« Cycle de l’Enfant des Étoiles – Tome 1 : Lune de sang » de Nicolas Gomez

Article - Présentation

Bientôt nous remettrons Dimitsis dans le droit chemin. Tandis que les hommes se dirigent vers le mauvais côté de l’éternité, chaque nuit mes rêves se font plus clairs, plus précis. J’en ai désormais la certitude : d’un moment à l’autre, le ciel s’enflammera pour nous signifier le point de non-retour ! Alors nous exécuterons notre plan et les Ombres domineront, pour la fierté de notre Créatrice.

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Article - Résumé

À l’âge de seize ans, tous les jeunes hommes des Terres de Grandu doivent accomplir leur année de service militaire. Vindex, qui n’a jamais quitté les contrées enneigées du Nord, va devoir s’acquitter de cette obligation en compagnie de deux compagnons de son village natal. Ils effectueront leur service à la frontière du Grand-Duché d’Urmano, en paix avec les Terres de Grandu depuis vingt ans. Mais d’étranges ombres venues du sud planent sur le continent et les hordes sauvages des Terres Perdues menacent à nouveau son équilibre. Pris dans un engrenage dont ils ignorent tout, les trois jeunes sortiront-ils indemnes de ce difficile passage à l’âge adulte? Rien n’est moins sûr, d’autant que le Ciel lui-même viendra se mêler de leurs affaires …

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement Nicolas Gomez pour ce partenariat.

Dans ce premier tome, « Lune de sang », nous allons faire la connaissance de Vindex, un jeune homme de tout juste 16 ans et qui va donc devoir partir faire son année de service à la frontière des Terres de Grandu. C’est accompagné de Enrik et Einar qu’il va faire le voyage. Un voyage qui ne sera bien évidemment pas de tout repos car, discrètement, la guerre est sur le point d’éclater et les ennuies ne font que commencer.

C’est donc aux côtés de ces trois jeunes gens de caractères bien différents que nous allons parcourir ses Terres et les différents peuples qui l’habitent. Comme les nains des Montagnes Nuageuses ou encore les Wats, créatures sanguinaires et vicieuses des Terres Perdues. Et je dois bien avouer que, sur le début, retenir les noms des personnages ainsi que les nombreuses villes et villages, parfois difficilement prononçable, n’a pas été une épreuve des plus simples. Le point positif est qu’une carte nous est donnée en début de récit, afin de nous situer plus facilement. Mais malheureusement, elle devient un point négatif lorsque nous lisons le récit sur liseuse et qu’il nous est peu pratique d’aller la consulter …

Concernant notre héros principal, Vindex, c’est un fils de forgeron plutôt bien bâti, à qui son père a appris le maniement des armes depuis son plus jeune âge. Mais, foncièrement gentil, ce n’est pas quelqu’un de violent et la perspective du combat lui fait un peu peur. Malgré cela, il se montrera plein de courage et prêt à défendre les siens, coute que coute. C’est un jeune garçon très attachant, avec des problèmes de son âge, mais qui va également se montrer très mature. D’autant plus qu’il va découvrir qu’il est voué à un avenir prometteur.

Einar, quant à lui, est un bon combattant avec un petit côté sadique. Tuer ne lui fait pas peur ! Contrairement à Enrik qui est plus timide et réservé, parfois même un peu transparent à côté de ses compagnons …

Inclinez-vous devant votre Créatrice. L’ère des faux dieux est terminée ! Bientôt les Ombres éclaireront le monde et les hommes s’agenouilleront !

Lors de ce récit, écrit à la troisième personne du singulier, nous allons également avoir certains chapitres du point de vue des « méchants ». J’ai été nettement moins intéressée par ceux-ci, les trouvant parfois un peu longs, bien que je ne doute pas de leur utilité pour la suite.

Nicolas Gomez nous offre un récit intéressant, très fluide et qui se lit rapidement. Malheureusement, il m’a manqué un petit quelque chose, un « JeNeSaisQuoi » qui m’aurait donné cette sensation d’être pleinement investie dans l’histoire. J’aime être embarquée, alors que là, j’ai simplement eu l’impression d’être spectatrice … C’est dommage mais ça n’enlève rien à la qualité du récit et de son intrigue !

Une dernière chose : j’ai apprécié les 3 (ou 4 ? Je ne sais plus exactement)  petites phrases tirées d’une célèbre chanson aux sonorités bretonnes des années 1998 (merci Google) relatant les exploits d’un guerrier celte. Si si, je suis sur que vous avez compris la référence ^-^ C’est le genre de petit clin d’œil qui fait sourire le lecteur, et j’aime ça !

En bref : « Lune de sang » est le premier tome d’une trilogie (à confirmer) prometteuse mais qui, malheureusement, n’aura pas réussi à m’emporter dans son monde. Les personnages sont attachants et l’intrigue bien menée mais il m’a manqué ce petit truc en plus qui fait qu’un récit nous touche plus qu’un autre … Cependant, je suis certaines qu’il plaira à un grand nombre grâce à ses nombreux rebondissements et à son univers intéressant !

PartenariatNicolas Gomez

« À l’ombre des cerisiers » de Dörte Hansen

A l'ombre des cerisiers

Il ne fallait pas qu’il lui échappe, ce paysage où elle n’avait pas de racines, mais où elle s’était fixée.

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Article - Résumé

C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elle viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines. Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé ? Pour cela, il faudra d’abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d’originalité …

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

« À l’ombre des cerisiers » est un roman contemporain ou l’intrigue n’en est pas réellement une, étant donné qu’il s’agit plutôt de suivre le quotidien de différents personnages. Malheureusement, j’ai toujours plus de mal à être totalement emportée dans ce genre d’histoire, comme s’il me manquait un intérêt quelconque, un objectif à atteindre. Mais malgré cela, les personnages ont réussi à me tenir jusqu’au bout, ce qui est un très bon point !

Contre l’amour, c’est clair, on ne pouvait rien. Ça vous tombait dessus. Point.

Nous allons donc découvrir Vera, personnage central de ce récit, qui à quitter la Prusse-Orientale avec sa mère à la fin de la Seconde Guerre mondiale alors qu’elle n’avait que 5 ans, afin de s’installer en Allemagne du Nord, dans le « Vieux Pays », trouvant refuge chez une fermière du nom d’Ida Eckhoff. Après la mort de celle-ci, quelques années plus tard,  Vera refuse de quitter cette maison qui lui a ouvert ces bras, ou même d’y changer quoi que ce soit. Elle se sent chez elle, dans ces pièces froides et inconfortables qui lui ressemblent un peu.

