« L’Édit d’Alambrisa » d’Alix D’Angalie

LEC Alambrisa

Dans cette contrée libre et rayonnante, la noblesse n’était pas héréditaire mais réservée à une élite, les hommes et les femmes les plus méritants, les plus savants, les plus âgés, et surtout les plus habiles du monde entier : le Conseil.

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Article - Résumé

À l’issue d’une ère de guerres sanglantes, les Hommes sont parvenus à développer une civilisation aussi pacifique que prolifique. Tellur est un monde en Paix, un rêve devenu réalité au prix de sacrifices incommensurables… et grâce à l’Édit d’Alambrisa.

Plus de trois mille six cents ans après la rédaction de l’Édit d’Alambrisa, Sicara Narki accède au prestigieux statut d’Apprentie et intègre le lieu de formation des Mages les plus puissants de Tellur, sous l’égide du plus mystérieux des professeurs.

Mais elle est loin de mener au Conservatoire la vie studieuse et sereine à laquelle elle a toujours aspiré. Une série de drames sans précédent vient perturber la Paix d’Alambrisa et très vite, l’Apprentissage de Sicara prend une tournure inattendue et dangereuse qui changera du tout au tout le cours de son existence…

… et peut-être même la civilisation de l’Édit tout entière.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Monde Premier pour ce partenariat.

J’ai reçu ce partenariat il y a déjà quelque temps mais j’avoue en avoir repoussé la lecture à cause de son nombre de pages assez élevé. Au vu du résumé, j’avais principalement peur d’avoir une histoire tirée en longueur … Mais, finalement, j’en ressors agréablement surprise !

Pourtant, l’histoire de base est assez classique : nous rencontrons Sicara Narki, une jeune douée venant des bas quartiers et qui va avoir la chance d’intégrer l’école la plus prestigieuse de la Cité d’Alambrisa. Auprès de son maître, qui n’est pas des plus loquasse, elle va pouvoir s’exercer à la maîtrise de son don. Mais la Cité d’Or, dont les lois de l’Édit sont inculquées depuis la plus tendre enfance afin de garder la paix définitivement instaurée depuis la guerre, n’est pas aussi prospère qu’il n’y paraît. Un traître se cache entre ces murs et il est bien décidé à la faire tomber.

Ce qui fait le succès de ce récit, c’est tout ce qu’il y a autour ! Les personnages, auxquels on s’attache très rapidement ; le rythme, qui passe de soutenu à plus lent afin de nous laisser respirer un peu ; l’intrigue, qui nous fait cogiter plus que jamais sur l’identité du coupable … Même les décors et la topographie du continent sont à découvrir tellement ils nous apparaissent facilement, comme si on y était !

Le sang qui fait battre tous les cœurs ne doit être rependu. [Édit]

Comme je le disais, le récit est assez long. Et, malheureusement, il débute assez lentement … L’auteur commence par nous faire découvrir son monde et la Cité d’Alambrisa. Sa ville et ses ruelles escarpées ou la population vit heureuse, l’école et son labyrinthe de couloirs ou chaque apprenti va et vient selon le bon vouloir de son maître, … Nous découvrons également son fonctionnement, ou Privelins (personnes sans don) et Doués se côtoient en harmonie. Mais, même si cette partie reste intéressante et assez importante pour la suite, elle n’en reste pas moins légèrement trop longue à mon gout

Heureusement, une fois cette centaine de pages passée, nous plongeons dans une histoire que nous allons découvrir complète, ou chaque intrigue est bouclée, et portée par des personnages forts !
Parmi ceux-ci se trouvent bien évidemment Sicara et son maître, Ergej Ienisei.

Sicara est âgée de 21 ans lorsqu’elle intègre le conservatoire. Elle avait déjà tenté sa chance il y a 10 ans, mais avait échoué en perdant tous ces moyens. Aujourd’hui, son don n’a pas faibli et elle est plus motivée que jamais à redorer le blason des Narki et faire honneur à sa tante, disparue … Mais l’apprentissage auprès de son maître ne sera pas de tout repos et Sicara nous montrera sa détermination et son courage à plusieurs reprises. Nous allons également découvrir une demoiselle très attachée à ces valeurs, qui peut se montrer pleine de ressources et, heureusement, au vu de sa facilité à s’attirer des ennuis. Il faut aussi souligner que ses meilleurs amis, les jumeaux Den Helden, ne sont pas non plus des plus téméraires ^^

Ienisei est l’opposé de Sicara. À première vue, il semble charismatique et mystérieux, froid et désagréable. Mais cette façade qu’il se donne va s’effriter petit à petit au contact de son apprentie, ces barrières vont tomber et ces secrets, être dévoilés. Nous allons alors le découvrir plus attentif, à l’écoute, souriant même ! On finit par comprendre ces actes, son attitude aussi détachée, et il en devient attendrissant, finalement.

