Nouveau départ

Bonsoir 😀

Si je reviens sur le blog aujourd’hui, ce n’est malheureusement pas pour vous poster ma chronique de « Un petit carnet rouge » (qui arrive bientôt c’est promis) mais bien pour faire une petite annonce : j’arrête le blog ! Mais pas complément …

Je migre simplement vers Instagram avec un nouveau compte tout beau tout neuf ! Pourquoi ? Parce que Je pense que vous avez tous remarqué que depuis la naissance de mon fils, le blog a beaucoup de mal à redémarrer … Mon amour pour la lecture est toujours bien présent, mon envie de partager aussi, mais clairement : un blog, ça prend du temps ! Et c’est l’envie de prendre ce temps qui n’y est plus … Je pense qu’Instagram est la solution : les stories pour les infos « futiles »; et les publications pour mes chroniques et autres. J’aime la facilité d’instagram, sa rapidité, mais également le fait de ne pas être dans « l’abus » des réseaux sociaux !

Cependant, je ne supprime pas le blog, il reste visible de tous tant que WordPress veut de moi ^^ La page Facebook par contre va disparaître dans les prochains jour ! C’est un réseau qui m’attire de moins en moins, je resterai donc uniquement sur Twitter pour le moment … Évidemment, mes comptes Babelio et LivrAddict reste d’actualités !

Concernant mes partenaires : clairement, j’en ai déjà perdu en cours de route ! J’ai une fâcheuse tendance à ne pas respecter les délais … Si mes partenaires me suivent ou si de nouveau sont possibles, tant mieux : j’adore ça, ça m’a souvent permis de découvrir de jolies pépites sur lesquelles je ne me serais même pas arrêtée en librairie !! Mais si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave, ma PAL déborde et ça n’entachera pas mon envie de partager avec vous 😍

Dans les prochains jours, afin de « lancer » cette migration en douceur, je retranscrirais quelques-unes des dernieres chroniques ainsi que les différents « Ethan Bookine » sur Instagram; j’ai hâte d’avoir vos retours sur cette nouvelle façon de faire. Les chroniques seront plus courtes, plus concises; mais toujours aussi sincères ! Et, comme toujours, selon le thème, j’adapterais certainement un petit « Top Ten Tuesday » de temps à autre.

🙈 Je m’arrête là, je pense n’avoir rien oublié … Si ce n’est vous remercier.
J’ai passé 5 belles années ici et j’espère sincèrement vous retrouver sur Instagram prochainement 🙂

Delphine

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Petit Nathan : « Regarde, c’est maman ! »

« Regarde, c’est maman ! »
de la collection Petit Nathan
Éditions Nathan

Un album tout en douceur autour de la complicité et de l’amour maternel.
Aujourd’hui, petit panda part se promener avec sa maman…
Explorer, manger, se câliner, expliquer : tous les moments de la journée sont l’occasion pour maman panda
de s’occuper de son bébé et de lui montrer combien elle l’aime.

Si vous me suivez un peu sur SnapChat, vous avez sans doute remarqué que mon fils à une légère obsession pour les pandasÀ la télé, en peluche, dans les livres, … S’il y a un panda, vous pouvez être sûr qu’il sera heureux ! Il était donc évident que j’allais craquer pour ce nouveau venu dans sa bibliothèque.

Avant tout chose, je vais quand même préciser que j’aurais dû regarder le prix avant de passer en caisse. Parce que, même si je viens de voir qu’ils sont affichés à 13,95€ sur le site, je l’ai payé 15,99€ en Belgique. Je trouve ça un chouilla cher quand même … Bon, après, je reste objective : le livre est assez grand, d’une très bonne qualité, super-joli et plutôt instructif !

Comme je le disais donc, le livre est d’une très bonne qualité ! Non seulement son format est plutôt grand, tout en restant très confortable à lire : c’est un carré de 23 cm de côté. Mais il est également composé de 10 pages en carton très épais, ce qui permet à bébé de pouvoir le manipuler sans risque de croquer une page ou de l’abimer; et à maman de pouvoir le nettoyer à la moindre tache.

