« Saulnier et la petite morte » de Caterine Coss

Article - Présentation

À première vue on dirait un vieux râleur, un blasé mais je pense qu’en fait c’est un homme sensible que la misère du monde emmerde profondément.

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Article - Résumé

Pierre Saulnier, lieutenant de police à l’ancienne ne supporte rien ni personne, encore moins ses collègues qui le lui rendent bien. Usé et désabusé, il traîne sa vie comme on traîne un vieux boulet et noie parfois sa triste existence dans l’alcool.

Pourtant, en ce matin frileux de décembre, Saulnier est loin d’imaginer qu’il est sur le point de se lancer dans une enquête bien particulière, une enquête qui va bouleverser sa vie…

Qui aurait cru qu’une Petite Morte….

Article - Mon avis

Avec (encore) un train de retard, voici enfin mon avis sur la 4ème publication des Éditions Calepin dont j’ai fait la couverture : Saulnier et la petite morte ! À première vue, l’histoire me semblait intéressante, sans plus. Mais c’était sans compter la plume additive de Caterine Coss et sa très belle leçon de vie.

Pierre Saulnier, lieutenant de police depuis déjà quelques années, est un homme brisé par la vie. Bourru et blasé, il traine des pieds et ne vois que le mauvais de ce que la vie peut lui offrir. Mais, alors qu’il enquête sur le meurtre de Marion, une jeune fille dans la fleur de l’âge assassinée de plusieurs coups de couteau, Saulnier va devoir faire face à un événement des plus inattendus : le fantôme de la petite morte va entrer en contact avec lui afin de l’aider dans son enquête. Mais pas que …

Nous allons donc suivre l’enquête de Saulnier concernant l’assassinat de Marion. Une enquête en apparence plutôt banale mais qui va se révéler être beaucoup plus que ça ! En effet, alors que le lieutenant piétine magistralement dans son enquête, Marion va se manifester à lui par le biais de son ordinateur. Même si elle est bel et bien morte, son esprit est décidé à retrouver son assassin !

Dès les premières lignes, le ton est donné concernant l’état d’esprit de Saulnier ! Il râle, ne s’intéresse à rien, il est du genre pessimiste et cette enquête l’ennuie plus qu’autre chose …
Mais, suite à sa « rencontre » avec Marion, ce personnage va évoluer. Il va devenir plus « vivant », plus ouvert et épanouit. Et même si nous sommes toujours dans l’enquête, j’avoue l’avoir relégué au second plan et m’être plus intéressée aux états d’âme de ce personnage car son évolution est vraiment belle à voir et très bien amenée !

J’ai également bien apprécié le personnage de Marion, la jeune fille assassinée. Lorsqu’elle évoque son passé, nous comprenons qu’elle n’a pas eu une vie facile. Marion a quitté Paris pour Grenoble mais, une fois sur place, elle s’est retrouvée seule … Les Leroy l’ont soutenue et aider en lui donnant un logement ainsi qu’un travaille. Elle était appréciée de tous au restaurant, que ce soit les clients ou des Leroy, ces employeurs. Les chapitres la concernant nous permettent de mieux la connaitre étant donné que, dès le début, elle meurt alors qu’elle n’avait que 23 ans et toute la vie devant elle.

Le lien qui va unir nos deux protagonistes est vraiment beau ! On sent parfaitement le côté bénéfique qu’apporte Marion à Saulnier ! Depuis la mort de sa femme et de son fils de 7 ans dans un grave accident de voiture, il s’est refermé sur lui-même. Marion va le faire revivre, lui redonner du courage ! Il va être plus joyeux, plus enjoué, et va reprendre soins de lui.

Marion va également nous permettre d’avoir un point de vue différent sur le lieutenant. Elle parle de lui avec beaucoup d’affection, ce qui lui donne un petit côté très attachant qu’on ne lui attribuerait pas au début.

En conclusion, Caterine Coss nous offre un récit policier qui, tout en faisant évoluer son enquête, fait également évoluer la psychologie des personnages. Si vous cherchez un roman avec une enquête détaillée, là, par contre, je vous dirais que ce n’est pas le livre qu’il vous faut ! Mais pour ma part, le côté fantastique et relationnel mi en avant est largement suffisant pour me faire apprécier ma lecture. De plus, l’auteur à une plume entrainante et maitrisée ! Elle réussit à nous faire passer par différentes émotions grâce à des personnages très attachants et à une histoire maitrisée du début à la fin !

