« 127 heures » de Aron Ralston

Après avoir été absorbé un moment par la musique, me voilà tout souriant, heureux. C’est tout ce que j’aime. De la bonne musique, une solitude totale, de grandes étendues sauvages, la tête vide. Cette sensation revigorante de me promener tout seul, à mon propre rythme, me libère l’esprit.

Le 26 avril 2003, Aron Ralston, jeune homme de vingt-sept ans, se met en route pour une randonnée dans les gorges de l’Utah. Alpiniste expérimenté, il collectionne les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : un rocher se détache au-dessus de lui et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de
déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations… 127 heures plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il prend la plus grave décision de son existence. S’il faut survivre,
son seul espoir est de s’amputer le bras. Au-delà d’un récit d’aventure, au-delà d’un film qui déchaîne déjà les passions, 127 heures est le vrai témoignage édifiant d’un homme qui a su aller au bout de lui-même et reconquérir sa liberté coûte que coûte.

Aujourd’hui, c’est avec une chronique assez courte que je viens étant donné que, sur ce livre de 304 pages, je n’ai pas été plus loin que la 92 … Je déteste abandonner un livre en cours de route mais sincèrement, je ne ressentais aucun plaisir à tourner les pages, juste un profond ennui …

Je pense que tout le monde connaît un peu l’histoire d’Aron Ralston non ?! C’est un randonneur passionné qui, le 26 avril 2003, prend la décision, un peu sur un coup de tête, de partir explorer le parc national du CanyonLands, dans le centre de l’Utah. Sauf que, par un coup de malchance, il va se retrouver avec le bras, à hauteur du poignet, coincé entre une énorme pierre et le canyon en question. Commence alors un long récit …

Les chapitres nous racontant son récit dans l’Utah sont sincèrement intéressants. On découvre un homme courageux, qui cherche les moindres solutions pouvant le sortir de cette impasse ! Malheureusement, les autres chapitres nous racontant ses multiples ascensions et expériences de vies m’ont ennuyé. J’avais cette désagréable impression de lire bien souvent la même chose …

Clairement, on ressent la passion d’Aron dès les premières lignes ! Mais le récit est bourré de références, que ce soit des montagnes, des canyons, des sites de rafting, du matériels spécifiques, et bien d’autres encore … Et, lorsque l’on n’a aucune attirance pour ce sport et aucune connaissance dans ce domaine, toutes ces références alourdissent très rapidement le texte et rendent la lecture nettement moins attirante …

Malgré tous ces points négatifs, je suis quand même curieuse de découvrir comment Aron a réussi à prendre la décision et surtout à avoir le courage de ce souper le bras, mais je regarderais le film pour le découvrir …

En bref, une lecture abandonnée sans réel regret ! Trop de références, une sensation de répétitions désagréable, un grand ennui … Je regarderais le film pour le coup !

« Louméria – Tome 1 : La Bague des Légendes » de Camille Huot

Ils sont en moi ses pouvoirs, que tu le veuilles ou non ! Tu me demandes de les mettre de côté, de faire comme s’ils n’existaient pas. C’est comme si tu ME demandais de ME mettre de côté, d’occulter ce que je suis. Ces pouvoirs existent parce que j’existe !

Lorsque Ethan découvre sa véritable identité, sa vie d’adolescent bascule. L’origine de ses étranges pouvoirs lui est révélée, et il se retrouve propulsé dans le monde mystérieux de Louméria. Une planète à l’agonie, une prophétie, et quatre élus potentiels pour sauver un peuple d’une mort certaine. Face aux redoutables créatures de ce monde en perdition, Ethan est en danger. Parviendra-t-il à surmonter les épreuves et à dissiper la révolte qui gronde ?