Même si au départ, leur collaboration semble vouée au désastre, ils vont apprendre à se découvrir, se connaître, se confier. Une certaine forme de complicité va s’installer, non sans heurts, et c’est très agréable à suivre !

En réalité, elle profitait de la moindre occasion d’être distraite pour éviter de penser au lendemain. Le passé étant un sujet tout aussi douloureux, il ne lui restait pour échappatoire que le présent et ses maigres divertissements.

Un autre point positif à souligner selon moi : le rythme ! Il se calque sur l’intrigue et nous pousse à tourner les pages encore et encore. Les actions s’enchainent mais sont entrecoupées de périodes plus calmes, qui pour le coup, rendent le récit plus réaliste et nous permettent également d’assimiler les informations importantes qui sont disséminées çi et là. Alors que l’on croit le coupable démasqué, le récit change d’orientation et nous prouve qu’il faut se méfier des apparences …

Au final, l’auteur a réussi à me surprendre ! Non seulement parce que, contrairement à ce que je pensais, l’histoire n’est pas tirée en longueur ; mais aussi grâce à la tournure qu’elle prend et l’évolution qu’elle permet au personnage. L’identité du traître est démasquée alors que jamais, au grand jamais, il ne serait entré dans ma liste de suspects ! Certaines scènes que j’avais secrètement espérées, mais que je n’aurais jamais cru possible à cause de l’Édit si ancrée dans le cerveau de la population, se produisent enfin. Et cette fin, qui est belle, tout simplement …

Alix D’Angalie nous prouve que, tout comme son Héroïne, Sicara, elle maîtrise son don ! Et c’est grâce à une écriture vivante et entrainante qu’elle nous transporte dans son univers avec une grande facilité.

En bref : Je ne sais pas vraiment ce qui me manque pour que ce soit un coup de cœur mais on y est presque ! Alix d’Angalie nous offre une histoire complète et qui tient la route. Les personnages, principaux ou secondaires, sont attachants et le rythme permet à l’intrigue d’être mise en valeur.
J’espère sincèrement vous avoir donné envie de le découvrir car il en vaut la peine.

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« L’ordre du domaine Unique – Tome 2 : Le sacre de Citaaramenith » d’Alix D’Angalie

Article - Présentation

L’univers de la bibliothèque était une bulle de calme au cœur de la folie de la ville moderne, un espace hors du temps.

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Article - Résumé

Après lui avoir échappé dans le monde enclavé, Aza est plus que jamais décidée à percer les secrets de L’Ordre du Domaine Unique. Lorsqu’elle rencontre Drew, une Américaine à la recherche de sa famille, elle comprend que la menace est partout, y compris dans le Monde Premier. Alors pour la seconde fois, elle infiltre la mystérieuse organisation et un long périple débute. Mais au cœur de l’antre de l’ennemi, tout peut arriver, et ce qu’elle découvrira n’est pas forcément ce qu’elle était venue chercher.

Car le risque, lorsque l’on joue gros, est de repartir sans sa mise.

Article - Mon avis

Avant tout, je tiens encore une fois à remercier les Éditions du Monde Premier pour m’avoir permis de découvrir ce second tome en avant-première. Ce fût un réel plaisir de retrouver Aza, Linne et toute la bande !

Pourtant, je dois bien avouer que le début m’a quelque peu laissé sceptique !
Non seulement parce que le prologue nous projette aux côtés de deux personnes totalement inconnues : personne dont on va suivre l’évolution et découvrir leur identité par brides au fur et à mesure, en début de quelques chapitres par-ci, par-là.
Mais également parce que, dans les premières pages, nous retrouvons pour un bref instant, nos deux acolytes mais qu’elles disparaissent ensuite le temps de quelques chapitres afin de laisser place à un nouveau personnage.

Ces deux évènements mis bout à bout nous laissent dubitatifs quant à la suite de l’histoire. Mais Drew Evans et son histoire ne sont que les déclencheurs de cette nouvelle aventure !

Bientôt, elle saurait comment mettre fin au règne de la haine qui menaçait son espèce.