Bref, si vous êtes à la recherche d’un roman à mi-chemin entre le policier et le fantastique, n’hésitez pas !

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« Tout ira bien Salomé… » de Renaud Blondel

Article - Présentation

Tu sais papa, ne t’inquiète pas pour moi. Si je meurs, je serai contente parce que je sais que je retrouverai maman. Si je suis vivante, je suis contente aussi parce que je suis avec toi. Tu vois papa, je suis tout le temps contente.

Notification 5Article - Résumé

Matthias n’a plus le temps…
Du haut de ses cinq ans, sa fille Salomé lutte contre une pathologie génétique grave.
Une transplantation pourrait la sauver, mais le greffon n’arrive pas. Désormais, le pronostic vital est engagé à très court terme.

Le hasard d’une rencontre ouvre alors de nouveaux horizons et redonne espoir à ce père attentif. Pour Salomé renaît peut-être enfin un avenir… mais en terre inconnue et au prix d’un impensable dilemme.

Article - Mon avis

Je sais, je sais, j’ai pris un peu de retard et du coup, voici seulement mon avis sur l’une des dernières publications des Éditions calepin dont j’ai fait la couverture. Honte à moi ^^ Mais que voulez-vous, les journées ne sont pas assez longues pour faire tout ce dont j’ai envie … Soit, on n’est pas là pour parler de moi mais de « Tout ira bien Salomé … », roman de Renaud Blondel que j’ai littéralement dévoré !

Mathias est un papa célibataire qui vit seul avec sa fille d’à peine 5 ans, Salomé, depuis le décès de sa femme quelques années plus tôt.  Après le rituel du coucher, il laisse sa fille sous la surveillance de sa nounou afin de se rendre au vernissage organisé par son amie Emmanuelle. L’état de santé de Salomé ne va pas en s’améliorant, il n’a donc vraiment pas le cœur de « l’abandonner » mais ne tiens pas non plus à décevoir son amie. C’est donc la mort dans l’âme qu’il se dirige vers la galerie d’art. Une fois sur place, Medhi, linguiste et chercheur universitaire,  se présente à lui et à force de discussions, la soirée lui semble plus agréable. Le contact passe bien entre les deux hommes et c’est donc naturellement qu’il se retrouve de temps en temps autour d’un verre. Le jour où Mathias lui parle de la maladie de Salomé, du besoin urgent d’un greffon pour son foie, Medhi lui propose de se diriger vers l’Iran, pays ou le commerce d’organe y est légal. C’est sceptique mais avec espoir que Mathias réunit les documents nécessaires. Mais … Est-ce vraiment prudent ? Cette solution est-elle la bonne ? Salomé va-t-elle survivre assez longtemps ?

Je vous avoue avoir été très surprise par l’histoire, et en bien ! Elle traite d’un sujet à la fois fort et délicat, tout en nous sensibilisant face au problème du don d’organes. Il est tout simplement impossible de poser le livre tellement le sort de Salomé est indécis. J’ai eu peur pour elle, pour son avenir, pour sa vie ! Ce récit a été une torture émotionnelle tellement je suis passée de la joie à la tristesse en quelques secondes selon les rebondissements. Et rebondissement il y a, alors, je vous laisse imaginer mon état lors de la fermeture du bouquin : bouleversée ! On ne peut simplement pas rester indifférents au sort de cette petite tête blonde ainsi qu’à la détresse palpable du père.

Le récit est réellement bien construit et assez poétique également. Dès la première scène, je me suis attendrie devant ce papa aimant et protecteur. J’étais quasi sûr, même si je connaissais un peu l’histoire de par mes échanges avec les éditions et l’auteur, de me plonger dans un récit émouvant qui relaterait l’amour sans failles d’un père prêt à tout pour sauver sa fille. Et c’est bien ce que j’ai eu ! Mais j’ai surtout été surprise de me retrouver au beau milieu d’un récit sous tension ou mon cœur faisait des bons et criait à l’injustice ! Parce que, oui, j’ai ressenti tout ça au même rythme que ce père les vivait.

Je déplore quand même une petite chose … Une certaine longueur au niveau du (zut, je ne sais plus … Et je n’ai pas le livre sous la main bien sur !) 12 ou 13ème chapitre. Il est extrêmement long et j’ai quelque peu décroché par moments. C’est dommage car tout le reste est vraiment bien construit et nous avons là un savant mélange d’action et de sentiments, le tout dans une intrigue incroyable et avec des personnages très attachants.