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Encore une fois, c’est avec beaucoup de retard que je lis la dernière publication des Éditions Calepin … Mais d’un autre côté, je me dis que c’est toujours quelques mois de moins à attendre le tome suivant ! #ToujoursVoirLeBonCôté Après tout, rien que le prénom du personnage principal aurait dû présager une très bonne lecture n’est-ce pas ? ^-^

Nous allons donc faire la connaissance d’Ethan, un jeune garçon pas tout à fait comme les autres étant donné qu’il est doté d’étranges pouvoirs ! Sa vie va changer du tout au tout lorsqu’il va découvrir qu’il est peut-être l’élu destiné à sauver Louméria. Malgré sa volonté de bien faire, l’adaptation dans ce nouveau monde n’est pas des plus simples et va même faire remonter certains souvenirs douloureux …

Heureusement, Ethan va se lier d’amitié avec deux de ces compères : Ylia et Nathan ! Ensemble, ils vont faire face aux différentes épreuves qui désigneront l’élu qui recevra la Bague des Légendes et sauvera Louméria.

Ezekhiel, quant à lui, se met volontairement à l’écart ! Certains d’être l’élu, il est prêt à tout pour gagner chaque épreuve et repousser quiconque se mettra entre lui et la bague ! Il est hautain, froid et naturellement mauvais !

Vous l’avez compris, c’est une panoplie de personnages que vous allez rencontrer ! Tantôt gentil et attentionné tels Qu’Arthur Ewindor, leur mentor ; ou Olga Poultine, le professeur d’Ethan. Tantôt détestable à souhait comme Pavel Starn, le professeur d’Ezekhiel … Cependant, j’ai un gros coup de cœur pour le personnage de Mme Bonnemine qui va se montrer extrêmement gentille et de très bons conseils.

Aucune expression ne se lisait sur son visage, comme s’il avait été statufié, les mains croisées sur ses genoux. Prêt à découvrir son destin, avide de savoir enfin.

Je vais volontairement vous en dire le moins possible sur le monde imaginé par l’auteur car je pense sincèrement qu’il doit être découvert au fil de la lecture ! Cependant, je dois quand même souligner que j’ai beaucoup apprécié le fait d’avoir un semblant d’Harry Potter par certains aspects de l’histoire sans pour autant me retrouver dans une pâle copie, loin de là ! Camille Huot nous transporte dans un monde bien à lui, peuplé de créatures effroyable mais surtout, terriblement abouti ! Rien n’est approximatif, il sait où il nous emmène ! Chaque description nous transporte sur cette planète inconnue et le style est tellement fluide et sans accroche que ce livre se dévore très rapidement !

En bref, je reste assez évasive sur l’univers de ce premier tome car il mérite d’être totalement découvert par la plume de l’auteur ! Les personnages sont sympathiques à souhait, ou totalement détestables pour d’autres. J’ai été plongée dans ce récit de la première à la dernière ligne et je n’ai qu’une hâte, découvrir la suite afin de savoir qui sera l’élu et surtout, si Louméria sera sauvé !


Lumilivre, le livre qui s’allume : « Joyeux anniversaire »

Le 27 ! C’est une bonne date pour publier ce rendez-vous non ? Ethan à 17 mois aujourd’hui, ça se fête ! Bon, je ne vous dis pas que je vais vous poster un « Ethan Bookine » tous les mois parce que clairement, je vais tomber à court de livre à un moment ou un autre ^-^ Mais s’il y en a, ce sera la 27, c’est décidé ! Et aujourd’hui, je vais donc vous parler d’un livre qu’il a reçu pour souffler sa première bougie, le 27 novembre dernier …

« Lumilivre, le livre qui s’allume »
de chez PlayBac Éditions

Il a reçu un titre parmi les 6 qui composent la collection :
« Joyeux anniversaire »
illustré par Romain Guyard

 

Encore une fois, c’est un livre avec lequel Ethan aime beaucoup jouer ! L’histoire est toute simple, le petit Gabin fête son anniversaire et nous allons l’aider à souffler ces bougies. Grâce au petit bouton jaune situé dans le coin inférieur droit, l’enfant va pouvoir allumer le four pour faire cuire le gâteau, allumer les guirlandes décoratives, allumer les bougies, … Bref, ça l’amuse d’allumer et d’éteindre encore et encore les minis ampoules.

