mis à part ça, bien que j’aie trouvé que la relation entre Val et Korbin arrive trop rapidement, j’ai malgré tout passé un très bon moment avec cette histoire. Je n’adhère pas à tous ce qui y est raconté mais l’auteur arrive quand même à nous transporter dans ce monde imaginaire avec une certaine facilité. Son style est assez simple et ce lis très rapidement, ce qui fait que les pages se tournent vite. De plus, les légères touches d’humour sont très appréciables et je dois bien avouer que certains jeux de mots (totalement pourri, il faut le dire) m’ont fait sourire.

En bref : des personnages attachants et d’autres plus distants qui évoluent dans un monde paranormal où se mêlent sentiments et aventures, le tout avec légèreté et humour. C’est un récit qui vous embarquera du début à la fin grâce à une intrigue assez intéressante. Il n’y a pas vraiment de bons et de méchants, mais nous savons tous que les différences n’aident pas à la cohabitation ; particulièrement lorsque de lourds secrets sont enfuis depuis tellement longtemps qu’ils ont été pratiquement oubliés …

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« L’ordre du Domaine Unique – Tome 1 : Le Peigne noir de Nibur » de Alix D’Angalie

Article - Présentation

Depuis qu’elle était majeure, elle fourrait son nez partout à la recherche d’un indice sur ses origines, sa famille et celle qui l’avait mise au monde. Peine perdue. C’était comme si elle n’avait pas existé durant les cinq premières années de sa vie. Dans une société où tout était contrôlé et informatisé, personne n’avait jamais rien trouvé à son sujet.

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Article - Résumé

Déterminée à éclaircir le mystère de ses origines, Aza franchit une invisible Barrière séparant deux mondes qui jadis ne faisaient qu’un. Elle découvre ainsi un territoire depuis longtemps oublié, peuplé par l’un des derniers clans du peuple Fær.

Devant sa témérité, les fæs décident de l’envoyer courir après un objet légendaire : le Peigne noir de Nibur. Renfermant une magie puissante, il devrait permettre à la Barrière de ne pas disparaître, préservant les terres dissimulées de la folie qui sévit de l’autre côté. Car des milliers d’années après le tragique naufrage de la princesse Nibur, le monde à son tour s’apprête à sombrer vers le néant.

Une chasse au trésor aux allures de course contre la montre va alors débuter.

Mais Aza réveille ainsi ses vieux ennemis…

Article - Mon avis

Avant tout et comme toujours, je tiens à remercier les Éditions du Monde Premier pour cette jolie découverte.

Comme le résumé nous l’indique, Aza est en pleine quête d’identité. Les 5 premières années de sa vie sont inexistantes, elle n’en a aucun souvenir … Aucun souvenir de ses origines, de son nom de famille ou même de sa date d’anniversaire. Tout ce dont elle est sûre, c’est qu’elle s’appelle Aza ! De nature curieuse, elle veut connaitre son passé. Particulièrement depuis près d’un an, lorsqu’un même rêve a commencé à hanter presque toutes ces nuits ! Mais elle a également l’intime conviction que ce retour en arrière n’est pas sans danger …

J’aurais tendance à dire que ce roman est divisé en deux parties.

La première concernant la vie d’Aza : ses recherches et ces aboutissements ; la découverte d’un monde enclavé peuplé de Fær et autres créatures dont elle n’aurait jamais imaginé l’existence ; mais également l’acceptation de faire partie des leurs, de croire en leur histoire et, par conséquent, en son histoire.

Et la deuxième concernant ce fameux Peigne Noir de Nibur. Peigne noir dont la légende nous raconte qu’il renfermerait une telle puissance de magie que seul un Fær saurait le reconnaitre. Mais qui aurait péri au fond de l’océan Indien en même temps que sa propriétaire, la princesse Nibur … Et c’est à Aza qu’à été confiée la tâche de retrouver cet objet légendaire. Nous allons donc la suivre dans son périple qui ne sera, bien sûr, non sans danger.

