« L’Impératrice Némésis » de Coralie Martin

Article - Présentation

Derrière moi, mon bonheur. Mon présent, ma damnation.

Notification 4

Article - Résumé

Les vampires sont des monstres suceurs de sang. Leur société est pleine de certitudes, d’arrogance et de stupidité archaïques. Et j’en fais partie.
Mais qu’importe d’appartenir à leur race, tant que cela me permet de détruire celui qui m’a rendue immortelle – celui qui a tué mon enfant, mon amant et prit ma liberté.
Mais mon objectif n’est pas du goût des Anciens. Ma tête est mise à prix. Paria, chassée et morte-vivante, je dois assouvir ma Némésis afin de vivre pleinement une dernière fois…

Article - Mon avis

Je remercie les Éditions Baudelaire pour ce partenariat.

Dans « L’impératrice Némésis », nous allons rencontrer Marie Dandeleau, une jeune femme en quête de vengeance. Elle veut retrouver cet homme qui l’a tant fasciné, mais qui la révulse à présent. Cet homme qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui ; son maître. La peur est bien présente, mais seul son but compte : le tuer !

Durant son voyage, Marie va nous conter son passé. Entre nostalgie et désespoir, nous allons découvrir les faits marquants de sa vie et faire connaissance avec les personnes qui resteront à jamais dans son cœur. Ainsi, nous apprenons qu’elle avait un avenir tracé : promise au riche Seigneur Gonzague de Bauchefort, elle lui donnerait un enfant et occuperait sa place en tant que femme. Ce qu’elle fît ! Mais, l’arrivée de cet étrange apothicaire a bouleverser ces projets … En lui volant sa vie, son humanité, et ce qu’elle avait de plus cher, cet homme lui a également forgé un caractère déterminé et sombre. Loin de ce qu’elle était avant.

On peut clairement dire que le titre de ce récit est en parfaite adéquation avec le thème principal : la vengeance ! Elle en est le fil conducteur du début à la fin, Marie ne vivant que pour ça. Et qui la damnerait, après avoir vu son enfant se vider de son sang devant ces yeux ? Seul la mort de ce vampire, de son maître, la délivrera de ce sentiment.

Mais ce que cet individu m’a fait est bien pire : il m’a créée et il m’a donné une illusion de liberté, le fantasme que je pouvais faire mes propres choix sans tenir compte des autres.

Marie a eu une enfance des plus agréables, entourée par l’amour de son frère et de ses parents. Mais ; née à une époque où les femmes ne sont considérées que comme de jolies choses pouvant fournir une descendance ; Marie, elle, a soif d’apprendre. C’est pour cette raison qu’elle écopera du surnom de « femme savante ». C’est aussi ce qui lui fera faire la pire des rencontres : son Maître !

Marie est un personnage intelligent ! Bien décidée à ne pas faire figure de plante verte au sein du palais, elle s’imposera auprès de son mari et du conseil ; peu importe les regards en coin qui lui seront lancés ou la mauvaise réputation qui lui sera donnée. Son caractère bien trempé, avec une touche d’ironie bien placée, ne va que s’accentuer avec la perte de son humanité. Marie est prête à tout pour détruire celui qui a anéanti sa vie !

À ce jour, Marie n’a pas réellement d’attache et préfère d’ailleurs les éviter en vue du combat à venir. Mais, sans compter sa famille, Marie retiendra l’existence de deux personnes ayant eu un rôle important dans sa vie.

Tout d’abord, Marie-Edith. Une jeune catin de caractère et débrouillarde qu’elle décide d’engager en tant que femme de chambre, maîtresse de son mari et oreille attentive du château en son absence. Toujours à veiller sur elle dans les pires moments, Marie-Edith deviendra rapidement son amie, sa confidente, son soutien.

Mais également Bastien, cet être sanguinaire qui deviendra son amant. Poli et prévenant, il l’aidera à se recentrer sur elle-même. Mais son sort sera celui qui scellera à jamais sa décision.