Personnellement, j’ai un faible pour les illustrations qui sont vraiment jolies et colorées sans pour autant être trop criardes. C’est un livre réellement agréable à feuilleter et j’avoue que je serais curieuse de découvrir le « Bonne nuit autour du monde » !

Le seul petit bémol serait peut-être le prix, que je trouve légèrement élevé : 10,90€ / pièce … Ça reste un budget ! Mais c’est vrai que c’est un joli petit cadeau quand même pour un premier anniversaire.

Vous pouvez retrouver toute la collection et plus d’informations juste ICI !

 

« Chroniques Lunaires – Tome 2 : Scarlet » de Marissa Meyer

Le petit chaperon rouge était jeune et tendre, et le loup savait qu’elle serait encore plus savoureuse que sa grand-mère.

Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autres choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Wolf croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

/ !\ Certifié sans spoiler ! Mais je ne garantis rien concernant le premier tome … / !\

Je vous retrouve enfin avec mon avis concernant le second tome de la saga des Chroniques Lunaires : Scarlet ! Et si Marissa Meyer c’est, cette fois, inspirée du Petit Chaperon Rouge, on en est quand même vachement loin et c’est particulièrement ce que j’aime dans cette saga ! L’auteur à totalement remanier le conte à sa sauce et le résultat est plutôt impressionnant et très original !

Nous allons donc rencontrer Scarlet, une jeune femme, vivant et travaillant à la ferme avec sa grand-mère. Malheureusement, cette dernière a disparu depuis près de deux semaines et, faute d’éléments, la police a fini par classer l’affaire. Mais, dotée d’un fort caractère et de beaucoup de détermination, Scarlet est bien décidée à ne pas laisser tomber sa seule famille.

Contrairement à Scarlet qui reste assez banale, le personnage de Loup est beaucoup plus complexe ! C’est un lutteur de rue et nous ne savons clairement pas sur quel pied danser pendant une bonne partie du récit. Tantôt protecteur et attentif, il se révèle parfois plus agressif et reste très mystérieux. Cependant, le duo qu’il forme avec Scarlet est très intéressant ! Ils apprennent à se découvrir tout en se méfiant l’un de l’autre …

– Le plus stupide, ce n’est pas d’essayer de te protéger, dit Loup en ramenant son regard sur Scarlet. C’est de croire que ça pourra faire une différence.

Nous allons également retrouver Cinder, pour mon plus grand plaisir ! Au courant de sa véritable identité, c’est maintenant son passé qui va nous être dévoilé ; et nous allons comprendre en quoi la famille de Scarlet y est impliquée. Loin d’elle l’idée de reprendre sa place de souveraine légitime, elle veut juste retrouver sa liberté et surtout, elle est déterminée à connaître les moindres détails de son histoire.

Cinder pourra également compter sur la confiance de Thorne, un jeune homme rencontré à la prison de Neo-Beijing. Il a un petit côté hautain et immature qui peut parfois être agaçant mais, finalement, il se révèle loyal et plutôt amusant.

Comme vous le comprenez, les personnages de ce second tome ajoutés à ceux du premier, commencent à être nombreux ! Cependant, l’histoire ne s’éparpille pas et chacun d’eux à son rôle à jouer. Nous en apprenons également plus sur les lunaires ainsi que les plus sombres secrets de la reine Lévana ; et nous découvrons que l’univers imaginé par l’auteure va beaucoup plus loin que ce que l’on peut découvrir dans le premier tome ! L’intrigue est très rythmée du début à la fin, et c’est aussi grâce à l’alternance des chapitres consacrés à Scarlet, Cinder et le prince Kai. Ce système permet d’entretenir un bon suspense où chaque révélation s’emboîte parfaitement l’une dans l’autre. À voir la tournure que ça prend, j’ai réellement hâte de découvrir la suite et ce que Marissa Meyer nous réserve pour chacun d’entre eux, ça risque d’être très intéressant !

Elle se sentait obligée d’aller là-bas. Pour comprendre où elle avait vécu toutes ces années perdues et qui avait pris soin d’elle, qui d’autre connaissait son grand secret.