Drew est une jeune femme de 23 ans vivant à Seattle ! Ayant perdu ses parents, deux éminents physiciens, dans un accident il y a de ça 2 ans, elle s’inquiète énormément pour sa sœur de 16 ans, Liz, disparue depuis 21 jours exactement ! Déterminer à la ramener à la maison saine et sauve, elle va faire tout ce qu’elle peut pour la retrouver. Lors de ces recherches, elle découvre que Liz a très certainement été endoctrinée par une sorte de secte se nommant « L’ordre du Domaine Unique » et qu’elle se serait dirigée vers l’Alaska, dans l’espoir d’y retrouver ses parents dans un monde enclavé … Elle n’y croit pas ! Mais lorsqu’elle rencontre Aza, Linne et Thomas, elle doit vite se rendre à l’évidence que le monde n’est pas forcément limité à ce que ces yeux d’humains peuvent percevoir …

J’ai trouvé cette façon d’aborder l’histoire ; via un personnage secondaire ; très intéressante et originale. Le lecteur, qui peut être déboussolé par ce début, n’en est que plus intrigué par la suite ! C’est une manière efficace d’attirer notre attention et de nous tenir en éveil.

De là démarre donc une longue traque afin de retrouver Liz. Le chemin de Seattle à Citaaremenith, la Cité des Anges, n’est pas de tout repos et Drew et Aza vont vite s’en rendre compte. Malheureusement, même si ces passages sont bien souvent sous tension, certains d’entre eux m’ont paru un peu long

Cela n’empêche pas à l’intrigue de rester à son comble car, une fois sur les terres de Citaaramenith, l’aventure reprend de plus belle ! Le récit est agrémenté d’une multitude de rebondissements qui fait que nous restons attentifs à la moindre petite révélation et l’écriture d’Alix D’Angalie se laisse dévorer avec fluidité et facilité !

C’est donc avec joie que j’ai suivi Aza, Linne, Thomas, Gaël, Drew, Carine, Genièvre, Nato, et tous les autres personnages présents dans ce tome. Ce groupe hétéroclite est des plus attachants !! Aza et Linne pour leur amitié sans failles ; Drew pour son courage et son esprit ouvert ; Carine, Genièvre et Nato pour leur bienveillance ; Gaël pour son côté détaché mais protecteur et Thomas pour son côté attentionné. Ils sont tous différents, que ce soit grâce à leur caractère ou leur nature mais leur détermination les réunis dans les pires situations. Ils savent que c’est ensemble qu’ils réussiront leur mission !

– La maison est là où sont les êtres chers. Aussi longtemps que tu auras un ami avec toi, une famille pour t’attendre …

Dans le premier tome, le « Peigne Noir de Nibur » était l’objet de toutes les attentions. Dans ce second tome, il est également question d’un objet mystérieux : la Clef des Origines ! Mais je regrette l’absence de plus profondes explications. Il n’est mentionné qu’une fois de façon à faire penser qu’il va être un élément crucial de leur réussite alors qu’il tombe aux oubliettes pour tout le reste du récit. J’espère donc en savoir plus sur cette fameuse « Clef des origines » dans le prochain tome.

Concernant la fin, je l’ai trouvé cruelle et presque sadique ! J’ai senti venir la catastrophe qui nous fait dire « non, pas maintenant alors que la dernière page approche » mais je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai été à la fois interpellée et surprise. On peut clairement dire que l’auteur sait comment nous donner l’envie de revenir !

En refermant ma liseuse, je suis sur d’une chose : je lirais la suite avec grand intérêt ! Car même si ce tome nous donne l’impression de ne pas avoir réellement avancé dans leur quête principale, ce sont toutes les « petites » révélations faites au cours du récit qui sont importantes. Certes, la route est encore longue mais nos héros seront à la hauteur, j’en suis sûr !

En bref : un second tome dans l’alignement du premier : original, intrigant et prenant ! Nos protagonistes avancent à petits pas mais chaque révélation nous est donnée au bon moment afin de nous tenir en alerte. Vivement la suite !

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Et je vous laisse avec le trailer de ce second tome 🙂

« L’ordre du Domaine Unique – Tome 1 : Le Peigne noir de Nibur » de Alix D’Angalie

Article - Présentation

Depuis qu’elle était majeure, elle fourrait son nez partout à la recherche d’un indice sur ses origines, sa famille et celle qui l’avait mise au monde. Peine perdue. C’était comme si elle n’avait pas existé durant les cinq premières années de sa vie. Dans une société où tout était contrôlé et informatisé, personne n’avait jamais rien trouvé à son sujet.

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Article - Résumé

Déterminée à éclaircir le mystère de ses origines, Aza franchit une invisible Barrière séparant deux mondes qui jadis ne faisaient qu’un. Elle découvre ainsi un territoire depuis longtemps oublié, peuplé par l’un des derniers clans du peuple Fær.