Le bonheur, nous le gardons un peu près de nous sans nous rendre compte de ce qu’il est réellement puis, dans un soupir, il s’envole.

Mis à part l’histoire, j’ai apprécié plusieurs points dans ce roman. Notamment l’originalité de la narration. En effet, chaque chapitre commence par une partie en italique où Marie nous explique ces pensées, ces états d’âme, ce qu’elle vit actuellement … Pour ensuite nous plonger dans son passé, ses souvenirs, ses explications sur le comment de sa transformation ainsi que le pourquoi de sa soif de vengeance.

Chaque souvenir n’est pas forcément donné dans un ordre chronologique mais le style d’écriture de l’auteure aide beaucoup à sa compréhension. À la fois délicat et poétique, elle choisit ces mots avec soin afin d’avoir l’impact souhaité sur le lecteur qui n’en reste que plus attentif. Et, le fait de choisir une narration personnelle accentue encore ce sentiment de proximité avec Marie. Si ce n’est quelques répétitions qui restent assez rares, nous sommes totalement plongés dans cet univers, dans cette attente de son histoire.

De plus, Coralie Martin revient aux sources du légendaire vampire : cruel, cynique, manipulateur, méchant, sanguinaire, … Non pas que je ne sois pas fan des récits vampiriques que l’on peut lire aujourd’hui, loin de là ! Mais je dois dire qu’il est très agréable de retourner à la base même de cette créature mythique. D’autant qu’elle ne s’est pas arrêtée là et qu’elle y a construit toute une hiérarchie complexe qu’il est intéressant de découvrir.

Étonnamment, c’est à la guerre que je ne fuis pas. Je suis dans mon élément, dans le présent, car je savoure par anticipation l’extase du sang coulant dans la gorge et le savoureux sentiment d’avoir tué ses ennemis.

Un seul bémol vient ternir tous ces compliments : la fin ! Chacun l’interprète comme il le souhaite mais, pour ma part, je me suis retrouvée déconcertée. J’attendais une confrontation digne de la haine qu’éprouve Marie envers ce vampire qui lui a tout prix. Et finalement, pas grand-chose … C’est beaucoup trop rapide et sans réelle tension. Je ne sais pas si une suite est prévue mais je l’espère car j’aimerais en savoir plus !

En bref : Coralie Martin nous plonge facilement dans son univers grâce à une écriture entrainante et fascinante. Son héroïne, Marie, est touchante de par son histoire et sa détermination à assouvir sa vengeance. On retrouve enfin des vampires digne de leurs rangs, assoiffé de sang et sans pitié. Le coup de cœur n’était pas loin, mais c’était sans compter sur la fin que j’ai trouvée trop vite expédiée. Dommage …

Partenariat
Logo Baudelaire

Publicités

« Influx – Ensemble contre eux » de Laurence Lemire

Influx - Présentation

C’est à ce moment vraiment, que j’ai pris la décision de consacrer ma vie à la lutte anti-terroriste et de faire tout mon possible pour sauver le maximum de gens de la barbarie de ces dangereux groupements extrémistes.

Notification 3

Article - Résumé

En 2014 : le terrorisme est à nos portes. Il est temps pour le Docteur Simson de mener à son terme le projet Influx et de le mettre à disposition du gouvernement. Mais les quatre jeunes gens issus de cette expérience, et dotés de pouvoirs paranormaux, accepteront-ils de consacrer leur vie à la lutte contre la violence et l’endoctrinement ? Après avoir été enlevés au Canada, emprisonnés en Égypte, puis traqués sur l’île paradisiaque de Tetiaroa, leur décision est unanime : ils aideront leur pays à combattre les ennemis de la démocratie.

L’Influx, cette arme secrète, sera-t-il l’ultime rempart contre les assaillants de la liberté ?

Article - Mon avis

Je remercie les Éditions Baudelaire pour ce partenariat.