Mais lorsque Anne et Léon, sa nièce et son fils, vont venir également trouver refuge dans cette même maison suite à sa séparation, les deux femmes vont devoir apprendre à communiquer. Que ce soit par de longs silences ou de discrètes attentions, elles vont  trouver ce qui leur manquait à toutes les deux : une famille !

Vera, qui a mis sa vie personnelle de coté pendant tant d’années, n’a ni mari ni enfants. Léon va apporter un peu de bonheur et de vie à cette sinistre maison, mais également dans le cœur de Vera.
Ces deux femmes, qui donnent l’impression de se suffire dans leur simple vie, vont s’apprivoiser et découvrir qu’en réalité, elles se sentaient bien seules …

Beaucoup d’autres personnages vont également interagir. Tels que Karl, le fils d’Ida ; Hildegard, la mère de Véra ; ou encore Heinrick, voisin et ami de Vera. Et ces au travers de tous ces personnages que l’auteur aborde la vie à la campagne et ces a priori, les différentes relations sociales et familiales, la solitude, la trahison, le deuil, …

Saisir un couteau, le planter dans son sourire, jusqu’à ce qu’il sombre enfin, lui aussi, dans son sang.

Dörte Hansen nous propose un récit plein de charme et de simplicité grâce à une plume douce et agréable à lire ! Elle nous transmet énormément d’émotions, non pas grâce à de nombreux dialogues, mais bien au travers de personnages très différents les uns des autres. Les descriptions sont donc nombreuses mais restent parfaitement équilibrées. J’ai eu un peu de mal à me familiariser avec les noms allemands, ce qui a rendu ma lecture légèrement chaotique par moments. Mais dans l’ensemble, je n’ai pas de réel « reproche » à faire à cette lecture. Mais pas non plus de grands compliments …

En bref : « À l’ombre des cerisiers » est un roman intéressant retraçant le quotidien de différents personnages aux caractères bien différents. Dörte Hansen arrive à nous transmettre énormément d’émotions sans user de dialogues interminables, bien au contraire. Malheureusement, les tranches de vie n’arrivent que rarement à m’émouvoir et à retenir mon attention. J’ai donc passé un bon moment avec cette lecture, mais on est très loin du coup de cœur …

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Kero

« Esclave de sang » de Tasha Lann

Article - Présentation

Dès qu’on retire la gent masculine, la vie devient un long fleuve tranquille.

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Article - Résumé

Mon nom est Evy Dumas et je suis une jeune étudiante tout ce qu’il y a de plus banale. Du moins je l’étais jusqu’à ce que j’aie le malheur d’accepter de suivre mes amis à la fête universitaire d’octobre. Ils se sont bien amusés. Pour moi… disons que la soirée a été intéressante.

Me voilà maintenant ballottée entre la France et l’Écosse, entre la fac et une cité hors du temps dirigée par cinq types carrément flippants. Des vampires… Comme ce gars – sublime – qui se croit en droit de diriger ma vie simplement parce que je l’ai vu planter ses crocs dans le cou d’une fille.

Cela vous paraît difficile à croire ?
Et pourtant…

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Comme je vous le disais lors de la présentation de cette lecture, il est grand temps que je vous partage mon avis étant donné que ce livre est sorti il y a quelques mois déjà. Mais je n’avais lu qu’un premier jet du récit, qui a été retravaillé pour sa publication. Et c’est la « re-lecture » qui m’a demandé plus de temps ^^ (Soit, on s’en fout un peu non ?)

Si vous me suivez depuis quelque temps maintenant, vous n’êtes pas sans savoir que les précédentes publications de Tasha Lann, « A.B.I.E. » et « Éclat Nocturne » ont été de véritables coups de cœur ; tant pour l’intrigue que pour le style d’écriture. Malheureusement, ce ne sera pas le cas pour cette fois …

Cela s’explique-t-il par le fait que ce soit de la bit-lit, un genre bien trop souvent lu et où j’ai peine à trouver une certaine originalité ? Peut-être … Toujours est-il que je n’ai pas détesté pour autant, j’ai même plutôt bien accroché ! L’univers créé autour du mythe fonctionne sans difficulté, l’histoire vampirique reste assez classique mais la touche apportée par Tasha Lann est intéressante, particulièrement lorsqu’il s’agit du concept d’Esclave de sang !

Je crois avoir fait des conneries cette nuit, mais j’étais trop ivre pour m’en souvenir.
– Aucun souvenir, aucun regret ! affirme Anya en connaissance de cause.
– Vu comme ça …

Evy Dumas, notre héroïne malchanceuse, est une jeune fille de 19 ans des plus ordinaires. Impliquée dans ces études et dans son boulot à la fac, elle ne se permet aucune incartade. C’est la bonne copine par excellence, celle qui ne boit pas et s’assure que tout se passe bien pour tout le monde. Malheureusement pour elle, le seul soir où elle se décide enfin à profiter, elle n’aurait peut-être pas dû … C’est le soir qui va changer sa vie !

Ce que j’ai apprécié chez cette jeune fille, c’est son énergie et sa combativité ! Son entêtement à continuer à se battre, même si les espoirs de réussite s’amenuisent rapidement. Elle ne peut rien faire pour contrer ce statut d’Esclave de sang qui ne lui laisse aucun moment de repos, mais elle est bien décidée à ne pas baisser les bras et à s’en sortir vivante !

Et puis, bien évidemment, il y a Jehan Sullivan ! Le beau et séduisant vampire au magnétisme irréel … On ne sait pas vraiment sur quel pied danser avec lui ! Une fois on se dit qu’il est le pire des goujats et, quelques pages plus tard, qu’il n’est finalement pas si mauvais que ça …

Mais n’allez pas croire à la romance niaiseuse, on en est loin ! Certes, il y a une attraction entre les deux qui ne peut être niée. Mais Evy ne se laisse pas faire et lutte contre cette faiblesse que lui impose Jehan ! Ce qui donne lieu à des situations légèrement cocasses et qui apporte, par la même occasion, une touche de légèreté à cette histoire sous tension.

Si mon corps est prisonnier, mon esprit, lui, est encore libre et j’ai bien l’intention de le lui faire sentir.

Ce que j’ai apprécié dans ma lecture, c’est que tout est réuni pour tenir le lecteur en haleine : la tension, les rebondissements, l’action, le suspense, … Parfois même un peu trop ! Tasha Lann ne laisse que peu de moment de répit à son héroïne. Ce qui « décrédibilise » (si je puis dire, parce qu’on parle quand même de vampire … Mais vous m’avez compris ^-^) légèrement certains évènements …

Que dire de plus si ce n’est que c’est toujours un plaisir de retrouver la plus de Tasha Lann !! J’ai encore une fois été emportée très facilement dans son histoire et j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de son personnage dans cet univers ; certes, plutôt commun, mais qui va faire de la vie d’Evy un véritable enfer !