Visuellement, il est également très attirant ! De par ces couleurs que je trouve plutôt apaisantes, dans des tons plutôt clairs, sans multiples couleurs : juste le noir et blanc de base, du rouge et du vert, rien de plus ! Il est également composé de plusieurs matières, notamment au niveau des pandas qui sont tout doux, mais aussi de certaines parties en surbrillance argentée qui reflète légèrement la lumière.

Et puis, l’histoire : qui en soit, est assez simple; mais pleine de douceur ! Elle est composée comme une comptine, avec un rythme récurrent qui à ce point positif d’avoir un effet calmant sur l’enfant. Et puis, j’aime aussi le fait que l’illustration soit composée de plein de petits éléments intéressants que l’on peut montrer à son enfant : une tortue, des canards, des fleurs, un papillon, un nuage, … Bref, il adore; et moi aussi !

Sur le site, vous pouvez voir que la collection est composée d’une multitude de titres, aussi intéressant les uns que les autres. Il est donc possible que je craque sur l’un ou l’autre très prochainement (le titre « Regarde comme je t’aime » à l’air trop chou !!).

« Mes pensées sont des papillons » d’Eveleen Valadon

Jamais je n’aurais imaginé qu’un jour j’aurais des problèmes de mémoire. Jamais je n’aurais songé qu’il me faudrait courir après mes pensées qui vont, viennent, s’envolent comme des papillons.

Eveleen Valadon a été diagnostiquée malade d’Alzheimer voici quatre ans. Elle se souvient très bien du passé, mais sa mémoire immédiate lui fait parfois défaut. Aidée deux heures par jour, elle vit encore seule et autonome. Ce livre raconte son combat contre une pathologie qu’elle se refuse à nommer. Elle a voulu nous dire, en son nom et en celui de tous les autres, qu’elle n’est ni démente ni agressive, et tordre le cou aux stéréotypes dont cette maladie est porteuse. Eveleen lutte pour retrouver la femme qu’elle n’a pas cessé d’être. Ce livre est son défi, pour montrer à cet ennemi de l’intérieur qu’elle ne va pas se laisser effacer.

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

Comme vous le savez si vous me suivez depuis quelque temps, je n’ai pas une grande passion pour les témoignages, biographie ou tout autre livre de ce genre. Mais quand le sujet abordé nous touche plus personnellement … Ma grand-mère a été diagnostiquée il y a déjà plusieurs années maintenant. Elle pourrait vous raconter toutes ces jeunes années dans les moindres détails ; mais quand il s’agit de reconnaitre ces enfants et petits-enfants, c’est une autre paire de manches … Alors certes, c’est difficile pour nous, mais pour elle ? Je dois avouer que cette lecture a été assez éprouvante, j’ai mis un temps fou à arriver au bout de ces pauvres 200 pages, mais j’en ressors plutôt … Soulagée ? Oui, on va dire ça comme ça !

Moi-même, je ne parvenais pas à prononcer son nom. Je l’appelais par son prénom, le prénom de l’homme qui l’a découvert. Alois, c’est ça. Je suis du côté d’Alois.

Nous faisons donc la connaissance d’Eveleen Valadon, une septuagénaire diagnostiquée depuis quelques années malade d’Alzheimer, mais qu’elle ne nommera jamais comme tel. Contactée par Jacqueline Remy, journaliste, Eveleen n’a pas hésité longtemps avant d’accepter ce nouveau projet : celui de raconter sa pathologie ! C’est donc de façon très simple et pleine de sincérité que son histoire nous est transmise.