Encore une fois, c’est un avis en demi-teinte que je viens vous donner. Vous allez finir par croire que je suis difficile, mais pas du tout ! Juste que, au vu du résumé, je m’attendais à un récit plus spectaculaire …

Dès les premières lignes, le décor est planté tout en maintenant un certain suspense. Mélina se réveille dans une pièce aseptisée, mais sans aucun souvenir. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Pourquoi ?
Rapidement, elle est prise en charge par le Dr Édouard Simson et son assistante, Miss Marty. Mais ces souvenirs doivent revenir d’eux-mêmes … Et c’est grâce à Colin, l’un de ces amis retenus prisonniers en Égypte, que ça mémoire va refaire surface : Ils font partie de l’Influx, ce programme expérimental qui les ont doté de superpouvoirs !

J’ai eu beau creuser au fond de ma mémoire, aucun souvenir ne voulut percer ce qui me semblait être un voile opaque sur ma vie antérieure. Je ne savais pas où j’étais, ce que je faisais dans cette chambre et comment j’y étais arrivée. Qui étais-je ? Quel était mon âge ? À quoi ressemblais-je ?

Niveau intrigue, c’est parfait ! On se pose directement beaucoup de questions quant à leurs différents pouvoirs, s’ils peuvent être complémentaires, leur utilité exacte, … D’autant plus que l’auteur nous plonge dans un monde qui est le nôtre, où terrorisme et guerre de religion sont de véritables fléaux dévastateurs. Et ces superpouvoirs, dont ces quatre adolescents sont dotés afin de lutter pour la liberté, vont attiser la convoitise de plusieurs gouvernements et groupes extrémistes.
Tout est réuni pour avoir un récit sous tension, avec actions et suspense.

Mais, malheureusement, et même si le récit garde un bon rythme, l’auteur à décider de se centrer principalement sur la psychologie des personnages. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, c’est juste que, du coup, j’ai eu l’impression d’avoir une intrigue sous-exploitée et peu développée, qui manquait cruellement d’action et de rebondissements. Et, même quand ceux-ci étaient présents, tout m’a paru beaucoup trop facile, trop rapide et trop gentillet … L’ensemble manque cruellement de complexité !

Avait-il eu raison ou tort de créer ces jeunes mutants ? L’avenir le dirait. Il leur faisait entièrement confiance et ne doutait pas une seconde de leur intégrité.

Comme je le disais, ce sont les différents personnages et les relations qu’ils entretiennent qui ont été mise en avant. Ainsi nous allons découvrir leur quotidien, ce qu’il a été et ce dont il deviendra. Mais également leur entrainement et leur éducation au sein de la propriété du Dr Simson.
Je ne vais pas trop m’attarder sur eux étant donné que je risquerais de vous spoiler mais je dirais simplement que j’ai trouvé Mélina quelque peu naïve et insouciante. Et même un peu niaise dans sa relation avec Colin … Phil et le Dr Simson m’ont laissé indifférente alors que Miss Marty m’a souvent donné le sourire. Mon coup de cœur revient à Carla, qui est légèrement susceptible mais qui cherche simplement à se faire une place au sein du groupe.

Pour ma part, j’ai trouvé l’originalité de ce récit dans la narration. En effet, même si les court chapitre sont racontés en alternance par Mélina et Colin, ainsi que le Dr Simson ; c’est Mélina qui reste la principale protagoniste. Seuls ces chapitres sont à la première personne du singulier alors que ceux de Colin et du Dr Simson sont, eux, à la troisième personne du singulier.

Miss Marty vint frapper à ma porte vers dix heures. Je bondis du lit aussitôt. Je me sentais bien reposée et j’étais prête à me servir de l’influx. Je le devinais, tapi au fond de moi, comme un fauve à l’affût de sa proie, prêt à bondir.

Malgré ces désagréments, Laurence Lemire a réussi à retenir mon attention jusqu’à bout grâce à une écriture agréable et claire. Cependant, je souligne malgré tout la présence de détails insignifiants et de répétitions qui alourdissent le texte. Attentions également à certaines coquilles passées à la trappe, tels que « Miss Simson » au lieu de « Miss Marty »; ou encore aux majuscules en début de ligne alors que la phrase n’est pas terminée, ou après une virgule … Ce ne sont que de petites choses mais qui gênent malgré tout la lecture.