En bref, ce second tome des « Chroniques Lunaires » tient ces promesses et ne fait que tirer cette saga vers le haut ! Marissa Meyer nous entraine dans son histoire de la première à la dernière ligne. De nouveaux personnages, un univers intéressant et une intrigue palpitante, que demander de plus ?? La suiiite !!

Un livre qui brille : « Grenouille » et « Papillon »

Aujourd’hui, C’est le moiniversaire de mon fils !! Déjà 16 mois, il grandit trop vite … Et pour fêter ça, on va parler des premiers livres qu’il a reçus, alors qu’il ne devait avoir que 6 ou 7 mois ! Deux petits livres qui n’ont rien de particulier mais qu’il prend plaisir à manipuler depuis tout ce temps.

« Les livre qui brille »
de chez Gründ

Il a reçu deux titres de la collection :
« Grenouille » et « Papillon »
tout les deux illustré par Samantha Meredith

   

Ces deux livres, composés de 6 pages chacun, représentent des choses /objets du quotidien tel que le livre, le bavoir, la voiture, la pluie, … Dans un premier temps, ce qui a d’abord attiré Ethan est très certainement le fait que certaines parties des illustrations soient en surbrillance, effet garanti pour attirer la lumière ! Mais, aujourd’hui, c’est un vrai plaisir de le voir relier les images de ces livres aux objets qui l’entourent. Comme le tambour par exemple, et les personnes qui me suivent sur Snapchat savent à quel point il adore jouer du tambour avec sa maracas (combo parfait pour le mal de crâne …) ^-^; mais aussi le canard, qu’il va chercher dans la salle de bain !

Les parents, qu’en à eux, aimeront très certainement son petit prix de 5€/pièces ! D’autant que, vu la solidité des pages, ça en vaut franchement la peine ! Je peux vous assurer qu’il résiste aux machouillages, aux traces de biscuits qui peuvent facilement être nettoyées, ainsi qu’aux multiples tentatives pour plier les pages …

Bref, je vous les recommande si jamais vous ne savez pas quoi offrir pour Pâques à un enfant de moins d’un an ! Par contre, je ne peux malheureusement pas vous donner d’indications sur la possible collection étant donné que je ne les trouve pas sur le site des Éditions Gründ, alors qu’ils ne datent que de 2014 …

« Mer agitée » de Christine Desrousseaux

Là-bas. Ces deux syllabes semblent contenir un dangereux trou noir ou champ gravitationnel si intense qu’il est impossible de s’en approcher sans courir le danger d’y être englouti.

Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l’eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d’Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. À quel moment s’est envolé l’enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l’une de ses missions ?
Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s’en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Lui-même commence à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l’irréparable ?

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

Je vous avoue que je ne sais pas réellement par où commencer pour cette chronique car, même si je soulève beaucoup de points positifs, je n’ai pas réussi à être touchée par cette lecture … Je vous explique !

Nous suivons Jean, septuagénaire, au travers du journal de ces baignades. Car depuis quelque temps, ces petites escapades pour aller nager sont devenues comme une lubie, un besoin vital afin de s’échapper de son quotidien. Elles l’aident à réfléchir, à faire le point sur sa vie mais aussi sur celle de Léo, son petit-fils revenu habiter chez lui depuis son retour d’Afghanistan. Mais Léo n’est plus le même, il se renferme dans sa chambre et ne se livre que très peu, voire pas du tout … Alors, le jour où, dans ce petit village où tout le monde se connaît, le corps d’une jeune fille violée et étranglée est retrouvé non loin de leur maison, les villageois ne mettent pas longtemps à désigner un coupable, à croire que la présomption d’innocence n’existe pas !

J’ai beaucoup aimé les personnages ! Tout d’abord celui de Jean, un grand-père très attentionné et qui aimerait pouvoir aider son petit-fils à se reconstruire. Vivant seul depuis la mort de sa femme, il est très heureux d’avoir de la compagnie, comme au bon vieux temps où Léo venait passer ses vacances chez lui. Certains de son innocence, il ne peut cependant rien faire pour lui si Léo continue de se murer dans le silence. Léo quant à lui est un personnage assez sombre. Atteints de troubles de stress post-traumatiques, il n’a pas l’air décidé à se faire aider. D’autant que sa mission en Afghanistan ne semble pas être la seule cause de ces cauchemars à répétition … En effet, la disparition inexpliquée de sa mère alors qu’il n’avait que 6 ans est encore bien présente dans son esprit !