Durant ces six mois de rencontres quasi hebdomadaires, nous allons découvrir à quel point cette maladie dégénérative évolue vite, à quel point il peut être épuisant d’essayer de garder la face et le fils de ces pensées. Mais nous allons aussi suivre le parcours plutôt atypique d’une femme très active : enseignement, peintures, expositions, voyages, manuscrit, … Eveleen avait une vie bien remplie ! Et puis, il y a ces petits soucis du quotidien comme le fait d’oublier ces papiers chez son pharmacien ou le plaisir de suivre ses cours d’art-thérapie …

Et puis, Eveleen est une de ces personnes extrêmement touchante, qui ne se voilent pas totalement la face : elle sait qu’elle est malade et que ces pensées passent de l’une à l’autre sans réel lien, mais simplement par associations d’idées. La maladie avance vite, beaucoup trop vite …

Cette maladie est rongeuse, comme si on m’enlevait des peaux de mémoire qu’on m’amputait lentement. C’est une sorte de supplice.

En bref, Jacqueline Remy nous transmet un récit très émouvant, très humain, mais aussi très enrichissant qui nous permet de voir cette pathologie autrement, avec plus de « tendresse ». De plus, Eveleen est une personne pour qui on se prend rapidement d’affection. Je pense sincèrement que, même si la maladie d’Alzheimer ne vous touche pas personnellement, ce livre ne peut que vous intéresser !


« A la nuit je mens » de Kara Thomas

Il existe dans ce monde des choses pires que les monstres. Pour une raison qui m’échappe, elles parviennent toujours à me trouver.

Tessa, dix-sept ans, revient après huit ans d’absence à Fayette, la petite ville de Pennsylvanie où elle a grandi. Elle en est partie quand sa famille a éclaté, après qu’elle et sa meilleure amie Callie ont témoigné contre Wyatt Stokes, le tueur en série surnommé « le Monstre de l’Ohio River ».

Mais revenir dans sa ville natale force Tessa à affronter les doutes qu’elle a tu pendant toutes ces années : que s’est-il réellement passé la nuit du dernier meurtre ?

En cherchant à répondre à cette question, Tessa va exhumer bien des secrets, sur Callie, sur sa famille et sur les meurtres. Or plus elle se rapproche de la vérité, plus elle se rapproche d’un danger mortel auquel elle ne pourra pas échapper…

Je remercie chaleureusement les Éditions Castelmore pour ce partenariat.

Tessa est une jeune fille de 18 ans vivant avec sa grand-mère en Floride depuis près de 10 ans ; depuis qu’elle et Callie ont témoigné contre Wyatt Stokes, affirmant qu’il était le meurtrier en série surnommé « Le monstre de l’Ohio River ».  Mais, alors qu’elle retourne à Fayette, en Pennsylvanie, suite à la mort de son père, ce sont de nombreux souvenirs qui refont surface ; et surtout, l’envie de découvrir la vérité !

Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas la sympathie des différents personnages qui m’a donné envie d’avancer dans cette lecture ! Mais leur histoire est si particulière qu’elle déclenche une sorte de curiosité, il faut bien le dire !

Tessa n’est pas méchante, bien au contraire, elle est pleine de culpabilité. Elle nous apparaît toute fragile à son arrivée à Fayette mais, au fil des jours, on lui découvre une détermination sans limite. Elle est prête à tout pour avoir des réponses aux milliers de questions qui se bouscule dans sa tête, quitte à remuer un passé qu’elle aurait préféré oublier.

Callie est, de prime abord, plutôt du genre à taper sur les nerfs des gens. Je l’ai trouvée bien souvent méprisante et désagréable. Malgré toute la peine qu’elle ressent depuis la mort de sa cousine Lori, j’ai (surtout au début) eu beaucoup de mal à la prendre en pitié.

Malgré une amitié brisée, les deux jeunes filles vont s’unir afin de rétablir la vérité. Mais, à force de remuer le passé, Tessa va également découvrir que sa famille avait bien des secrets, des révélations auxquelles elle ne s’attendait pas …

Je lève le visage vers le ciel, regarde le soleil jusqu’à ce que la pression derrière mes yeux disparaisse. Je ne vais pas m’émouvoir pour un raté de première qui pensait que voler de l’argent pour acheter de la drogue ou des bières, c’était plus important que de voir grandir ses filles.