En bref : je m’attendais à un récit mélangeant suspense et actions, je me suis plantée ! Même si j’ai trouvé l’ensemble assez fade et les personnages trop « bisounours », l’intrigue de base me semble toujours intéressante. Je reste curieuse de découvrir la suite qui, je l’espère, sera plus mouvementée et moins facile. Ça manque de tension tout ça !

Partenariat
Logo Baudelaire

« La menace Andromède – Tome 1 : Flocon de Sang » de Ralph Koehler

LEC - Andromède

Un village fantôme laisse libre cours à l’imagination, d’où cette propension qu’a le commun des mortels à extrapoler ses peurs en présence d’un lieu sombre ou confiné.

Notification 4

Article - Résumé

Hiver 2144. Cinq ans après le déclenchement de conflits majeurs dans le monde suite au manque de nourriture et de surfaces habitables, les gouvernements du monde entier se sont effondrés sous le poids de la plus importante guerre civile de l’histoire de l’humanité. Dans cette société ébranlée par une surpopulation chaotique, deux choix s’offrent aux plus téméraires. Survivre à la vie citadine où la violence et les trafics en tous genres sont légion, ou affronter une vie à l’état sauvage au cœur d’espaces inhospitaliers. La mort serait-elle l’inévitable clef du destin ?

Exilé en France, dans le massif du Vercors, Franck MacConnel, ex-commandant des Marines, résiste depuis des années aux rudes hivers de la montagne. Depuis son cocon de survie bâti à l’écart du chaos, il n’imagine pas une seconde qu’une menace sans précédent est sur le point de s’abattre sur lui et le reste du globe. Le sort de la planète peut-il reposer sur celui d’un seul homme ?

Article - Mon avis

Comme toujours, je vais commencer par remercier les Éditions Baudelaire !
Quand j’ai reçu la fiche de presse, j’étais hésitante. D’un côté, le résumais me plaisait beaucoup ; mais d’un autre côté, la couverture ne m’attirait pas du tout. Je ne la trouve ni attirante, ni repoussante ; elle est juste … « basique » ! J’avais donc peur que l’histoire le soit aussi … Mais 96 pages, c’est vite passé. Et finalement, je ne regrette pas d’avoir accepté ce partenariat !

En effet, nous sommes loin de l’histoire basique d’un roman de science-fiction ! Plongés au cœur du Vercors en plein hiver 2144, nous rencontrons un ancien commandant des Marines des États-Unis, Franck MacConnel. Âgé d’une quarantaine d’année, il a décidé de s’exiler en France peu après le début des conflits mondiaux provoqué par une surpopulation et un manque cruel de place. Les gouvernements ne savent plus quoi faire et la famine engendre des scènes d’une violence extrême. Malheureusement, cette belle région que les hommes n’ont pas encore détruite va être la cible d’une industrie sans scrupules qui pense avoir une solution à apporter au monde …

Les populations du monde entier sombrent peu à peu sous l’oppression d’un despotisme fantôme. Alors que chacun œuvre à sa survie dans la plus grande précarité, le nombre de victimes augmente chaque jour, le plus souvent de causes inexpliquées : des corps sauvagement mutilés, déchiquetés.

Dès le début, nous sommes plongés dans ce monde en plein chaos ! Toute la première partie du récit n’est qu’explications et descriptions : le nouvel ordre sociétal qui en est réduit à la loi du plus fort ; le paysage, qu’il soit post-apocalyptique ou toujours en sursis comme dans ce massif ou la nature à toujours ces droits ; mais aussi les actions de MacConnel, vivant isolé dans une petite chaumière épargnée des pillages. L’auteur nous confine dans une atmosphère pesante, sans aucun dialogue. Mais malgré ça, on ne s’ennuie pas ! Tout comme le personnage principal, nous sommes sur le qui-vive, prêt à percevoir le moindre changement significatif nous informant que le danger approche.