En bref : un peu déçue parce que j’aurais aimé être aussi enthousiaste avec « Esclave de sang » que je l’ai été avec les précédentes publications de Tasha Lann. Malheureusement, je pense que le sujet ne s’y prêtait pas … Cependant, je souligne la touche apportée au mythe du vampire classique, qui est parfaitement développée et très intéressante ! Tout comme le caractère de l’héroïne, survolté et déterminé. J’ai hâte de découvrir la suite et savoir si Evy va se sortir de ce pétrin.

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« Ta façon d’être au monde » de Camille Anseaume

Article - Présentation

Je donnerais tout pour te sortir de ce cauchemar. Je voudrais te le jurer sur ce que j’ai de plus cher, mais ce que j’ai de plus cher, c’est toi.

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Article - Résumé

Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti… Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

Dès les premières lignes, j’ai été surprise et extrêmement perturbée par le style de narration qu’a choisi Camille Anseaume. Les deux amies ; et personnages principaux ; étant désignées par « Elle » et « Tu », la moindre seconde d’inattention pouvais me faire perdre le fil de ma lecture. On ne comprend pas toujours qui s’exprime et, pour être tout à fait honnête, j’ai bien failli abandonner assez rapidement tellement je trouvais que cela nuisait au plaisir de la lecture. Car, même si ce procédé est original, il tient le lecteur à bonne distance de ces personnages et n’instaure pas cette promiscuité qui me permet, personnellement, de me sentir investie dans leur histoire. Le lecteur restant simple spectateur …

Elle feuillette l’album, et se voit grandir de page en page. Dormir, baver, ramper, marcher, jouer, vieillir, poser. Mais entre deux clichés, presque rien. Elle était ou, pendant tout ce temps ?

Toute cette première partie ; qui dure quand même une bonne moitié du roman ; nous permet de découvrir ces deux amies d’enfance que tout oppose et qui, pourtant, ne se quitteront pas. De l’école au collège, en passant par les vacances à la mer et les premiers petits copains, leur amitié sera de plus en plus fusionnelle et les mènera jusqu’à la vie adulte, au cœur de Paris ! C’est là qu’elles vont vivre leurs premières soirées entre amis, découvrir la fac, décrocher leur premier travail. Mais également vivre des épreuves plus difficiles, tel que le deuil …

C’est à ce moment que la narration change ! La jeune fille angoissée qu’est « Elle » prend la parole en « Je ». Clairement, je n’ai pas compris l’intérêt de ce changement en plein milieu de la lecture. Mais je ne vais pas me plaindre car elle est beaucoup plus personnelle et touchante que la narration choisie pour la première partie, ce qui rend la lecture plus agréable et fluide !

Cette seconde partie est beaucoup plus sombre mais criante de vérité ! Fini l’insouciance, elles vont devoir faire face à la mort, au deuil qui en découle et a la façon que chacun à de se reconstruire, de continuer à vivre.

Même si j’ai été touchée par la façon dont l’auteur aborde le sujet, tout en pudeur et sobriété, j’avoue ne pas m’être totalement sentie investie dans le récit. J’ai eu l’impression que les différents personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, étaient survolés ! Peu de détails nous sont dévoilés et cette sensation de « manque d’information » m’a dérangée … Il est difficile de se sentir concernée ou de ressentir leur tristesse alors qu’ils ne restent pour nous, lecteur, que des étrangers.

Troublée par la fumée qu’on souffle, la scène paraît irréelle, plus douce. Fumer tue, mais quand même moins que la mort.

Concernant la fin, je suis restée assez choquée de ne pas avoir compris plus tôt ! J’avais presque cette envie de reprendre le récit depuis le début afin de voir si ma perception des choses en serait changée. Et puis, j’ai repensé à la narration … Non merci ^-^

C’est quand même dommage cette histoire de narration ! Car, pour le reste, Camille Anseaume a réellement une écriture formidable ! À la fois poétique et assez mystérieuse, elle se lit sans encombre et est extrêmement agréable. Les métaphores et les jeux de mots se côtoient pour former des phrases justes et percutantes, c’est ce qui m’a donné envie d’aller jusqu’au bout ! Et je suis sûr que ce roman aurait pu être un coup de cœur …

En bref : « Ta façon d’être au monde » est un joli récit d’amitié, de deuil et de reconstruction. Camille Anseaume nous emporte en quelques mots formant de jolies phrases percutantes et touchantes. Dommage d’avoir choisi ce procédé de narration qui rend la lecture chaotique et ne permet pas de se sentir totalement emportée aux côtés des personnages.

Je voudrais finir sur cette citation que j’ai particulièrement aimée, l’insouciance de l’enfance à l’état pur :

Figure-toi que vous veniez toutes les deux d’avoir une petite sœur qui s’appelait pareil, enfin  « pareil » c’était pas son prénom, disons qu’elles avaient le même, de prénom, et aussi d’âge. Tu lui as dit que la tienne était trisomique, elle a répondu que la sienne était capricorne.

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« Le passage des ombres – Tome 1 » d’Alice Moss

Le passage des ombres

– Il ne faut pas avoir peur, répondit-il avec douceur. Pas quand je suis là, jamais.

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Article - Résumé

Dans une ville enneigée, les traces de sang sont éclatantes. L’arrivée de Finn et de Lucas à Winter Mill a-t-elle un rapport avec ce cadavre retrouvé dans les bois ? Il semblerait que la petite ville perde peu à peu sa tranquillité. Tout comme le cœur de Faye ! D’abord, il y a Finn qui semble la connaître depuis toujours… mais il y a aussi Lucas, tellement séduisant mais dont la mère cache visiblement un lourd secret.

Article - Mon avis

Pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai gagné ce livre lors d’un concours il y a déjà quelques mois (voir plus ?) et je ne l’ai jamais sorti de ma PAL, trouvant le résumé trop banale. Mais, étant donné qu’il rentrait dans le thème du « Cold Winter Challenge« , c’était l’occasion de l’en sortir. Sans cela, je pense qu’il y serait encore …

Dès le début de ma lecture, j’ai eu un peu peur. Non seulement parce que je trouvais Faye et sa meilleure amie, Liz, très superficielle (mais j’y reviendrais plus tard) ; mais surtout parce que l’auteur commence son histoire avec de gros clichés : le beau gosse riche et séduisant qui le sait et qui en joue, le rebelle ténébreux et mystérieux à moto et blouson de cuir, le triangle amoureux, les nouveaux arrivants d’une petite ville qui sont automatiquement montré du doigt et jugé coupable de tous faits sortants de l’ordinaire …

Et puis, je me suis étonnée à être surprise de la tournure de l’intrigue, qui est bien plus originale que ce que le résumé laisse penser. Le monde décrit par l’auteur est intéressant et plutôt complet, et les mystères qui entourent cette petite ville de Winter Mill ont rapidement attisé ma curiosité. Et même si certaines révélations ne m’ont pas réellement surprise, le suspense est assez bien gardé. Ce qui fait qu’on n’oublie pas les clichés du début, mais on passe assez rapidement au-dessus.