Ce qui fait toute la force de ce récit, c’est clairement l’intrigue ! Nous avons là un thriller « young adult » parfaitement maîtrisé, de la première à la dernière ligne. Dès le début, l’auteur sait où elle nous emmène !

Nous avons dès les premières pages beaucoup d’informations et beaucoup de personnages à assimiler. Sur le coup, j’ai été plutôt troublée, pensant que l’auteure voulait en faire trop … Mais l’histoire avance et tout s’emboîte parfaitement bien, accrochant le lecteur de plus en plus. Particulièrement sur les derniers chapitres où il est impossible d’arrêter de lire.

Malgré cela, j’ai quand même trouvé les explications finales un peu trop rapide … C’est dommage car on prend le temps de décortiquer chaque détail tout au long du récit mais, une fois l’enquête résolue, les dernières réponses à nos questions nous sont un peu balancées comme ça, à travers tout …

En bref, une lecture avec quelques longueurs sur le début mais qui se révèle totalement prenante par la suite. Difficiles de s’arrêter, les pages tournent encore et encore … Kara Thomas à une écriture très intéressante et très agréable à lire ; et elle va nous mener par le bout du nez tout au long du récit. Dommage que les personnages ne soient pas un chouia plus attachant … Mais j’ai passé un très bon moment au côté de Tessa !

Histoires à raconter pour les bébés : « Histoires de camions »

« Histoires de camions »
de la collection Histoires à raconter pour les bébés
Éditions Fleurus

Trois jolies histoires de camions qui vrombissent, foncent et klaxonnent pour partager avec son bébé le plaisir des premières lectures.

Clairement, « Histoire de camions » est le livre du moment à la maison. Je pense même que je pourrais presque vous réciter les trois histoires par cœur tellement je lui lis encore et encore … C’est simple, quand il trifouille dans ces livres, je suis quasi certaine que c’est celui-ci qui va finir dans ses mains !

En même temps, je le comprends ! Les illustrations sont très belles, attrayantes et joliment colorées. Chaque histoire à son illustrateur mais, les trois styles sont assez identiques et se suivent parfaitement bien. Lors de la première lecture, je n’avais même pas remarqué ce changement …

Le livre contient trois histoires aux titres assez explicites :
• La grande course des camions
• Panique au chantier
• Pimpon, le petit camion
Des histoires très agréables à lire à des tout petits car les phrases sont courtes. Je trouve que ça donne une certaine cadence à la lecture, c’est entraînant !

Niveau solidité, on peut difficilement faire mieux ! C’est épais, cartonnés, plastifiés, résistant, … Autant dire qu’à 7€ l’unité, on n’a clairement pas à se plaindre au niveau du rapport qualités / prix !

La collection « Histoires à raconter pour les bébés » contient une quinzaine de titres plutôt mixtes. Et je pense que les titres « Histoire en pyjama » et « Histoires de jouets » où « Histoires de doudous » viendront bientôt compléter sa bibliothèque.

« Love, Simon » de Becky Albertalli

Au fait, petite parenthèse : tu ne trouves pas que tout le monde devrait en passer par le Coming Out ? Pourquoi l’hétérosexualité serait-elle la norme ? Chacun devrait déclarer son orientation, quelle qu’elle soit, et ça devrait être aussi gênant pour tout le monde, hétéros, gays, bisexuels, ou autres. Je dis ça, je dis rien.

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement :
1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.)
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Je remercie chaleureusement les Éditions Hachette Romans pour ce partenariat.

Au vu du nombre de fois où ce livre est passé dans mon actualité sur les différents réseaux sociaux, j’étais extrêmement curieuse de le découvrir. C’est maintenant chose faites et je peux vous dire que je n’ai pas du tout été déçue. C’est même plutôt le contraire : une très bonne surprise !