Mathias Lardier, le papa de Salomé, est attaché parlementaire. C’est un homme brisé et fatigué depuis la mort de sa femme. Ces nuits sont hantées de cauchemars et il supporte la vie plus qu’il ne la vit et ce, entièrement pour sa fille. C’est un père attentif et sensible au bien-être de Salomé. Il fait de son mieux pour s’occuper d’elle malgré l’acharnement de la vie à lui prendre toutes les personnes qu’il chérit. Il va se retrouver au centre d’une machination et chacun de ces faits et gestes seront effectuées pour sa fille, car c’est pour elle qu’il fera tout ce qu’il lui sera demandé. Et c’est dès ses premiers mots que je l’ai apprécié ! Il est attendrissant et on ne peut qu’aimer le personnage face à tant d’amour.

Salomé est une petite fille pleine de vie, de courage et d’innocence. Elle est lucide quant à sa maladie mais également concernant son espérance de vie sans la rapide greffe d’un foie. Elle aime son papa si protecteur et le rassure lorsqu’elle sent qu’il se pose trop de questions. Elle est attendrissante et son histoire fait qu’on ne peut pas ne pas s’attacher à elle. J’avais juste une envie, la protéger envers et contre tous !

Un petit mot pour Shireen également, infirmière à l’hôpital Milad de Téhéran, qui est un personnage furtif mais qui m’a tout de même marqué pour l’espoir qu’elle représente ainsi que son courage à risquer sa vie pour une petite qu’elle ne connaît pas. J’ai été un peu déçue de ne pas avoir de nouvelles plus précises la concernant sur la fin par contre …

Que vous dire de plus ? Renaud Blondel à un style d’écriture soutenu et très mature qui plaira, j’en suis sur, aux amoureux des mots. Il a même réussi l’exploit de me faire comprendre la politique ! Et ce n’est pas chose simple étant donné que s’il y a bien une chose à laquelle je ne m’intéresse pas, c’est la politique. Il connaît sa matière et met tout en œuvre pour nous emporter avec lui sur des sujets sensibles. L’intrigue avance tout en suspense, aucun moyen de savoir ce qu’il va arriver si ce n’est de dévorer ligne après lignes ce récit incroyable. Le tout est magnifiquement décrit, sans surcharge inutile, ce qui est très agréable.

Je pense que vous l’avez compris, je suis conquise ! Ce n’est pas un coup de cœur à cause de certaines longueurs dont j’ai parlé plus haut, mais on y est presque. Je n’en dirai pas plus afin de ne rien dévoiler de l’histoire, à vous de succomber pour savoir la suite !

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Bonus de « Mal dans la peau » de Ghislaine Bizot

Article - Présentation« Que de chemin parcouru … Je n’aime pas regarder en arrière, j’ai toujours préféré avancer. Enfin presque toujours, parce que, dans la période douloureuse de ma vie, que vous connaissez, j’ai fait du sur place et je me suis perdue … « 

Article - Résumé

Ghislaine Bizot, l’auteure de Mal dans la peau, a décidé d’écouter ses lecteurs, frustrés de ne pas en savoir plus sur le destin de Carole, l’héroïne de son roman. Aussi, elle vous propose de vous inscrire afin de recevoir, chez vous, dans votre boîte aux lettres, une lettre de Carole, dans laquelle la jeune femme retrace son cheminement depuis le 30 juillet.

Article - Mon avis

Les Éditions Calepin nous proposaient il y a peu, un bonus de « Mal dans la peau » de Ghislaine Bizot, nous promettant par la même occasion d’avoir des nouvelles de Carole. J’ai donc sauté sur l’occasion vu que la fin du livre m’avait quelque peu frustrée.

Souvenez-vous, Carole nous laissait alors qu’elle quittait Fabrice pour retourner chez ses parents. Nous ne savions pas si son retour s’était bien passé, si elle avait surmonté cette épreuve.

C’est donc avec une véritable impatience que j’ai lu cette lettre et ce fût un véritable plaisir de retrouver Carole. C’est avec facilité que je me suis replongée dans l’histoire, et retrouver le style d’écriture de Ghislaine Bizot fût très agréable.

J’ai donc englouti ces pages l’une après l’autre dès mon réveil, comme si je lisais le courrier d’une amie. J’ai enfin pu savoir de quoi est faite sa vie, si elle est heureuse, si elle s’est reconstruite, si elle a toujours des contacts avec Marie, si ses parents vont bien … Carole nous raconte et j’absorbe le moindre de ces mots.