– Nous ne sommes pas vos ennemis. Quelque chose de bien pire t’attend, Faye McCarron, crois-moi.

Faye McCarron, notre héroïne principale, vit chez sa tante Pam ; sa mère étant décédée et son père bien trop souvent absent à cause de son travaille d’archéologue. Avec Liz, sa meilleure amie, elles ressemblent à toutes les adolescentes de son âge ; aimant le shopping et les sorties. Mon seul souci est que, Faye seule, ça passe encore. Mais une fois que Liz est dans les parages, je les trouve toutes les deux plutôt agaçantes et extrêmement superficielles. Il est dommage que l’auteur préfère s’attarder sur leurs préparatifs de soirées si, en échange, l’intrigue prend certains raccourcis

Et puis, on rentre dans le sujet qui fâche avec Lucas et Finn : le triangle amoureux ! Qui, au final, n’en est pas vraiment un (Alléluia !) étant donné que l’on ne doute pas une seconde du choix de Faye … Ce triangle est donc assez bien mené pour ne pas tomber dans ce que l’on a déjà trop souvent lu !

D’un côté, nous avons Finn, le ténébreux et mystérieux biker au blouson de cuir affublé de l’insigne des « Black Dogs ». Au début, on ne sait pas grand-chose de lui si ce n’est qu’il s’intéresse particulièrement à Faye et qu’il semble la connaître. Il va s’avérer être assez protecteur et étonnamment présent quand on a besoin de lui. C’est un personnage intéressant mais qui manque légèrement de profondeur

Et puis, il y a Lucas, venu habiter avec sa mère dans une luxueuse maison à l’abord de la ville. Il m’a donné l’impression d’un gosse de riches qui s’ennuie … Finalement, on s’aperçoit que sa mère ne fait pratiquement pas attention à lui et que son père est inconnu au bataillon. Il est plutôt sympathique même si je n’ai pas totalement su m’attacher à lui …

Sous la surface humaine, la fureur du loup coulait dans les veines de Finn. Il eut soudain envie de courir, de laisser derrière lui cette part douloureuse de lui-même, jusqu’à ce que la bête l’envahisse totalement. Le besoin de chasser une proie, n’importe laquelle, grondait en lui.

Alice Moss ne nous offre pas un récit des plus percutants mais elle nous fait, malgré tout, passer un bon petit moment. Les chapitres assez courts aident à une lecture rapide et sans encombres, ce qui est plutôt appréciable. De plus, elle a choisi de nous livrer son histoire à la troisième personne du singulier, ce qui nous permet d’avoir le point de vue de plusieurs de nos protagonistes et, de cette manière, de suivre l’intrigue dans son ensemble. Nous sommes assez rapidement plongés dans une histoire mêlant plusieurs aspects du fantastique tel que les loups-garous, mais aussi la magie d’un monde parallèle. Dommage qu’il n’y ait pas plus d’actions, et moins de raccourcis

En bref : une lecture agréable mais qui reste sans grande surprise. Même si l’intrigue est intéressante et originale par certains aspects, j’aurais aimé avoir des personnages avec plus de maturité et moins de superficialité. J’ai malgré tout passé un agréable moment mais ce n’est pas le premier livre que je conseillerais …

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« La symphonie des abysses – Livre 1 » de Carina Rozenfeld

La symphonie des abysses

Le vent cascade le long du Mur, presque en silence. Une brise caresse la surface de l’eau, la plissant à peine. Le cri des mouettes, tournant là-haut, se mêle aux rires des enfants. Ce sont les seules musiques autorisées. Les seules notes qui résonnent dans le village. Le reste n’est que réminiscences…

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Article - Résumé

Un chant de liberté s’élève du fond des abysses, mais comment répondre à son appel quand un mur infranchissable vous en sépare ?

VOUS PENSIEZ ÊTRE AU PARADIS ?
Un gigantesque atoll, des plages de sable fin, une eau turquoise…
Un mur infranchissable.

IL VOUS FAUDRA D’ABORD VIVRE EN ENFER :
ARTICLE 1 : Tout contact physique, toute marque d’amour sont proscrits.
ARTICLE 2 : Il est interdit de chanter, d’écouter ou de faire de la musique.
ARTICLE 3 : Quiconque se livrera à ces activités illicites sera mis à mort.

VOUS N’ÊTES PERSONNE
VOUS APPRENDREZ À OBÉIR

Article - Mon avis

Quand j’ai appris que Carina Rozenfeld allait publier un nouveau roman, je n’ai pas cherché plus loin et l’ai acheté dès sa sortie. Ayant totalement adoré « Phaenix » (012), j’avais hâte de retrouver la plume si envoutante de l’auteure. Finalement il est passé, comme beaucoup d’autres, par la case PAL pour n’en sortir qu’il y a peu ^-^

Je me suis donc plongée dans ce récit avec beaucoup d’attente (peu être trop ?) pour en ressortir avec un avis en demi-teinte … Et, pour couronner le tout, je ne sais pas par où commencer ma chronique pour ne pas trop m’éparpiller ^-^

/ !\ Risque de spoiler / !\

Tout d’abord, je tiens quand même à souligner que je suis toujours aussi admirative et envoutée par la plume de Carina Rozenfeld ! Ce fut un véritable plaisir de plonger dans cette histoire, de découvrir chaque parcelle de ce monde imaginaire grâce à une écriture toujours aussi visuelle, fluide et même poétique. Les pages se tournent à une vitesse totalement folle !! Malgré cela, et à mon grand regret, je n’ai pas été totalement convaincue par ce récit

La cause principale ? Le rythme ! L’histoire est divisée en 2 parties mais, selon moi, elle comporte trois phases importantes. Et j’ai trouvé que les deux premières avançaient légèrement trop lentement, notamment à cause de longues périodes narratives et explicatives qui alourdissent le texte mais qui sont également, je pense, nécessaire à une bonne compréhension de l’intrigue et du monde instauré.