Quand je sors de l’eau, ma peau est rage. Je ne sens plus rien. Anesthésiée. Léger soudain. Comme si j’avais laissé l’enveloppe de mon corps là-bas, dans les vagues, la pesanteur du corps. C’est une sensation pas désagréable.

C’est concernant le récit en lui-même que je suis plutôt indécise ! D’un côté, j’aime le style « journal intime » et le fait d’utilisée les baignades de Jean pour faire avancer l’intrigue. Nous suivons ces réflexions et ces interrogations par rapport à l’état de son petit-fils, mais également sur son propre corps, son âge avancé et ces réactions à chaque immersion dans cette eau de plus en plus froide. Mais d’un autre côté, ces baignades ralentissent le rythme, certains jours n’apportant pas grand-chose à l’histoire …

Et puis il y a ces quelques chapitres, s’intercalant ici et là, qui nous offre le récit d’Antonia, la maman de Léo ; ce qui est extrêmement intéressant et va nous permettre de comprendre sa disparition ! Ces chapitres redonnent un peu de peps au récit et ils ont le mérite de réveiller notre attention.

Mais malheureusement, tout est tellement prévisible qu’il nous manque un sérieux effet de surprise pour relever l’intrigue … Et c’est d’autant plus dommage que j’ai beaucoup apprécié le style de l’auteur, très fluide et tout en simplicité ! Les descriptions, les métaphores, les émotions, tout est très juste et se lit sans anicroche. Ça aurait réellement pu être une bonne lecture !

Parfois, la nuit est un combat et nos armes sont impuissantes à repousser les ombres qui nous assaillent.

En bref, je n’ai malheureusement pas réussi à entrer complètement dans le récit et je n’ai, de ce fait, pas été touchée par les personnages et leurs histoires … L’intrigue, trop prévisible, ne m’a pas aidé non plus ! Cependant, je relève beaucoup de points positifs ; comme la plume de l’auteur que j’ai beaucoup apprécié pour sa justesse et sa sincérité !


« La chambre des merveilles » de Julien Sandrel

Pour toujours,  il y aurait cet avant, cette minute précédente que je désirerais figer pour l’éternité, ces sourires, ces bonheurs fugaces, ces photographies gravées à jamais dans les replis sombres de mon cerveau.

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Je remercie chaleureusement les Éditions Calmann-Levy pour ce partenariat.

Lorsque j’ai reçu ce service-presse, je suis restée plutôt dubitative ! La couverture ne m’inspirait pas trop et le résumé ne me déclenchait rien de particulier. La note de l’éditeur par contre, elle, me promettait une lecture intense et un joli coup de cœur ! C’est donc avec cette promesse en tête que j’ai commencé à tourner les premières pages et finalement, à avoir hâte de le découvrir. Et là, je peux vous dire que j’ai été conquise dès les premiers chapitres !

Conquise par le style d’écriture surtout ! L’auteur a une plume qui nous emporte en quelques mots, quelques phrases. Le fait de nous livrer un récit à la première personne du singulier dans ce genre de situation fait que nous avons cette impression d’être aux côtés de nos personnages, de vivre toutes ces aventures avec eux ! Les émotions sont transmises de façon assez intense, c’est particulier, mais tellement agréable à la fois. Et puis, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce live est bourré de bons sentiments et d’optimisme. Il nous montre à quel point il ne faut jamais baisser les bras, même dans les situations les plus noirs.