Cela lui faisait peur. Plus que les guerres de religion, les pandémies et les dérèglements climatiques réunis. Si elle cessait de faire ce rêve, une partie d’elle-même serait perdue à jamais. Une partie si vaste qu’elle n’aurait plus la force de vivre. C’était comme si on l’appelait mais qu’elle était sourde ; comme si on lui faisait de grands signes et qu’elle était aveugle.

Dès le départ, Aza n’est pas seule : Linne, sa meilleure amie, l’accompagne dans ce voyage entre Monde Premier et Monde Enclavé. D’un tempérament explosif, Linne n’avait pas vraiment laissé le choix à sa meilleure amie, même si celle-ci avait peur pour sa sécurité … Leur histoire est attendrissante car c’est le destin qui les à réuni ! Comme si une force invisible les avait poussé l’une vers l’autre pour qu’elle ne se sépare jamais.

Lors de ce périple, nos deux protagonistes vont rencontrer du monde. Certains vont les aider gentiment alors que d’autres vont tout faire pour les écarter de leur chemin … J’ai particulièrement retenu la présence de Thomas et Saa. Même si j’ai douté de cette dernière, elle est finalement rentrée dans mes bonnes grâces. Mais également celle de Nato, le grand-père de Linne qui m’a tout de suite intrigué tellement il est entouré de mystère.

Tout du long, les rebondissements sont fréquents, ce qui donne un rythme soutenu à ce récit. L’intrigue reste présente et l’histoire nous est parfaitement bien décrite. Du « pourquoi » au « comment », en passant par ses conséquences, la séparation des deux mondes nous est expliquée de façon très claire et détaillée.

Beaucoup de descriptions nous sont fournies lors des différentes étapes d’Aza. Certes, c’est parfait pour le côté visuel mais j’ai également trouvé que ça alourdissait certaines parties du texte. Mis à part ça, la plume de l’auteur n’en reste pas moins très agréable, fluide et un brin poétique. J’ai totalement été transporté dans son univers, que ce soit d’un côté ou de l’autre de la Barrière.

En bref : un récit qui peut parfois sembler un peu long mais qui vous gardera en haleine du début à la fin grâce à une plume agréable et aux différents personnages à qui l’on s’attache très vite ! C’est une histoire à découvrir et j’ai hâte de pouvoir me plonger dans la suite des aventures d’Aza et Linne.

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« M » de S’telle

Article - Présentation

Ne pas savoir qui elle est m’obsède de plus en plus. Mais il y a autre chose. Elle devient mon obsession à part entière.

Notification 4Article - Résumé

Manon réalise que son présent ne lui convient plus et décide de tout plaquer pour changer de vie.
En s’engageant sur cette voie, elle ne s’attendait pas à retrouver son passé, Max son premier amour.
Va-t’il se souvenir d’elle?
Lui a-t-elle pardonné?
Comment faire quand les sentiments qu’elle croyait éteints refont surface ?
Est-il possible de se construire un futur quand le passé est sous vos yeux… ou pas …

Article - Mon avis

Avant de commencer à vous exposer mon avis, et, comme toujours, je tiens à remercier les Éditions Erato pour ce partenariat ! J’ai mis du temps à le lire, je ne sais pas vraiment pourquoi et je m’en excuse … Une chose est sûre, si j’avais su, je l’aurais lu plus tôt !

Dans ce récit, nous allons suivre l’histoire de Manon, une jeune trentenaire qui, après le décès de sa grand-mère, se rend compte que sa vie ne lui convient plus. Du jour au lendemain, elle quitte tout ! Famille, petit ami, boulot, appart … Elle décide de tout plaquer sans un mot, pour vivre une nouvelle vie. Et qui dit nouvelle vie, dit nouveau nom ! Dorénavant, elle sera mademoiselle Alexandra Martins !
Mais qui aurait cru que ce changement de vie la mènerait tout droit quelques années en arrière ? En retrouvant Maxime, son amour mais aussi sa blessure de jeunesse, Alexandra va-t-elle renouer avec son passé ou fuir encore une fois ?