Premièrement, nous allons découvrir Abrielle, une jeune fille vivant dans un petit village entouré d’un mur électrifié et donc, infranchissable. Les règles sont simples mais strictes : le chant est interdit, aucune violence envers un membre de la communauté, et respect du couvre-feu ! Si ces règles sont bafouées, c’est la peine de mort qui pourrait être appliquée. Pour les villageois, la vie y est plutôt paisible. Mais pour Abrielle, c’est une autre histoire … Dès son plus jeune âge, emportée par l’hymne glorieux de la nature, elle s’est laissée aller à fredonné une musique innocemment, faisant d’elle une Réminiscente. Depuis, elle est surveillée de près et ne rêve que d’évasion. Elle aimerait tant découvrir ce qui se cache derrière ce mur qui entoure l’entièreté de l’Atoll et ne plus se sentir oppressée par ces lois lui interdisant de vivre pleinement …

Au fur et à mesure de son histoire, nous allons découvrir une jeune femme courageuse et déterminée à vivre libre, quitte à vivre seule. Débrouillarde et attentive ; c’est un personnage auquel on s’attache assez rapidement.

Elle se faisait violence, jour après jour, pour ne laisser jaillir aucune note, pour cacher ses réminiscences mais sa mère le savait, Braden le savait et Wilrick l’avait rappelé à tous : elle était condamnée au silence. Pour le restant de ses jours.

Ensuite, c’est avec Ca et Sa que nous allons faire connaissance. Eux aussi vive dans une ville entourée par ce même mur infranchissable et régie par une loi absolue : tout contacte physique ou marque d’affection est totalement interdit ! Dans le cas contraire, la peine est toujours la même : l’humiliation et la mort.

Et je peux clairement dire que c’est cette partie qui a le plus retenu mon attention. Non seulement parce que nos deux protagonistes sont touchants, mais surtout pour l’originalité du récit ! Il est intéressant de découvrir leur passé, leur présent et d’imaginer leur avenir. Je ne développerais pas par peur de trop spoiler, je dirais juste que l’écriture peut paraître déroutante au départ (notamment à cause de leurs « prénoms » très ressemblant qui peuvent porter à confusion) mais qu’elle n’en reste pas moins agréable une fois qu’on a pris le pli (c’est mystérieux tout ça dites donc ^^)

Nous ne sommes ni l’un ni l’autre,
et nous sommes la promesse des deux à la fois.

Et enfin, bien sûr, les chemins de tout ce beau monde vont finir par se croiser et l’aventure va pouvoir commencer. J’ai aimé assister à la naissance de leur amitié, au choix de chacun et de leurs conséquences. Découvrir à leurs côtés le mystère de l’Atoll qui nous laissera de plus en plus perplexe quant à son utilisé. Les scénarios possibles sont nombreux et j’ai hâte de pouvoir apporter des réponses à toutes mes questions ! Et surtout, va-t-on en savoir plus sur cette Symphonie des Abysses que seuls certains ont la chance d’entendre ?

Dans le premier tome de cette duologie, Carina Rozenfeld est obligée d’instaurer son nouvel univers. Malheureusement, et comme je le disais au début, ses nombreux passages narratifs sont intéressants mais parfois trop longs … Les descriptions prennent pas mal de place et certaines répétitions peuvent être légèrement lassantes. Malgré cela, elle fait preuve d’une imagination débordante et innovante ! Même si l’action manque cruellement, j’ai été emportée par ma lecture de la première à la dernière ligne. D’autant plus que les sujets abordés sont totalement d’actualité et très bien abordés, tels que l’acceptation de soi et l’affirmation de son identité sexuelle.

La mélodie était alors devenue plus grave, plus triste. Un regret, une nostalgie qui avait pris Aby aux tripes. Quelque chose vivait là-dessous, quelque chose qui avait le droit de chanter, de faire de la musique, sans frontières, sans limite. Quelque chose qui l’attendait, elle, Abrielle.

Je ne suis pas déçue par ce récit car, comme je l’ai dit, j’ai passé un super moment. C’est juste que je j’attendais, je rêvais, un nouveau coup de cœur à la hauteur de ce que m’avait fait ressentir « Phaenix ». Ce n’est pas le cas pour cette foi mais j’ai quand même hâte de découvrir la suite !

En bref : un récit novateur, original et intéressant. Malgré quelques longueurs, l’intrigue est bien ficelée et ne peut que décoller par la suite. Carina Rozenfeld nous offre encore une fois une écriture très visuelle et envoutante, qui vous transportera comme un éclair dans ce nouvel univers aux côtés de personnages uniques.

« Influx – Ensemble contre eux » de Laurence Lemire

Influx - Présentation

C’est à ce moment vraiment, que j’ai pris la décision de consacrer ma vie à la lutte anti-terroriste et de faire tout mon possible pour sauver le maximum de gens de la barbarie de ces dangereux groupements extrémistes.

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Article - Résumé

En 2014 : le terrorisme est à nos portes. Il est temps pour le Docteur Simson de mener à son terme le projet Influx et de le mettre à disposition du gouvernement. Mais les quatre jeunes gens issus de cette expérience, et dotés de pouvoirs paranormaux, accepteront-ils de consacrer leur vie à la lutte contre la violence et l’endoctrinement ? Après avoir été enlevés au Canada, emprisonnés en Égypte, puis traqués sur l’île paradisiaque de Tetiaroa, leur décision est unanime : ils aideront leur pays à combattre les ennemis de la démocratie.

L’Influx, cette arme secrète, sera-t-il l’ultime rempart contre les assaillants de la liberté ?

Article - Mon avis

Je remercie les Éditions Baudelaire pour ce partenariat.

Encore une fois, c’est un avis en demi-teinte que je viens vous donner. Vous allez finir par croire que je suis difficile, mais pas du tout ! Juste que, au vu du résumé, je m’attendais à un récit plus spectaculaire …

Dès les premières lignes, le décor est planté tout en maintenant un certain suspense. Mélina se réveille dans une pièce aseptisée, mais sans aucun souvenir. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Pourquoi ?
Rapidement, elle est prise en charge par le Dr Édouard Simson et son assistante, Miss Marty. Mais ces souvenirs doivent revenir d’eux-mêmes … Et c’est grâce à Colin, l’un de ces amis retenus prisonniers en Égypte, que ça mémoire va refaire surface : Ils font partie de l’Influx, ce programme expérimental qui les ont doté de superpouvoirs !

J’ai eu beau creuser au fond de ma mémoire, aucun souvenir ne voulut percer ce qui me semblait être un voile opaque sur ma vie antérieure. Je ne savais pas où j’étais, ce que je faisais dans cette chambre et comment j’y étais arrivée. Qui étais-je ? Quel était mon âge ? À quoi ressemblais-je ?