Simon Spier est un jeune ado homosexuel de 16 ans, vivant en banlieue d’Atlanta ! Même s’il n’a aucun doute sur son homosexualité, il ne se sent pas encore prêt à l’assumer publiquement. Sa meilleure amie, Leah, n’est au courant de rien; le seul à savoir, c’est « Blue » : un jeune garçon « rencontré » via le Tumblr du lycée et avec qui il échange des mails sous le pseudo de « Jacques ». Malheureusement, Simon va oublier de déconnecter sa boîte mail et Martin, un geek du club de théâtre, va lui faire du chantage afin d’avoir un rendez-vous avec Abby, une amie de Simon ; dans le cas contraire, il se fera un plaisir de diffuser les captures d’écran …

À quoi bon utiliser un pseudonyme si le premier clown venu perse à jour mon identité secrète ?
Il a dû me voir devant l’ordinateur, je suppose.
Et je suppose que je suis le roi des crétins.

Simon est un garçon extrêmement attachant ! Et le fait qu’il se confie à nous durant tout le récit le rend si réel que j’ai un peu eu l’impression de quitter un ami une fois le livre terminé … C’est quelqu’un de sincère, de courageux, et qui est aussi très touchant. Notamment dans sa « relation » avec Blue ! Tous les deux se rapprochent, beaucoup, sans pour autant être prêt à découvrir qui se cache derrière ce pseudo.

En parlant de Blue, un autre point que j’ai beaucoup aimé dans cette lecture est le fait de ne pas principalement concentrer le récit sur la difficulté, encore aujourd’hui, d’un adolescent à assumer son homosexualité publiquement : le regard des autres, les moqueries, les blagues douteuses, … L’intrigue nous pousse plutôt à découvrir qui est Blue ! Je peux vous dire que je serais une piètre enquêtrice car j’étais loin du compte … Et rien que pour ça, j’ai adoré suivre Simon jour après jour.

Je ne sais pas comment les gens s’y prennent. Comment Blue s’y est pris. Trois mots. Trois petits mots à la con, et je ne serai plus le même Simon.

Je dois quand même avouer qu’en commençant ma lecture, j’avais un peu peur de tomber sur un récit qui soit beaucoup trop jeunesse ! Finalement, j’ai été surprise par le style, certes très adolescent, mais aussi très léger, fluide et surtout, très entraînant ! Ma lecture est limite devenue une addiction, il fallait que je lise encore un chapitre, et un autre, et un autre, … J’ai réellement été emportée, du début à la fin !

En bref, c’est un coup de cœur, un grand ♥ J’ai pris plaisir à suivre Simon et ses amis. Chaque personnage, qu’il soit principal ou secondaire, fait de ce récit une réussite. Et puis cette plume : à la fois simple mais tellement efficace et addictive !! Chaque ligne nous donne envie d’en lire plus, toujours plus !! Je n’ai qu’une hâte (non en fait, j’en ai deux !) 1. Voir le film – 2. Lire la suite : « Leah à contretemps » car je viens juste de voir que ma demande avait été acceptée sur NetGalley (Merci Hachette Romans, j’ai décidément trop hâte !!)


« Judy, portée disparue » de Anne Cassidy

Comme je l’ai souhaité l’entendre parler de nouveau… Mais c’est le silence qui la remplaça.

Judy, petite fille de cinq ans, a disparu dans la rue par un froid après-midi de novembre, alors qu’elle était sous la responsabilité de sa grande soeur Kim. Huit années ont passées et Kim n’a cessé de porter en elle une grande culpabilité tempérée par le secret espoir de retrouver sa soeur. Or voilà que des coïncidences mystérieuses, la découverte d’un indice, une émission de télévision sur les enfants disparus vont remuer douloureusement les souvenirs et peut-être apporter du nouveau à l’enquête.

Encore une fois, j’ai décidé de sortir un bouquin qui traînait dans ma PAL depuis un bail et je ne le regrette pas. C’est loin d’être un coup de cœur mais j’ai passé un bon moment auprès de Kim, c’est quand même le principal !