Je voudrais également souligner que, faire ce bonus sous forme de lettre manuscrite nous remet directement dans l’ambiance du livre et nous donne également l’impression de faire partie de la vie de Carole. Ça reste dans la lignée de « Mal dans la peau » et c’est parfait !

Si vous aussi, vous l’avez lu et que, comme moi, vous étiez frustrés d’abandonner Carole lors de ce tournant dans sa vie, n’hésitez pas à vous procurer le bonus, vous n’en serez pas déçus !

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Pour rappel, ce bonus est disponible sur le site des Éditions Calepin pour la modique somme de 2 € 🙂

« Mal dans la peau » de Ghislaine Bizot

Article - Présentation

« Paraître et être. Elle a toujours pensé qu’il faudrait mieux écrire
«Parêtre» puisque paraître n’est qu’une protection de l’être.
Elle doit se taire, ne pas dire son émotion. Cacher. »

Article - Résumé

Marie et Carole, deux amies d’enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l’arrière-pays niçois.
Elles décident alors de s’écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s’effacer…
Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

Article - Mon avis

Ayant faits la couverture de ce livre (oui oui, je me permets de le rappeler ^^), j’avais très envie de me plonger dedans au plus vite. C’est donc ce que j’ai fait dès que je l’ai découvert dans ma boîte aux lettres ^^

Carole et Marie sont meilleures amies depuis près de 25 ans mais aujourd’hui, plus de mille kilomètres les séparent. Alors que Marie vit à Lille, Carole est partie avec Fabrice, son mari, dans le sud de la France, à Tournefort. Dans cette campagne si paisible, aucune technologie ne leur permet de rester en contact régulièrement et, afin d’y remédier, elles choisissent la solution la plus simple : S’écrire ! Mais Marie ressent très rapidement le manque de la présence de Carole et perçoit aussi beaucoup de changements dans ces lettres. Carole souffre de l’isolement et sa vie de couple n’est pas au beau fixe …

Bien que je ne sois habituellement pas fan de ce genre de sujet ou du style « échanges de courrier », je dois bien avoué que j’ai totalement dévoré ce livre !! Commencé le lundi soir, je l’avais déjà fini le lendemain. À peine quelques pages et j’ai été comme impliquée dans leur histoire, impossible alors de le reposer sagement, la curiosité prenait le dessus ^^

Le récit se déroule de septembre 1998 à juillet 1999. Durant ces moins, nous suivons donc les échanges entre Carole et Marie mais également ceux que Carole entretient avec ses parents.
Que ce soit par lettres, SMS ou appel téléphonique, plusieurs moyens de communication nous sont décrits afin de pouvoir suivre au plus près leurs différents échanges.
Alors que Carole préserve totalement ses parents de ces problèmes de couples et ne leur dit rien concernant le comportement de Fabrice afin de ne pas les inquiéter, elle ne peut se retenir de se confier à Marie sans pour autant lui dire clairement ce qu’elle vit. Et c’est ce qui rend cette amitié si vraie !

Ce livre contient également certains passages en italique, que j’ai trouvés beaucoup plus poétique, qui nous permette de suivre l’état d’esprit de Carole jour après jour. Elle se ment à soi-même, se dit que tout s’arrangera, que tout ça est de sa faute … Parce qu’il est plus aisé de faire bonne figure et de se dire que tout ça finira par passer.

Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai ressenti beaucoup de tristesse et d’inquiétude !
Non seulement pour Marie qui ressent un manque indéniable de sa meilleure amie, qui sent que quelque chose ne vas pas mais ne sais clairement pas quoi ni quoi faire pour l’aider.
Mais surtout pour Carole donc j’ai ressenti un profond conflit intérieur ainsi qu’un sérieux mal-être. J’avais cette impression d’impuissance aussi, dû au fait de ne pas savoir l’aider à sortir de cette mauvaise passe, de ne pas pouvoir la soutenir moralement.
Je n’ai pas réussi à m’identifier à l’une d’elles mais je les ai vues comme des amies, ce qui rend les personnages très réalistes au final.