Niveau intrigue, c’est parfait ! On se pose directement beaucoup de questions quant à leurs différents pouvoirs, s’ils peuvent être complémentaires, leur utilité exacte, … D’autant plus que l’auteur nous plonge dans un monde qui est le nôtre, où terrorisme et guerre de religion sont de véritables fléaux dévastateurs. Et ces superpouvoirs, dont ces quatre adolescents sont dotés afin de lutter pour la liberté, vont attiser la convoitise de plusieurs gouvernements et groupes extrémistes.
Tout est réuni pour avoir un récit sous tension, avec actions et suspense.

Mais, malheureusement, et même si le récit garde un bon rythme, l’auteur à décider de se centrer principalement sur la psychologie des personnages. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, c’est juste que, du coup, j’ai eu l’impression d’avoir une intrigue sous-exploitée et peu développée, qui manquait cruellement d’action et de rebondissements. Et, même quand ceux-ci étaient présents, tout m’a paru beaucoup trop facile, trop rapide et trop gentillet … L’ensemble manque cruellement de complexité !

Avait-il eu raison ou tort de créer ces jeunes mutants ? L’avenir le dirait. Il leur faisait entièrement confiance et ne doutait pas une seconde de leur intégrité.

Comme je le disais, ce sont les différents personnages et les relations qu’ils entretiennent qui ont été mise en avant. Ainsi nous allons découvrir leur quotidien, ce qu’il a été et ce dont il deviendra. Mais également leur entrainement et leur éducation au sein de la propriété du Dr Simson.
Je ne vais pas trop m’attarder sur eux étant donné que je risquerais de vous spoiler mais je dirais simplement que j’ai trouvé Mélina quelque peu naïve et insouciante. Et même un peu niaise dans sa relation avec Colin … Phil et le Dr Simson m’ont laissé indifférente alors que Miss Marty m’a souvent donné le sourire. Mon coup de cœur revient à Carla, qui est légèrement susceptible mais qui cherche simplement à se faire une place au sein du groupe.

Pour ma part, j’ai trouvé l’originalité de ce récit dans la narration. En effet, même si les court chapitre sont racontés en alternance par Mélina et Colin, ainsi que le Dr Simson ; c’est Mélina qui reste la principale protagoniste. Seuls ces chapitres sont à la première personne du singulier alors que ceux de Colin et du Dr Simson sont, eux, à la troisième personne du singulier.

Miss Marty vint frapper à ma porte vers dix heures. Je bondis du lit aussitôt. Je me sentais bien reposée et j’étais prête à me servir de l’influx. Je le devinais, tapi au fond de moi, comme un fauve à l’affût de sa proie, prêt à bondir.

Malgré ces désagréments, Laurence Lemire a réussi à retenir mon attention jusqu’à bout grâce à une écriture agréable et claire. Cependant, je souligne malgré tout la présence de détails insignifiants et de répétitions qui alourdissent le texte. Attentions également à certaines coquilles passées à la trappe, tels que « Miss Simson » au lieu de « Miss Marty »; ou encore aux majuscules en début de ligne alors que la phrase n’est pas terminée, ou après une virgule … Ce ne sont que de petites choses mais qui gênent malgré tout la lecture.

En bref : je m’attendais à un récit mélangeant suspense et actions, je me suis plantée ! Même si j’ai trouvé l’ensemble assez fade et les personnages trop « bisounours », l’intrigue de base me semble toujours intéressante. Je reste curieuse de découvrir la suite qui, je l’espère, sera plus mouvementée et moins facile. Ça manque de tension tout ça !

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« Faits d’hiver » d’Alice Moine

Article - Présentation

J’ai juste le temps de penser : voilà, c’est ma vie, quand soudain tout se désagrège dans un vacarme de mort.

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Article - Résumé

Quelque part dans la ville, un immeuble se tient droit sur ses fondations. Plus pour longtemps si l’on en juge par la forte odeur de gaz qui s’échappe d’un appartement. Avant que la flamme d’un briquet n’embrase les cinq étages, dix histoires d’hommes et de femmes s’y entrecroisent. Qui sont-ils ? Par quels hasards et coïncidences échapperont-ils à ce rendez-vous fatal ? Alice Moine nous offre un premier roman tout en délicatesse, dessinant grâce à un claquement de porte ou un bruit de talon le microcosme d’un immeuble, avec ses joies et ses peines.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

Habituellement, je ne suis pas du tout attirée par tout ce qui ressemble à un recueil de nouvelles. Je trouve toujours les histoires trop courtes et peu développées. Mais cette fois, étant intriguée par le résumé, j’ai quand même voulu tenter l’aventure. Je ne dirais pas que j’aurais dû m’abstenir car j’ai apprécié ma lecture. Mais il m’a quand même manqué quelque chose

Sur le principe, Faits d’hiver pourrait s’apparenter à un recueil de nouvelles. En effet, chaque chapitre nous offre un moment de vie de chaque locataire de l’immeuble. Et c’est cette manière de lier les locataires, qui a première vue ne se connaissent pas tant que ça, que j’ai trouvé très intéressante. Par le simple fait de se croiser dans l’escalier, d’une odeur ressentie dans le couloir ou d’un bruit de télévision familier ; ils vont se passer le relais pour nous livrer leur récit. Des récits qui, malheureusement, se termineront toujours de la même manière …

Bizarrement, moi qui aime avoir des personnages aboutis, le fait que ceux-ci ne le soient pas forcément ne m’a pas dérangé. Certains parlent mais nous ne livrent même pas leurs noms, il reste mystérieux et ne dévoile leur personnalité que très lentement. Ça donne à l’ensemble du texte un petit côté décalé que j’ai beaucoup apprécié ! Et c’est au travers de ces personnages très différents les uns des autres, tant au niveau de l’âge, du sexe, de la situation sociale ou professionnelle, que l’auteur aborde plusieurs thèmes et sentiments tels que la jalousie, le deuil, la solitude, la vengeance, … Mais aussi la joie, l’espoir et le bonheur !

Je fermai les yeux, sereine d’être toute entière dans l’instant présent.

En allant à l’essentiel et sans fioritures, Alice Moine arrive, en peu de lignes, à nous décrire chaque situation. Les mots sont simples mais choisis avec soin, ce qui rend la lecture très agréable et rapide. Visuellement parlant, rien que les titres des chapitres nous permettent d’avoir un repaire étant donné qu’ils indiquent l’emplacement de l’appartement des personnages prenant la parole. De plus, elle nous offre une fin assez « surprenante », mais belle, en jouant sur deux tons : le drame, à cause de l’explosion ; mais également la joie de cette jeune fille qui l’aperçoit depuis le cimetière qu’elle traverse chaque jour.