Heureusement, tout le récit n’est pas comme ça. Car même si c’est intrigant, je pense que je me serais rapidement lassée. L’auteur nous offre ensuite un récit moins étouffant ou l’action va enfin prendre part et où de nouveaux personnages vont pouvoir interagir avec notre ancien Marine.

Notre héros du jour est un homme qui profite simplement de ce que la nature peut lui donner sans en abuser. Ancien militaire, c’est un homme d’action qui sait se débrouiller seul afin de survivre dans un endroit, aussi hostile soit-il. Mais ainsi exilé de toute civilisation, la solitude lui pèse … La vie n’a pas toujours été tendre et certaines blessures sont plus difficiles à refermer que d’autres. Il est difficile de dire que je l’ai trouvé attachant car il ne nous dévoile que peu de chose, je dirais simplement qu’il m’a été attendrissant et très humain. Ce qui en fait un personnage réaliste. Seul petit bémol pour moi : la chance lui sourit un peu trop facilement. Mon côté sadique aurait souhaité que la vie lui mette un peu de bâton dans les roues, histoire d’influer un peu plus de crédibilité à certaines actions et, de ce fait, une fin peut-être moins rapide …

Ayant consacré tant d’énergie à la cause des hommes, il se sentait aujourd’hui plus proche de la nature que jamais il ne l’avait été.

Ralph Koehler, ancien critique littéraire (je pense qu’il est intéressant de le souligner), nous offre un récit abouti et riche en vocabulaire. Grâce à une plume descriptive et précise, il nous plonge visuellement au cœur de son histoire et nous fait ressentir les émotions de son personnage avec facilité. Loin des lectures jeunesses avec lesquels je suis habituée, j’ai pris plaisir à évoluer dans ce monde d’adultes à l’ambiance soutenue.

Je ne sais pas combien de tomes comportera cette série mais ce premier opus en est une très bonne introduction ! Le fait que l’auteur prenne le temps de nous expliquer comment le monde à fini régné par l’anarchie et pourquoi chacun lutte pour sa survie est très intéressant. Il nous donne envie d’en découvrir la suite qui, je l’espère, sera plus développée !

En bref : ce fût une lecture très agréable, bien qu’un peu trop courte à mon gout. L’auteur pose ces bases tranquillement mais j’espère que la suite sera plus mouvementée, tout en gardant ses talents d’écriture visuelle. La fin nous laisse présager que ce que nous avons découvert n’est que la partie visible de l’iceberg ; mais nous restons quand même sur notre faim !

Partenariat
Logo Baudelaire

« Kyara Alwen – Tome 1 : Le livre des pactes » de Anastasia Laurens

Article - Présentation

Cal avait toujours été présent à mes côtés. Que ce soit à la mort de notre mère ou encore au point culminant de ma maladie. Il n’avait jamais cessé de me soutenir, me servant d’exemple. Il me défendait bien plus que son honneur, et cherchait constamment à me rendre plus heureuse que je ne l’étais. Il m’emmenait souvent sur le blanc de la colline contempler monts et merveilles, afin de me faire sourire.

Notification 3

Article - Résumé

Unique héritière de la Maison Alwen, Kyara est promise à un avenir paisible sans grande passion. Mais le sort en a décidé autrement lorsque sa vie est mise en danger par la guilde des assassins. Unique rempart entre les forces du mal, épaulée par son frère Caleb, ainsi que par ses amis Doumaï et Matthew, elle est entraînée malgré elle dans la quête du Livre des Pactes, au cours de laquelle elle devra tout abandonner pour sauver non seulement les siens mais aussi son monde menacé par l’impitoyable Salem, chef des inhumains, assoiffé de vengeance. Son parcours sera jalonné de rencontres tant fantastiques qu’effrayantes, dans un univers post-apocalyptique qui se reconstruit avec les blessures du passé. Son courage sera-t-il suffisant pour mener à bien cette mission en dépit des multiples dangers qui la guetteront, et malgré sa vie qui ne tient plus qu’à un fil ? Saura-t-elle déjouer les projets destructeurs de Salem contre lequel elle se dressera ?