Je vais commencer par le gros bémol, comme ça c’est fait : je pense sincèrement qu’il y a eu un manque d’attention de la part des Éditions au niveau de l’eBook ! Non seulement il y a quelques soucis de mise en page, mais le plus dérangeant reste le suivi de dialogues … Les pensées personnelles qui interviennent dans une discussion sont pratiquement toujours données comme une suite du dialogue. Ce qui fait que l’on pense lire la réponse de l’interlocuteur alors que non, c’est juste une pensée … À la longue, disons-le clairement, on s’embrouille et c’est chiant !

Si on oublie cette partie de la chose, l’histoire et l’intrigue en eux-mêmes sont très prenantes ! Les actions et rebondissement sont nombreux, ce qui laisse très peu de temps mort. Et puis, l’auteur ajoute ce petit suspense qui fait qu’on veut vite en savoir plus ! Pourquoi Max ne se souvient pas d’Alex ? Quelle a été exactement la nature de leurs relations ? Vont-ils réussir à avoir une discussion calme et sincère ? Les réponses à ces questions nous sont dévoilées, petit à petit, juste de quoi nous donner envie de continuer !

La porte s’ouvre d’un coup, je n’ai pas le temps de réagir. Max me percute de plein fouet. Je pars à la renverse, je vais me retrouver les quatre fers en l’air.
Je sens des bras puissants m’enlacer, mais le choc est tellement violent que je l’entraine dans ma chute. Son corps s’écrase sur le mien quand je touche le sol.
Ahhhh ! Je suis au paradis ! Je pourrais passer ma vie ici … surtout mes nuits … ses bras, son odeur, son corps.
Mes pieds retouchent le sol et l’étreinte se desserre. Fin du rêve.
-Alex ? … Alexandra, ça va ? Réponds-moi !
– Euh …oui … ça va aller.
– Sür ? Je peux te lâcher ?
Non tiens-moi, sers-moi, prends … Oups …

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Alex ! C’était une femme pleine de vie avant le décès de sa grand-mère. Cette femme qui l’a élevé et qui lui a donné tout l’amour que sa mère aurait normalement dû lui donner, cette femme à qui elle n’a pas eu le temps de dire au revoir mais qu’elle n’oubliera jamais … On l’a sens réellement affectée par cette situation et s’en est très touchant !
Lorsqu’elle revoit Maxime, elle se rend compte qu’elle ne la jamais oublié et à peur de retrouver ces sentiments douloureux si longtemps refoulé.

Max aussi m’a beaucoup plus ! À 37 ans, il est à la tête d’une agence de sécurité mais son passé de militaire dans l’armée de l’air ne le quitte pas. Il porte un lourd fardeau qu’il mettra du temps à nous dévoiler mais qui ne le rendra que plus attendrissant. Lorsqu’il rencontre Alex, il ne la reconnaît pas mais il sait au fond de lui qu’il se passe quelque chose ! Savoir qui elle est devient une obsession … Et elle va devenir son obsession à part entière, même si ces nouveaux sentiments lui font peur !

Leur relation, quelquefois houleuse, est belle à « voir ». Ils vont se rapprocher, se repousser, puis, installer une certaines complicité entre eux qui ne va faire que renforcer leurs liens. Tandis qu’Alexandra veut de nouveau croire en l’amour, Max ressent ce besoin incontrôlable de la protéger, de savoir qu’elle va bien. C’est tout mignon ^^

J’ai également apprécié le fait que l’auteur ne s’attarde pas trop sur leur passé commun et se concentre principalement sur le présent. Ce qui permet de bien faire avancer l’histoire sans longueur ou lourdeur.

Outre nos deux tourtereaux, j’ai adoré la présence de Jeremy, le collègue et ami d’Alex. Ainsi que celle d’Éric, le patron d’Alex. Ils sont tous les deux très attentif, attentionné et drôle ! Que demander de plus ?

En bref, l’auteur nous offre une histoire très bien écrite grâce à une plume simple et entrainante. En alternant les points de vue d’Alex et de Max, elle nous permet d’avoir une vue d’ensemble très intéressante sur leur relation naissante. Quelques répétitions gênantes pour ma part, particulièrement au niveau des surnoms qu’ils se donnent, mais c’est moi qui n’ai pas vraiment le romantisme très développé je pense ^^ Je n’ai rien à vous dire de plus si ce n’est que, pour un premier roman, S’telle s’en sort particulièrement bien !

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