Conquise également par le personnage de Thelma ! Carriériste au plus haut point, c’est une femme qui à décider d’élever son enfant, Louis, seule et de l’assumer pleinement. Mais en ne vivant que pour son travail, Thelma va se rendre compte qu’elle est passée à côté d’une bonne partie de la vie de son fils. L’accident va tout remettre en question ! Elle va et enfin se consacrer à elle, ainsi qu’à la guérison de son fils. Elle est bien décidée à lui donner envie de sortir de ce coma, lui montrer que la vie en vaut la peine ! C’est une battante, baisser les bras ne fait pas partie de ces options. Tout ce long parcours qui va lui permettre de se redécouvrir est extrêmement émouvant et plein de vie.

Et puis, il y a Louis ! Un merveilleux petit garçon qui, depuis son lit d’hôpital, va suive le parcours de sa mère avec beaucoup de compassion et d’humour. Intérieurement, il jubile et aimerait être présent à ses côtés. Malheureusement, extérieurement, les moniteurs ne donnent aucun signe d’une quelconque activité cérébrale …

L’instinct maternel, c’est voir ce que les autres ne peuvent pas voir, c’est ressentir au plus profond de soi la variation de l’autre.

Suivre cette maman qui réalise tous les rêves de son fils n’est pas de tout repos ! Le lecteur passe par une palette d’émotions très diverses. Dans un premier temps, les doutes et le sentiment de culpabilité de Thelma donnent une ambiance assez sombre … Mais, par la suite, le récit se voit rempli d’humour, drôle, touchant, vivant et surtout étonnant ! Plus le récit avance, plus il laisse place à une seule et simple question : Louis va-t-il sortir de ce coma ? Et je dois dire que j’ai été plutôt surprise par la fin … À la fois émouvante, touchante et épatante !

En bref, je ne sais pas vraiment quoi vous dire d’autres si ce n’est de filer dans votre librairie au plus vite ! Julien Sandrel sait transporter le lecteur dans son récit et jouer avec les émotions. Il ne s’agit pas uniquement d’une émouvante histoire d’amour entre une mère et son fils, il y a également plein de petites choses autour qui font que ce livre est un très joli coup de cœur.


« Le journal d’Anne Frank » – Adaptation graphique

– Ce vétérinaire ne traite que des animaux juifs ?
– Non … Mais on le traite comme un animal parce qu’il est juif …

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans « l’Annexe » de l’immeuble du 263, Prinsengracht, où Anne écrit son journal. Le 4 août 1944, la famille est arrêtée vraisemblablement sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa soeur Margot.

Je remercie chaleureusement les Éditions Calmann-Levy pour ce partenariat.

À voir ma note, on pourrait croire que je n’ai pas spécialement apprécié ma lecture mais pas du tout. Seulement, une fois la dernière page tournée, je suis un peu déboussolée … J’ai cette désagréable impression de ne pas saisir toute la portée du récit, de ne pas avoir découvert toute la personnalité d’Anne Frank, comme s’il me manquait des informations. Alors oui, c’est une très belle adaptation graphique, mais je pense sincèrement que, sans avoir lu la version originale du Journal, on ne peut pas profiter pleinement de cette adaptation … Après, je vais quand même voir le bon côté des choses : maintenant, j’ai réellement envie de découvrir le journal ! Malgré tout, je reste assez dérangée par cet aspect de la chose …

En ce qui concerne le texte en lui-même, je ne peux donc pas non plus vous dire s’il est assez représentatif de l’original malheureusement. Mais il nous donne quand même une bonne idée de ce qu’ont été ces deux années d’enfermement pour Anne et sa famille. On ressent pleinement son besoin d’écrire, de se confier à cette amie imaginaire qu’est Kitty, ce carnet reçu pour son anniversaire. D’une certaine manière, elle est sa seule échappatoire ! Et nous pouvons, via ces lettres, découvrir les plus profonds tourments de cette jeune clandestine.

Dans tout ce que je fais, je ne peux pas m’empêcher de penser aux autres, à ceux qui sont partis et quand quelque chose me fait rire, je m’arrête avec effroi et me dis que  c’est une honte d’être aussi gaie. Mais faut-il donc que je pleure toute la journée ?