Article - Mon avis

Je tiens à remercier les Éditions Baudelaire que je continue de découvrir grâce à ce second service presse. Je dois bien l’avouer, j’ai été faible car j’ai choisi ce partenariat uniquement pour la couverture et n’ai lu le résumé qu’enter les lignes ^^ Mais c’est une très bonne surprise que j’ai eue avec cette lecture pleine de rebondissement !

De plus, en faisant quelques recherches, je découvre qu’Anastasia Laurens n’a que 17 ans lors de la parution de son livre. Ce qui lui promet un bel avenir au vu de la qualité de ce premier tome. Certes, j’ai quelques bémols à souligner mais dans l’ensemble, j’en suis très contente !

Kyara Alwen est une jeune fille ayant hérité de la maladie incurable qui a tué sa mère alors qu’elle n’avait que 3 ans. Chouchoutée par son père et surprotégée par son frère, Caleb, elle est cloitrée au sein du manoir dans lequel elle vit, entourée de domestiques. Mais sa petite vie tranquille va brutalement changer lorsqu’un soir, lors d’une attaque, son père est assassiné. Quelques jours plus tard, c’est Madeleine, sa mère de substitution, qui est retrouvée morte. Et en plus de toutes ces épreuves, son frère qui avait déjà un comportement bizarre, disparaît du jour en lendemain … Littéralement transportée dans un monde qui lui est totalement inconnu, Kyara est déterminée à retrouver son frère !

C’est à ce moment que débute son aventure fantastique ! Entourée de Matthew et Doumaï, elle va découvrir un monde dont elle n’aurait même jamais soupçonné l’existence. Entre guildes des assassins, sorcières, elfes, nains, salamandres, dragons, … Elle ne saura plus vraiment où donner de la tête. Tout ce dont elle est sûre, c’est qu’elle veut retrouver son frère et déjouer les plans de Salem, peu importe quelle créature elle devra affronter !

Moi, on me trouvait une ressemblance frappante avec une poupée de porcelaine, en apparence si fragile, menue, fluette, en un mot : faible.

Ce périple va également lui redonner confiance en elle ! Elle se sent forte et ne veux plus être prise en pitié à cause de sa maladie. D’une nature calme et douce, elle va s’affirmer, rencontrer du monde et s’entourer des bonnes personnes afin d’affronter la bataille que délivre Salem contre tout homme peuplant cette terre.

Très proche de son frère, elle ne s’attend pas du tout à ce qu’elle va découvrir. Les nouvelles, bonnes ou mauvaises, nous arrivent en même temps qu’elle, et peu de chose nous laisse présager la suite ! Les rebondissements sont nombreux et l’intrigue reste présente afin de nous tenir en haleine !

Nous allons également découvrir beaucoup de personnages !
Comme Matthew, qui l’épiait jour après jour afin de mener à bien sa mission mais qui finalement, va l’aider dans ce périple. Mais aussi Doumaï qui est plutôt brute de décoffrage mais qui s’avère être une alliée de choc.
Le roi Guillaume V également, au pouvoir depuis 10 ans et qui s’avère être un homme jaloux et avide de pouvoir. Ou encore Salem, cet être sanguinaire sans remords …

Tout était si calme. La mort était-elle ainsi ? Obscure et effrayante au début, puis douce et apaisante à la fin ?

Même si j’ai beaucoup aimé cet univers, je dois bien avoué avoir ressenti une légère monotonie. Le récit est, certes, rempli de rebondissement et d’actions, mais le style est parfois un peu trop romanesque à mon gout, ce qui alourdit certaines actions ou même certains dialogues, tuant le suspense au passage … Je reproche également un manque d’émotions du côté de Kyara ! Elle est, sans nul doute, très attachée à son frère et bien décidée à le retrouver mais je n’ai ressenti que peu de tristesse quant à sa disparition par exemple …

Premier tome de la saga, Le livre des Pactes nous laisse sur une fin alléchante et insoutenable, quelque peu sadique même, mais qui a le don de titiller le lecteur ! J’ai vraiment hâte de découvrir la suite car ce n’est que le début des aventures de cette jeune Lady qui grandira, je pense, en même temps que son auteure.