Ce qui me manque dans ce récit, c’est tout simplement une intrigue ! Car, dès la fin du premier chapitre, on sait que l’explosion aura lieu, c’est inévitable. On ne sait pas qui sera dans l’immeuble, ni de quoi sa vie est faite, mais il y aura certainement des victimes. Malheureusement, le fait de ne pas avoir le temps de s’attacher aux différents protagonistes fait que nous n’avons pas ce sentiment d’inquiétude. C’est dommage …

En bref, Faits d’hiver est un joli récit qui nous prouve que chaque vie peut, à un moment ou un autre, être infimement liée. Malheureusement, et ce malgré une écriture très agréable et des personnages sympathiques, je n’ai pas réussi à être touchée par ces histoires. J’ai refermé le livre avec un léger sourire aux lèvres mais sans avoir ressenti de réelles émotions …

Partenariat
Kero

« La drôle de vie de Zelda Zonk » de Laurence Peyrin

Article - Présentation

Elle n’avait jamais vraiment enregistré le nom de Zelda. « Mme Zonk », c’était certainement ainsi que les médecins s’étaient adressés à sa voisine, mais les syllabes avaient glissé dans l’air cotonneux de la chambre blanche sans qu’Hanna prête attention à la drôle de combinaison que formaient son prénom et son nom remis dans l’ordre.
Zelda Zonk.

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Article - Résumé

Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?

Article - Mon avis

Comme toujours, je remercie les Éditions Kero pour cet envoi ! Je ressors de cette lecture avec un avis assez mitigé même si j’ai malgré tout passé un bon moment.

Nous faisons donc la connaissance d’Hanna et Jeffrey Reagan, un couple assez routinier vivant dans un petit village irlandais du nom de Dearbly-Upon-Haven. Lui est un ancien journaliste, reporter de guerres, reconverti en écrivain. Elle, s’est associée à Marsha et travaille une fois par semaine dans une petite boutique qui propose de redonner vie à de vieux objets.
Mais, suite à un accident de la route survenu alors qu’elle se rendait à l’atelier, Hanna va être hospitalisée. Sa voisine de chambre, Zelda Zonk, est une vieille dame pleine de sagesse mais qui cache également bien des secrets.
C’est en rentrant chez elle qu’Hanna découvre que ce nom « Zelda Zonk » était celui que prenait Marilyn Monroe pour passée inaperçue … Décidée à mener son enquête, elle va elle aussi reconsidérer sa vie, son mariage, son quotidien tranquille, … Et si Marilyn et Zelda n’étaient qu’une seule et même personne ? Elle aussi, pourrait-elle changer de vie ?

En commençant ma lecture, je n’avais pas de réelles attentes. Le résumé nous donne quelques informations mais ne nous éclaire pas complètement sur la tournure que prendra l’intrigue. Une « enquête » pour découvrir qui est réellement Zelda Zonk sur fond de remise en question personnelle ? Ou l’inverse ? Ce qui fait que, finalement, je ne ressors pas déçue de cette lecture. Mais pas totalement convaincue non plus. C’est une histoire agréable, mais sans plus …

Pourtant, le début, bien qu’un peu trop lisse à mon goût, est assez prometteur ! La rencontre entre Hanna et Zelda est clairement le point de départ de ce récit. C’est à ce moment que prends vie le mystère entourant Zelda, mais aussi toutes les réflexions d’Hanna !

Zelda est une vieille dame de 85 ans à la gaieté naturelle. Pleine d’humour et très attachante, elle a totalement changé de vie du jour au lendemain par amour. Lorsqu’elle va raconter son histoire à Hanna, celle-ci va réfléchir et se poser tout un tas de questions sur sa vie ! Ce qu’elle aurait pu être, ce qu’elle est, ce qu’elle pourrait devenir, … Mais, curieuse, Hanna voudrait également savoir si Zelda et Marilyn forment une seule et même personne.

Toute cette partie est intrigante mais, même si le personnage de Zelda est important, on se plonge principalement dans les tourments d’Hanna. Et c’est cette partie justement qui me laisse perplexe. Car, d’un côté, j’ai apprécié de la découvrir dans cette période de questionnements et de remise en question. On découvre une femme qui se pensait épanouie alors qu’en réalité, elle rêve d’une vie plus trépidante qui lui donnerait un sens. Mais d’un autre côté, je ne peux approuver les choix que ces réflexions lui amènent à faire !

Je ne lui jette pas la pierre étant donné que je pense sincèrement que son mari, Jeff, est aussi fautif qu’elle dans leur histoire. Mais de là à le tenir pour responsable de la banalité de sa vie … Après, je dois quand même avouer que le fait de partager la vie d’Hanna, avec ces doutes, ces envies, ces sentiments et ces émotions ne nous permettent pas forcément de juger, juste de désapprouver … Principalement à lisant la fin (qui est assez ouverte, soit dit en passant), qui nous prouve que personne n’est jamais tout blanc ou tout noir ! (Et je n’en dirai pas plus sous peine de vous spoiler ^^)

On ne s’attend jamais à tout ce qui peut nous arriver quand on s’embrasse gaiement sous le gui pour le Nouvel An.

Laurence Payrin nous livre simplement une histoire de vie, celle d’Hanna. Et même si le récit nous est raconté à la troisième personne du singulier, l’auteur arrive à la rendre plus personnel. Elle nous parle d’amour, d’amitié, de fidélité, d’acceptation, … Mais également de mensonges et d’adultère ! Les quelques touches d’humour sont appréciables et l’écriture, descriptive et fluide, est agréable.
Cependant, je n’ai pas trouvé un rythme très soutenu. Je me suis lassée, et parfois même ennuyée, assez rapidement … Je pense que j’aurais apprécié d’avoir plus de Zelda et moins d’Hanna.

En bref, « La drôle de vie de Zelda Zonk » est un récit qui me laisse perplexe. J’ai aimé toute l’histoire tournant autour de Zelda mais celle d’Hanna m’a rapidement lassée. Malgré cela, la plume de l’auteur est agréable et elle sait rendre ces personnages réels. Quant à savoir si Zelda Zonk est bien Marilyn Monroe … Je vous souhaite une bonne lecture 😉

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Kero

« Parfaite » de Caroline Kepnes

Article - Présentation

– Eh bien, acheter un livre est une des rares choses honnêtes que nous fassions. Ce type-là n’est pas venu acheter du Dan Brown ou du Salinger. Ce type est entré ici pour se confesser …
– Vous êtes un prêtre ?
– Non, je suis une église.
– Amen.