Kim est une jeune fille de 17 ans qui n’arrive pas à faire le deuil de sa sœur, disparue alors qu’elle n’avait que 5 ans, 8 ans plus tôt. Elle était sous sa garde ce soir-là, c’est elle la responsable de ce drame, elle en est certaines. Alors, quand une amie lui parle d’une jeune fille avec qui elle correspond et qui ressemble étrangement au portrait vieilli de Judy diffusé lors d’une émission télévisée, et qu’en plus de ça, certains détails collent avec de nouveaux indices découverts par la police, elle ose à peine y croire !

Très vite, on se prend d’affection pour Kim. C’est une jeune fille totalement déboussolée et la culpabilité qu’elle ressent est extrêmement touchante. Toute sa vie a basculé à partir de ce soir-là ! Ses parents ont monté une association pour les enfants disparus et ne ratent pas une occasion de rappeler l’histoire de Judy, ils ne tiennent pas à ce que leur petite fille tombe dans l’oubli. Mais Kim n’a pas grand-chose pour dépasser son chagrin, et elle ne s’ouvre pas beaucoup. Pas même à Pam, sa psychologue, qui la suit depuis de nombreuses années..

Tout au long de ce récit, nous allons suivre l’avancée de l’enquête de police mais Kim va également nous partager ces souvenirs. Ceux de cette longue soirée, les questions de la police, l’inquiétude et la tristesse de ses parents, mais aussi la relation quelque peu conflictuelle qu’elle entretenait avec sa sœur, aussi jeune soit-elle … De nombreux sentiments vont se croiser ; la culpabilité bien sûr, l’espoir, la déception, mais également la stupeur, l’effroi, et l’indignation …

Je ne bougeais plus et respirais à peine. Je la fixai jusqu’à ce que mes yeux se troublent. Je sentis mon visage me brûler et ma gorge se comprimer sous le chagrin.

Concernant l’intrigue à proprement parler, je dois quand même dire que j’ai trouvé le début un peu long. Certes, Kim est très attachante mais j’avais cette sensation plutôt dérangeante de me plonger dans une lecture qui n’aurais pas réellement de fin … Finalement, la plume d’Anne Cassidy est très agréable à suivre et aussi très émotive, ce qui fait qu’une fois que l’on entre dans son histoire, il est difficile d’en sortir. Et encore plus lorsque je pense avoir découvert le dénouement mais que j’en suis à mille lieues; on se prend une belle claque, il faut le souligner !

En bref, un récit principalement basé sur le côté psychologique d’une famille qui ne peut faire son deuil en l’absence de réponses à leurs nombreuses questions. Un récit qui ne m’a certainement pas touché à sa juste valeur mais qui m’a quand même fait passer un bon moment. Mais surtout, un récit très bien écrit, et porté par un personnage très attachant !

Contes et comptines à toucher : « Jack et le haricot magique »

« Jack et le haricot magique »
de la collection Contes et Comptines à toucher
Éditions Milan

Haricots magiques, poule aux oeufs d’or, ogre… tous les ingrédients sont là pour un nouveau conte célèbre à toucher ! Jack échange sa vache contre trois haricots magiques. Quelle surprise lorsque la tige d’un haricot pousse jusqu’au ciel !

Aujourd’hui (avec un jour de retard, on remercie les microbes …), on se retrouve pour parler d’un livre qu’Ethan commence à beaucoup apprécier : « Jack et le haricot magique » ! Il l’a reçu alors qu’il était tout petit mais, on ne va pas se mentir, je le trouvais beaucoup trop joli pour lui laisser à manipuler quotidiennement. J’avais beaucoup trop peur qu’il ne le casse ou l’abîme. Mais aujourd’hui, à 18 mois, je suis déjà plus confiante ^^ Bien que, … Je reviendrais sur ce point plus tard.