En bref, je ne suis pas totalement convaincue mais je reste intriguée par ce récit, notamment grâce à une fin surprenante. Les chapitres sont courts, le style est parfois lourd mais agréable malgré tout ! Les personnages sont à la fois attachants et surprenants.
C’est une très bonne introduction aux aventures de Lady Alwen !

 

Partenariat
Logo Baudelaire

« La Particule » de Ray Lantset

Article - Présentation

Pour le plus grand malheur de l’humanité, les molécules synthétiques se reproduisaient, se multipliaient dans l’eau, ce qui allait provoquer la pire pandémie qu’allait connaître le monde.

Coup de coeur

Article - Résumé

John Carter, neurobiologiste émérite, n’a qu’une obsession : sauver son fils des ravages de la drogue. Après trois ans de recherches, il pense être arrivé au but. Mais son fils ne peut pas attendre plus longtemps car une nouvelle overdose l’a conduit à l’hôpital. John est convaincu que sa seule chance de rédemption est de lui administrer la Particule, sans attendre de nouveaux tests. Il est loin de se douter qu’il commet la pire erreur de sa vie…

Article - Mon avis

Lorsque j’ai découvert ce livre sur le site des Éditions Baudelaire, j’ai directement été intriguée par le résumé. Très énigmatique, il ne nous dévoile qu’un soupçon d’intrigue et aucun indice ne nous est donné sur ce qu’est la Particule ou concernant les conséquences de cette « pire erreur ». Le suspense ne restera pas complet pour vous étant donné que, pour vous donner mon avis, je suis obligée de vous dévoiler certains détails. Mais rassurez-vous, je ne vous dirai pas tout !

Avant de commencer, je tiens quand même à signaler quelques petits bémols. Car même si ce n’est pas ce que je retiendrais de cette lecture que j’ai totalement adorée, ils m’ont quand même dérangé durant ma lecture. Encore une fois, alors que nous sommes dans une version papier, il y a quelques soucis au niveau des dialogues : certaines réflexions personnelles intervenant pendant un dialogue sont données comme une suite du dialogue, ce qui fait qu’on peut s’embrouiller. Certes, ce n’est pas récurrent mais quand même … Et également de gros problèmes de syntaxes ! Je vous donne un mini exemple que j’ai pensé à noter sur la fin :

Ces derniers jours ont été vraiment été terrifiants.

Ce sont de petites choses, j’en suis consciente, mais qui, mine de rien, vienne entacher la lecture et la rendent moins agréable … Je tenais donc à la signaler malgré tout !

Mais, maintenant, passons aux choses sérieuses !

John Carter, ex-neurobiologiste, est en pleine recherche d’une Particule qui vise à combattre la dépendance à l’héroïne afin de pouvoir aider son fils, Terry. Les recherches conventionnelles n’ayant rien donné, il y a quitté son travail pour se créer son propre laboratoire à domicile, dans son sous-sol. Mais, lorsque son ex-femme lui apprend que son fils est de nouveau à l’hôpital pour une nouvelle overdose, il décide de lui administrer sa dernière découverte, la Particule SH36, sans plus attendre. La phase de test n’est pas entièrement terminée mais les premiers résultats sont assez concluants pour qu’il y croie !
À aucun moment John ne s’est imaginé ce que cette Particule allait provoquer chez l’être humain, ou encore qu’elle allait couter la vie à des milliers de personnes !

Car oui, cette Particule va être dévastatrice ! Chaque personne infectée devient une arme. Non seulement pour lui, mais également pour toute personne qu’il côtoya. La particule se faufile dans votre cortex cérébrale, détruit tout sur son passage et en prend la totale possession, vous rendant totalement inhumain !