Devant sa témérité, les fæs décident de l’envoyer courir après un objet légendaire : le Peigne noir de Nibur. Renfermant une magie puissante, il devrait permettre à la Barrière de ne pas disparaître, préservant les terres dissimulées de la folie qui sévit de l’autre côté. Car des milliers d’années après le tragique naufrage de la princesse Nibur, le monde à son tour s’apprête à sombrer vers le néant.

Une chasse au trésor aux allures de course contre la montre va alors débuter.

Mais Aza réveille ainsi ses vieux ennemis…

Article - Mon avis

Avant tout et comme toujours, je tiens à remercier les Éditions du Monde Premier pour cette jolie découverte.

Comme le résumé nous l’indique, Aza est en pleine quête d’identité. Les 5 premières années de sa vie sont inexistantes, elle n’en a aucun souvenir … Aucun souvenir de ses origines, de son nom de famille ou même de sa date d’anniversaire. Tout ce dont elle est sûre, c’est qu’elle s’appelle Aza ! De nature curieuse, elle veut connaitre son passé. Particulièrement depuis près d’un an, lorsqu’un même rêve a commencé à hanter presque toutes ces nuits ! Mais elle a également l’intime conviction que ce retour en arrière n’est pas sans danger …

J’aurais tendance à dire que ce roman est divisé en deux parties.

La première concernant la vie d’Aza : ses recherches et ces aboutissements ; la découverte d’un monde enclavé peuplé de Fær et autres créatures dont elle n’aurait jamais imaginé l’existence ; mais également l’acceptation de faire partie des leurs, de croire en leur histoire et, par conséquent, en son histoire.

Et la deuxième concernant ce fameux Peigne Noir de Nibur. Peigne noir dont la légende nous raconte qu’il renfermerait une telle puissance de magie que seul un Fær saurait le reconnaitre. Mais qui aurait péri au fond de l’océan Indien en même temps que sa propriétaire, la princesse Nibur … Et c’est à Aza qu’à été confiée la tâche de retrouver cet objet légendaire. Nous allons donc la suivre dans son périple qui ne sera, bien sûr, non sans danger.

Cela lui faisait peur. Plus que les guerres de religion, les pandémies et les dérèglements climatiques réunis. Si elle cessait de faire ce rêve, une partie d’elle-même serait perdue à jamais. Une partie si vaste qu’elle n’aurait plus la force de vivre. C’était comme si on l’appelait mais qu’elle était sourde ; comme si on lui faisait de grands signes et qu’elle était aveugle.

Dès le départ, Aza n’est pas seule : Linne, sa meilleure amie, l’accompagne dans ce voyage entre Monde Premier et Monde Enclavé. D’un tempérament explosif, Linne n’avait pas vraiment laissé le choix à sa meilleure amie, même si celle-ci avait peur pour sa sécurité … Leur histoire est attendrissante car c’est le destin qui les à réuni ! Comme si une force invisible les avait poussé l’une vers l’autre pour qu’elle ne se sépare jamais.

Lors de ce périple, nos deux protagonistes vont rencontrer du monde. Certains vont les aider gentiment alors que d’autres vont tout faire pour les écarter de leur chemin … J’ai particulièrement retenu la présence de Thomas et Saa. Même si j’ai douté de cette dernière, elle est finalement rentrée dans mes bonnes grâces. Mais également celle de Nato, le grand-père de Linne qui m’a tout de suite intrigué tellement il est entouré de mystère.

Tout du long, les rebondissements sont fréquents, ce qui donne un rythme soutenu à ce récit. L’intrigue reste présente et l’histoire nous est parfaitement bien décrite. Du « pourquoi » au « comment », en passant par ses conséquences, la séparation des deux mondes nous est expliquée de façon très claire et détaillée.

Beaucoup de descriptions nous sont fournies lors des différentes étapes d’Aza. Certes, c’est parfait pour le côté visuel mais j’ai également trouvé que ça alourdissait certaines parties du texte. Mis à part ça, la plume de l’auteur n’en reste pas moins très agréable, fluide et un brin poétique. J’ai totalement été transporté dans son univers, que ce soit d’un côté ou de l’autre de la Barrière.

En bref : un récit qui peut parfois sembler un peu long mais qui vous gardera en haleine du début à la fin grâce à une plume agréable et aux différents personnages à qui l’on s’attache très vite ! C’est une histoire à découvrir et j’ai hâte de pouvoir me plonger dans la suite des aventures d’Aza et Linne.

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mp