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Article - Résumé

Est-ce de l’amour ? De l’obsession ? Glissez-vous dans la peau d’un psychopathe pour qui la différence entre les deux est si infime… Lorsque Beck pousse la porte de sa librairie, Joe est immédiatement sous le charme. Ravissante, effrontée, sexy, elle est tout simplement tout ce qu’il cherche chez une femme. Et quand Joe aime, c’est d’un amour total, inconditionnel. Obsessionnel. Dangereux ? Il commence par infiltrer la vie de Beck par tous les moyens. Il se procure accès à ses mails, la suit virtuellement sur les réseaux sociaux et physiquement dans les rues de New York. Comme il sait tout d’elle, il devance ses moindres désirs. Il est sensible, romantique, toujours au bon moment au bon endroit. Mais si Beck ignore l’ampleur de l’obsession de son nouveau petit ami, Joe ne connaît pas non plus toutes les facettes de sa proie…

Article - Mon avis

Comme à chaque fois, je vais commencer par remercier les Éditions Kero pour ce service-presse.
Lors de l’envoi, ils m’ont prévenu que les avis publiés jusqu’ici étaient plutôt mitigés, ce que je peux largement comprendre. Mais, pour ma part, si je devais résumer ma lecture en deux mots, je dirais plutôt qu’elle était tout ce qu’il y a de plus déroutante et fascinante !

Tout d’abord par rapport à la narration qui est assez particulière. En effet, nous nous retrouvons au cœur des pensées les plus intimes d’un psychopathe ; Joe ; grâce à une sorte de journal intime, écrit à la première personne du singulier, et qui s’adresse à un « tu » qui n’est autre que sa victime ; Beck. Ce qui est assez déstabilisant car on est à la fois à la place de la victime grâce à (ou à cause de) ce « tu » mais nous nous retrouvons également pris au piège des humeurs de cet être à l’esprit légèrement (euphémisme) tordu !

Comme je le disais, c’est déstabilisant, mais c’est également très plaisant ! Dans d’autres romans de ce genre, nous sommes presque toujours du côté de la victime ou des personnes censées prendre en charge cette affaire. Pour une fois, nous sommes réellement du côté des méchants et c’est assez novateur de pouvoir essayer de comprendre ce qui se passe dans le cerveau de quelqu’un tels que celui de Joe.

Tu as un frère, Clyde. Tes parents ont vraiment été des connards quant il s’est agi de vous trouver des prénoms. Tu as une sœur, Anya. Des connards, donc, mais pas le genre que j’imaginais.

Joseph Goldberg, Joe, est un jeune homme qui, au premier abord, est assez « normal » et sympathique. Il n’a pas fait de grande étude mais il est malgré tout très cultivé, notamment grâce à son travail de libraire qui lui permet de lire énormément. Il a le profil du bon copain : à l’écoute, attentionné, compréhensif et … obsessionnel ! C’est ce dernier point qui fait de lui une personne déséquilibrée et dangereuse ! Particulièrement lorsqu’il tombe amoureux, son obsession n’a alors aucune limite et ses émotions passent de l’une à l’autre en un quart de seconde …

Et c’est Guinevere Beck, une jeune étudiante accro aux réseaux sociaux et futur écrivaine, qui va en faire les frais ! Aimant se sentir désirée, elle multiplie les conquêtes et va jouer avec Joe sans se douter de ce qui se trame dans son dos (remarque, elle non plus n’est pas très net dans sa tête …).

Car oui, chaque jour, Joe l’espionne, l’observe et la suit partout, que ce soit dans ces déplacements ou via les technologies modernes tels que sa boîte mail, Facebook, Twitter, … Rien ne lui échappe, il sait tout, sur tout ! Ce qui lui permet de se rapprocher d’elle en sachant toujours ce qu’elle attend de lui. Au fil des jours, Beck devient une véritable passion ! Une passion qui le pousse à tuer au nom de l’amour toute personne qui se mettre en travers de son chemin. Et tout ça sans aucun remords ou sentiments de culpabilité bien sûr, car il est évident que ce sont les autres qui ont des problèmes, pas lui

C’est énigmatique, terrifiant et pourtant, si intrigant ! Petit à petit, l’auteur nous entraine dans les pensées malsaines d’une personnalité à la psychologie machiavélique. On lit, on essaye de comprendre sa personnalité et ses agissements mais nous ne sommes pas des psychopathes en puissance (du moins je l’espère ^^) …

Ce récit pourrait également faire l’objet d’une étude concernant la sécurité de notre vie privée sur les réseaux sociaux. En effet, c’est impressionnant (et extrêmement flippant) de découvrir avec quelle facilité Joe récolte toutes ces informations. Alors oui, nous sommes dans une fiction mais quand même … L’espionnage informatique fait partie de la société actuelle et malheureusement, nous ne sommes jamais à l’abri d’un détraqué poursuivant nos moindres fait et gestes …

Mais c’est terrible de mépriser ce qu’on a parce qu’on n’a pas ce qu’on veut.

Parfaite est un thriller psychologique très complexe qui sort des sentiers battus ! Si vous cherchez du suspense et du gore à gogo, passez clairement votre chemin ! Mais si vous êtes attiré par les ambiances froides sur fond d’un amour pervers, n’hésitez pas ! Certes, vous ne ressentirez pas de grandes émotions mais le personnage de Joe peu facilement vous fasciner et / ou vous horrifier de façon addictive.

Je suis dans les compliments depuis le début de ma chronique mais j’ai malgré tout quelques points négatifs à soulever ; deux, tout particulièrement.

Tout d’abord, il y a un sérieux problème de rythme et ce, même si nous ne sommes pas dans un texte propice aux scènes d’actions ou de rebondissements. À voir le temps que j’ai mis à lire les 300 premières pages, on peut franchement dire que ma lecture à commencer laborieusement ! Non seulement à cause de répétitions certaines mais également de descriptions tirées en longueur … Les 200 dernières pages sont nettement mieux mais ça ne rattrape pas tout, malheureusement.

Ensuite, il y a les références qui sont beaucoup trop nombreuses à mon gout ! Que ce soit des auteurs, des livres, des scènes de films, des chansons, … Ça plombe un peu le texte, particulièrement quand celles-ci nous sont inconnues, et clairement : trop de références, tue la référence !

Et en dernier, un point qui n’est pas vraiment négatif mais légèrement dérangeant : je trouve qu’il est dommage d’avoir une écriture si particulière en étant si vulgaire. Franchement, la vulgarité ne m’effraye pas, surtout lorsqu’elle sert à appuyer la personnalité d’un personnage comme Joe. Mais, à force, elle n’a plus vraiment d’utilité à mon sens …

En bref : un thriller excitant (mais terrifiant) qui vous permettra d’être transporté dans le cerveau tordu d’un psychopathe obsessionnel. Vous le suivrez dans ces désirs et ces délires. C’est un récit intrigant et intéressant. Dommage que le rythme ne soit pas plus soutenu …

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Kero