Cette situation rend Carole un peu difficile à décrire. D’un côté nous la voyons comme nous l’a décrit Marie : une jeune femme joyeuse qui sait ce qu’elle veut, qui ne se laisse pas marcher sur le pied et qui ne démord pas de ces idées. Mais de l’autre, nous la percevons à travers ces lettres comme désarmée, perdue, soumise, effacée … Je pense sérieusement que tant que nous n’avons pas vécu cette situation, nous ne pouvons pas juger car il est facile de dire « avec moi, ça ne se serait pas passé comme ça ». Cependant, j’avoue avoir eu très souvent envie de secouée Carole afin de lui faire comprendre que non, le comportement de Fabrice n’était pas normal et que ça n’allait pas aller en s’arrangeant.
Concernant Marie, elle est très aimante et protectrice envers Carole ! Elle se fait beaucoup de soucis pour elle et reste sceptique concernant le bon déroulement de sa relation avec Fabrice. On sent qu’elle tient beaucoup à garder cette amitié intacte malgré la distance qui les sépare et savoir que son amie n’est pas bien la rend profondément triste. Elle essaye tant bien que mal de découvrir ce que lui cache Carole tout en ne voulais pas émettre des hypothèses sans fondement.

Ghislaine Bizot nous montre différents styles d’écriture pour cette publication. Les passages en italique dont j’ai parlé plus haut sont assez poétique, elle n’hésite pas à jouer avec les mots afin de nous transmettre toutes les émotions de Carole.
Contrairement à ça, les lettres sont plus simples et le langage, plus commun. C’est ce qui m’a permis d’avoir cette impression de réelle correspondance ! Comme si j’avais moi aussi ces échanges avec ma meilleure amie (ok, les réseaux passent pratiquement partout maintenant mais qui sait, cette situation pourrait nous arriver un jour ^^)

En bref, une lecture passionnante et rythmée que je n’hésite pas un seul instant à vous recommander 😀

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« Les Ailes brisées » de Marie Liondor

Article - Présentation

« Il leva le bras et un silence soudain s’abattit sur eux,
le vent cessa de souffler, les feuilles s’immobilisèrent
et tout se figea dans une effrayante inertie. »

Article - Résumé

Qui donc est Robyn ?
D’où viennent ses dons exceptionnels ?
Ce sont les questions que se pose Manon en croisant la route de cet être angélique aux étranges yeux émeraude.
Mais lorsque la réponse lui apparaît, à la suite d’un terrible accident de la route, elle apprend que leur histoire a véritablement commencé il y a plus de deux siècles…

Article - Mon avis

Manon, jeune et jolie célibataire de 24 ans, vi une vie paisible entre Nantes, ou elle travaille, et l’ile de Noirmoitier, ou elle y rejoints ses grands-parents tous les week-ends.
Mais lors d’une soirée organisée par son patron, elle va y rencontrée Robyn, un mystérieux beau jeune homme qui semble la connaitre mais donc elle n’a aucun souvenir. À partir de là, sa vie va prendre un autre tournant et elle comprendra petit à petit pourquoi Robyn ne cesse de l’appelée Opaline.

Au vu des circonstances, j’étais plus qu’impatiente de le commencer et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise par cette lecture. Marie Liondor arrive à nous transporter dans l’univers des personnages grâce à son style d’écriture très fluide et une certaine cadence qui fait que les pages se tournent très rapidement.
Des chapitres courts, tantôt dans le présent, tantôt dans le passé, permettent de diversifiées notre lecture mais aussi d’avoir une histoire soutenue ainsi que quelques détails, et non des moindres, sur la vie de Robyn. Mais je n’en dirai pas plus, je ne voudrais pas gâcher votre plaisir ^^

Manon, comme beaucoup de personnages du livre, qu’ils soient importants ou secondaires, est très attachante et sympathique. On sent que l’amitié qu’elle entretient avec Andréa est sincère et authentique et que ses grands-parents sont ce qu’elle a de plus cher.
Robyn quand à lui est quelque peu agaçant lors de certains passages, on aurait presque envie de le gifler pour qu’il réagisse autrement mais c’est aussi ce caractère qui le rend mystérieux et aussi attachant que Manon. On ressent bien son envie de la protégée coute que coute.

Bref, un joli petit coup de cœur qui plaira même, j’en suis quasi sûr, au réticent de fantastique !

Coup de coeur

Petit mot sur la couverture

Pour cette chronique, je ne dirais rien concernant la couverture étant donné que j’en suis l’auteure ^^ Mais j’aimerais beaucoup avoir vos avis la concernant, savoir si elle correspond à l’histoire, si elle vous a interpelé … Si elle vous a plu, tout simplement 🙂