Je ne veux pas vous dévoiler les conséquences exactes de cette contamination car je pense que ça gâcherait le plaisir de la découverte. Sachez juste que l’auteur ne s’est pas vraiment attardé sur ces êtres devenus bestiaux et sanguinaires, il a préféré se pencher sur le côté psychologique et émotionnel de cette pandémie ainsi que ses conséquences ; et c’est là toute son originalité ! De Chicago à Québec, nous allons côtoyer plusieurs personnes, infectées par cette Particule, qui vont nous permettre de suivre son cheminement. Mais également les membres d’une même famille luttant pour leur survie !

En voulant sauver son fils, il avait condamné quelques personnes, mais en versant la Particule dans l’évier puis en se suicidant, il détruisait le monde entier.

C’est donc une multitude de personnages qui nous sont présentés ! Tout d’abord John Carter, le créateur de cette Particule et qui, sans le savoir, va contaminer le monde entier par son geste de désespoir. À 50 ans, c’est un père qui se sent coupable de la déchéance de son fils et qui est bien décidé à le libérer de l’emprise que la drogue a sur lui. Depuis que sa femme l’a quitté il y a presque 3 ans, il se laisse aller et ne se consacre qu’à ses recherches. Il est difficile de s’attacher à lui étant donné qu’il se suicide assez rapidement et que, franchement, ce n’est pas vraiment son sort qui nous intéresse durant notre lecture.

Et c’est pareil pour Terry qui est, soyons franc, un abruti ! Tout ce à quoi il pense alors qu’il s’enfuit de l’hôpital, c’est le fait que mélanger la Particule de son père à de l’héroïne ferait des trips d’enfer … Même si le mal a déjà fait son bout de chemin lorsque Terry crée cette nouvelle drogue, j’ai du mal à ne pas le tenir pour responsable lui aussi. Et malgré le fait qu’il ait envie de profiter de la liberté que lui a offerte son père en se refaisant une vie calme et posée, je n’ai pas réussi à le prendre en pitié …

C’est Tom et Jonathan, des cousins de Terry, qui vont nous faire suivre cette affaire de l’intérieur et à qui l’on s’attache beaucoup plus facilement.

Tom est un militaire en année sabbatique venu aider sa mère et sa femme dans la ferme familiale de Chicago. Rappelé pour sécuriser les lieux de la pandémie, il se retrouve assez rapidement confronté à ces nouveaux êtres. Mais voulant protéger les siens, il va faire ce qui lui semble le mieux : fuir ! Même s’il peut parfois nous paraître sans cœur, il réagit de la meilleure façon qu’il soit dans ce genre de situation et prend les bonnes décisions.

Jonathan, quant à lui, suis à la lettre les conseils que lui a transmis Tom dans l’optique que ce virus traverse les frontières jusqu’à lui, au Canada ! Avocat, il a également certaines relations qui vont lui permettre de tout faire pour mettre sa famille en sécurité.

Ces deux personnages sont principalement ceux qui vont nous permettre de suivre toute l’action. Car de l’action, il y en a ! Et de nombreux rebondissements viennent également agrémenter ce récit sous tension ! L’ensemble est très bien écrit, entre suspenses et scènes sanglantes, afin de nous transporter directement à Chicago. Le tout sous un rythme soutenu, alternant les actions aux dialogues constructifs et nous donnant, de cette façon, une facilité d’imagination !

La fin, bien qu’assez subite, est plutôt subtile et bien pensée ! C’est une bonne manière de clôturer cette histoire où tout un monde doit maintenant se reconstruire …

En bref, je dirais que cette lecture est clairement un roman d’ambiance. Nous n’allons pas principalement suivre un groupe de personnes voulant sauver le monde mais bien l’évolution d’une molécule tueuse. À la fois dans l’émotion et dans l’action, il pourrait même nous rendre légèrement paranoïa en nous prouvant que le risque 0 n’existe pas et qu’une contamination de ce genre pourrait se produire n’ importe où !

C’est un coup de cœur et une lecture que je vous recommande sincèrement !
Je remercie encore une fois les Éditions Baudelaire pour cette découverte ainsi que pour la proposition de partenariat que je ne regrette pas d’avoir accepté.

Partenariat
b8a00cdc-f03e-45e1-8aa2-12d77c9fda99