« D’ombre et de lumière – Tome 1 : La tueuse de l’ombre » de Céline Musmeaux

La tueuse de l'ombre

C’est cet homme ou moi ! Je dois tuer, pour rester en vie.

Notification 1

Article - Résumé

Le cœur d’Émilie s’est figé après la tragédie qui a touché sa famille. Elle est maintenant une tueuse, l’ombre d’un jeune mercenaire qui l’a prise sous son aile à ses quatorze ans. Léon est le fils du chef du clan qui a anéanti sa vie passée et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est collant. Il est persuadé que la jeune femme qui reste de marbre à chaque meurtre a toujours un cœur. Alors qu’une mission les conduit sur sa terre natale, les souvenirs de son passé réveillent sa souffrance d’avoir perdu ses parents ainsi qu’Adrian, son meilleur ami et premier amour. Tout cela délie petit à petit son cœur… Émilie retrouvera-t-elle la lumière ?

Article - Mon avis

Je remercie les Éditions Nymphalis pour ce partenariat.

À première vue, ce récit avait tout pour me plaire : un résumé plutôt attirant, une très jolie couverture et un début qui aurait pu être intéressant. Malheureusement, j’ai très vite déchanté … Cette lecture ne fût que répétition, ennuie, longueur et fatigue !

Pourtant, l’histoire semblait alléchante : depuis la nuit tragique où elle a vu mourir ses parents ainsi que son meilleur ami sous ces yeux, Émilie est une esclave. Ne voulant pas finir prostituée, elle accepte de devenir l’ombre de Léon, le fils du chef du clan d’assassin qui a tué ses proches. Mais, lorsque, 4 ans plus tard, elle revient sur les terres de son enfance pour une dernière mission, son passé resurgit.

J’ai dix-huit ans et je n’aimerais plus jamais un homme. J’ai oublié tous mes rêves ce jour-là. Tu es mort en même temps que mon avenir. Je ne serai jamais une épouse et encore moins une mère. Je serai une ombre meurtrière condamnée à cette vie de souffrances sans toi.

Sur Facebook, le roman est classé comme « romance médiéval – fantastique ». Vous n’êtes pas sans savoir que je ne suis pas spécialement attirée par les romances pures, c’est donc le côté médiéval – fantastique que j’attendais le plus. Mais je n’y ai rien vu, le fantastique étant totalement absent !

Mais on va mettre ce détail de côté et se focaliser sur l’histoire en elle-même. Je l’ai trouvée extrêmement lente ! Non seulement il ne s’y passe pas grand-chose, ça tourne en rond tout du long, et le peu d’évènements se répètent encore et encore et encore … Du coup, on s’ennuie ferme !

Pour ne rien arranger et pour vous parler franchement, Émilie m’a saoulé au plus haut point ! On l’imagine forte et courageuse dans les premières pages alors qu’en réalité, c’est tout le contraire … Une fois sauvée par son chevalier servant, elle se révèle être une faiblarde qui pleure à tout bout de champ en se lamentant sur son sort et se cachant le visage de honte en permanence. Alors, je peux comprendre qu’elle n’a pas eu la vie facile et qu’elle soit terrorisée par Léon, mais ça ne m’a pas aidé à la prendre en pitié.

Justement, parlons-en de cette relation avec son chevalier servant ! Elle va s’avérer être des plus épuisantes à lire … Non seulement parce que l’auteur n’y a apporté aucun piment (les tensions entre eux sont très rares ou vite écourtées), aucune difficulté (si ce n’est les attaques de Léon qui sont rapidement déjouées à chaque fois) ; mais également parce que les dialogues sont répétitifs. Pour faire court : ils s’aiment, sont inséparables, elle est sa bien-aimée, il la protégera, elle ne le mérite pas, … C’est extrêmement mielleux, niais, et surtout lassant !

Vous allez croire que je m’acharne mais … J’ai également un souci avec le style d’écriture ! Il reste beaucoup de fautes telles que des mots manquants/absents, des fautes de frappe, et certaines tournures de phrases très approximatives. Mais ce sont les dialogues qui m’ont le plus dérangés ! Non seulement parce que chaque réplique est systématiquement entrecoupée d’une phrase courte expliquant leurs faits et gestes, mais surtout parce que beaucoup d’entre-elles sont ponctuées d’un point d’exclamation. Ça casse le peu de rythme instauré et on a l’impression que nos personnages se crient dessus en permanence …

– Quelle est la prochaine mission ?
Il sourit en répondant.
– Déjà prête à me quitter !
Je hausse les épaules en marmonnant.
– Je ne fais que mon devoir !
Léon m’enlace en posant sa main sur mon poignard.
– Je te tiens.
Je me raidis avant de lui dire.
– Je n’ai pas besoin d’un poignard pour te blesser !

Et puis, il y a cette fin … Qui n’en est pas une !
J’ai eu plus d’une fois envie de laisser tombée mais je me suis forcée (il faut bien le dire) à aller jusqu’au bout en espérant un cliffhanger qui me donnerait envie d’en savoir plus et qui me prouverais que je n’ai pas persévéré pour rien. Ce qui ne fût pas le cas, la fin n’étant qu’une énième répétition de ce qu’il se passe tout au long de notre lecture …

En fait, cette lecture ne m’a pas seulement déçue, elle a réussi à m’énerver ^^ Je suis désolé car je vais être assez « méchante » dans mes propos mais, pour parler sincèrement, j’ai véritablement pensé que j’avais perdu mon temps avec un livre comme celui-ci. Ce n’est pas très sympathique pour l’auteur, j’en suis consciente, mais jamais je ne me suis autant ennuyée pendant une lecture … Et c’est d’autant plus dommage que la base était prometteuse !

En bref : une chronique courte, brève et concise pour un récit long, lent et épuisant …

Partenariat
Logo Nymphalis