Outre le texte, je ne peux bien évidemment pas donner mon avis sans vous parler des illustrations qui sont totalement magnifiques ! Chaque page est composée de manières différentes, ce qui fait que nous n’avons jamais de répétitions. De plus, l’humour est très présent malgré le sujet qui ne s’y prête pas forcément. J’ai également beaucoup aimé les références artistiques comme lorsque Anne est magnifiquement représentée en « Portrait d’Adele Bloch-Bauer », célèbre peinture de Klimt ; ou encore remplaçant à merveille l’homme en pleine crise d’angoisse dans l’œuvre « Le cri » de Munch.

 

En bref, j’ai l’impression de manquer d’éléments pour prendre pleinement conscience de la porter du Journal d’Anne Frank; j’ai aimé mais je n’ai pas forcement été touchée … Cependant, je pense que cette version graphique est parfaite pour nous donner envie de le lire justement ! Ou conviendra aux plus jeunes qui ne seraient pas forcément férus de lecture … Les illustrations sont magnifiques et certaines n’ont même pas besoin d’être accompagnées d’une petite phrase pour transmettre de fortes émotions. Une chose est sûre, je lirais le Journal complet prochainement !


Mes petits imagiers sonores : « Mes musiques pour danser » et « Mes chants de Noël »

C’est avec cet article que je vais inaugurer la nouvelle partie de ce blog :
Ethan Bookine 😀

J’avoue que j’avais pensé à cette nouvelle catégorie avant même le jour de sa naissance. Mais j’avais quand même le doute de savoir si je lui avais transmis l’amour des livres … Et là, je suis super-heureuse de voir que mon fils adore trifouiller dans sa pile de petits bouquins. Qu’ils soient sonores, lumineux, sensoriels ou « classiques », ils sont tous un peu dans un état pitoyable à force d’être manipulé, mâchouillé, maltraité (il n’a que 15 mois, il est donc excusé pour le moment ^^). Du coup, c’est avec un plaisir souvent non dissimulé que j’aime remplir ces petites bibliothèques !

Je ne peux pas parler de sa bibliothèque sans vous présenter ces deux livres favoris ! Deux livres vers qui il se dirige spontanément et avec lesquels il peut traîner encore et encore …

« Les petits imagiers sonores »
de chez Gallimard Jeunesse

Il a reçu deux titres parmi les 58 qui composent la collection :
« Mes musiques pour danser » illustré par Marion Billet
« Mes chants de Noël » illustré par Elsa Fouquier

 

Tous les deux sont évidemment basés sur le même principe : 6 très jolies illustrations et parfaitement représentatives, composées chacune d’une puce qui diffuse une chanson par rapport au thème du livre. Les différentes musiques sont plutôt agréables, même si on finit par les entendre un peu trop ^^ Et puis, on souligne le fait que le volume ne soit pas agressif ! On aime aussi le côté quelque peu « évolutif » avec, à la fin, 6 petits détails à retrouver dans le livre.

Ils sont conseillés entre 1 et 3 ans mais Ethan a reçu l’un d’entre eux avant son premier anniversaire et trouvait les petites pastilles sans problème. Je précise aussi que les piles sont facilement accessibles, mais que le rabat en carton qui les cache cède rapidement à force d’être plié dans tous les sens …

Avec « Mes musiques pour danser », vous allez découvrir :

  • La valse
  • Le tango
  • Le charleston (je pense que c’est la puce qui va s’user le plus vite, vu comme Ethan appuie dessus en permanence ^^)
  • La salsa
  • Le Rock’n’roll
  • Le hip-hop

Avec « Les chants de Noël », vous allez découvrir :

  • Petit Papa Noël
  • Noël russe
  • Mon beau sapin
  • Vive le vent
  • Une fleur m’a dit
  • Douce nuit

Vous pouvez retrouver toute la collection ainsi que des extraits audio juste ICI !

« La 5è vague – Tome 2 : La mer infinie » de Rick Yancey

Le souffle, notre gâchette.
L’enfant, notre arme.

Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d’habitants ? Retirez aux hommes leur humanité…

Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l’espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l’hiver en espérant le retour rapide d’Evan Walker, ou se mettre en quête d’éventuels survivants avant que l’ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège.
Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s’abaisser, ni à quelles hauteurs l’humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer…
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

Après quelques années dans ma PAL, j’ai enfin lu ce second tome de la trilogie « La 5è vague ».  Alors oui, je sais, le dernier tome est sorti il y a près de 2 ans, mais laissez-moi cette petite victoire quand même ^^ D’autant que je ne sais pas pourquoi avoir attendu si longtemps, le premier tome m’avait beaucoup plus. Et c’est encore le cas cette fois-ci !

/ !\ Risque de spoilers / !\

Nous retrouvons donc notre petite bande qui a fui Camp Heaven, alors que les extraterrestres ont envahi la terre dans le but d’éradiquer les derniers représentants de la race humaine. Ils sont dans un hôtel infesté par les rats, à attendre le retour d’Evan Walker. Mais il est évident que tout ne va pas se passer comme prévu, sinon ce ne serait pas drôle. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce tome ne sera pas principalement centré sur l’action mais surtout sur la psychologie des personnages. En effet, notre petit groupe va se retrouver séparé et le récit nous sera livré de trois points de vue différents, ce qui va nous permettre d’en découvrir plus concernant certains d’entre eux.

Ne pas paniquer. La panique tue.

Je dois bien avouer que, pendant la première partie, je me suis un peu demandé ce qui se passait. Je pense que j’ai laissé un peu trop de temps entre la lecture du premier tome et celui-ci, il m’a donc fallu quelques pages afin de récolter tous les morceaux dans mon petit cerveau ^^ Et puis, le fait de ne plus avoir exclusivement le point de vue de Cassie m’a beaucoup perturbée aussi. On s’attend à être dans sa tête mais nous nous retrouvons finalement dans celle de Ringer, c’est plutôt déstabilisant ! Mais finalement, ce point de vue m’a permis de me faire une autre idée de cette fille, de la découvrir sous un nouveau jour, beaucoup plus glorieux que la carapace qu’elle se donne ! J’ai beaucoup aimé le rôle qu’elle tient dans ce tome et j’ai hâte de découvrir son évolution !

Concernant Cassie, Ben et Sam, ils sont toujours bien présents ! Et, même si l’histoire n’est pas aussi centrée sur eux que pour le premier tome, je pense que c’est quand même grâce à eux qu’est amenées le plus d’actions. Ça apporte un très bon équilibre avec les autres points de vue, plus personnelle. Comme ceux d’Evan par exemple, qui vont permettre d’introduire un nouveau personnage : Grâce ! Une nouvelle arrivante bien cruelle comme on aime les détester

Je souligne également l’histoire de Poundcake, qui m’a particulièrement touchée. On comprend mieux ces réactions et il en devient encore plus attachant.

Mais le monde est une horloge qui ralentit et les minutes sans problème n’existent plus.

Comme je vous le disais, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle facette de l’histoire qui nous montre le côté plus psychologique des personnages. L’auteur arrive parfaitement à jouer sur les mots et leurs répétitions pour leur donner plus de poids, d’impact et d’importance. De cette façon, l’émotion est véhiculée avec beaucoup de facilité et on se prend à avoir le cœur qui accélère tellement nous sommes emportés dans l’histoire. La tension est palpable et chaque réponse à une question amène d’autres nouvelles questions, ce qui fait que notre cerveau n’a jamais le temps de se reposer.

Et, en parlant de cerveau, je ne sais pas si le mien à quelques défaillances mais : je suis la seule à refermer le livre avec cette impression d’avoir fait un grand pas dans l’histoire mais également de ne pas avoir tout compris à ses nombreuses révélations ? Le fait d’en apprendre beaucoup sur les Silencieux et leurs intentions m’a beaucoup plus ! Mais j’ai cette impression de ne pas avoir tout assimilé quand même, sans forcément savoir mètre clairement le doigt sur ce que je n’ai pas compris …

En bref, je m’éparpille un peu mais ne retenez qu’une chose : j’ai largement apprécié ce tome intermédiaire qui nous en dévoile beaucoup mais qui laisse également beaucoup de questions en suspens. Tout est remis en question et j’ai hâte de découvrir comment tout ça va se terminer !