Clairement, ce n’est pas forcément par l’histoire qu’il est intéressé mais bien par les différentes matières qui composent les illustrations. Je vois bien qu’il aime passer ces doigts sur les pages afin d’en découvrir les différences de textures et les quelques reliefs d’impressions. Et puis, c’est un livre donc il ne se lasse pas; il fait partie de ceux qui se retrouvent très souvent dans ses mains et qu’il aime redécouvrir encore et encore !

Cependant, je découvre qu’ils sont conseillés à partir d’un an ! J’aurais juste envie de préciser : accompagné ! Je ne lui aurais clairement pas donné les yeux fermés alors qu’il n’avait qu’un an. La dernière page du livre contient une partie qui se développe quand on l’ouvre, et je pense sincèrement qu’elle n’aurait pas survécu plus de 10 minutes …. Encore aujourd’hui, je fais très attention quand je le vois avec ce livre dans les mains.

À propos du prix qui est de 13,90€ l’unité, même si je trouve que c’est un peu élevé, ça les vaux largement. Le livre est de bonne qualité, contient plusieurs matières, certaines parties sont imprimées en relief, la tranche est bien épaisse et solide, la couverture est parfaitement rigide … Et puis, les illustrations sont très jolies !

La collection « Contes et comptines à toucher« contient plus d’une trentaine de titres qui plairont aussi bien aux petites filles qu’aux petits garçons. Quelques titres en particulier me font de l’œil comme le classique « Petit Poucet » ou encore « Le vilain petit canard », mais aussi « Pirouette, Cacahuète » et tant d’autres …

 

« Le journal de ma disparition » de Camilla Grebe

Je ne crains pas la mort, je crains de me perdre. C’est pourquoi ce journal revêt une telle importance. Pour retracer ma vie, mais aussi pour me rappeler qui je suis. J’existe. Pour quelque temps du moins.

Il y a huit ans, la jeune Malin, alors adolescente, a découvert une fillette enterrée dans la forêt de Ormberg, une ville suédoise isolée. On n’a jamais pu identifier la petite victime.

Devenue une jeune flic ambitieuse, Malin est affectée auprès de Hanne, la célèbre profileuse, et de l’inspecteur Peter Lindgren, qui reprennent l’affaire. Mais Peter disparaît du jour au lendemain, et Hanne est retrouvée blessée et hagarde dans la forêt.
Le seul témoin est un adolescent qui aime errer dans les bois enneigés, la nuit. Sans le dire à personne, il récupère le journal que Hanne a laissé tomber et se met à le lire, fasciné…

Désormais seule dans son enquête, Malin est appelée sur les lieux du tout premier crime : une nouvelle victime a été découverte. Et si tous ces faits étaient tragiquement liés ?

De sa plume fluide et au gré de rebondissements imprévisibles, Camilla Grebe nous offre un nouvel opus étourdissant où les secrets enfouis et les différentes intrigues s’entrelacent magistralement. Une lecture à couper le souffle.

Je remercie chaleureusement les Éditions Calmann-Levy pour ce partenariat.

En toute objectivité, je ne suis pas une addict de polars ! Mais ça ne veut pas dire que je n’aime pas, loin de là, c’est juste qu’il faut que j’en aie envie. Et c’était le cas lorsque j’ai vu ce titre disponible sur NetGalley, j’ai tenté ma chance, avec succès !

Me voilà donc transportée à Ormberg, petite ville suédoise en apparence tranquille, mais où deux corps ont été retrouvés au même endroit à huit ans d’intervalle. Nous allons suivre l’enquête de l’intérieur grâce à Maline, jeune flic ambitieuse, c’est elle qui avait découvert le premier squelette 8 ans plus tôt, lors d’une soirée avec ses amis dans les bois. Elle sera entourée d’autres enquêteurs tels que Manfred, Andreas, Hanne et Peter. Ce dernier sera porté disparu du jour au lendemain et Hanne, sa femme, sera retrouvée à l’orée du bois, dans un état second … Mais nous allons aussi suivre Jake, un jeune adolescent mal dans sa peau …

Lorsqu’on est l’objet d’une enquête policière, plus rien ne reste caché. Que vous soyez coupable ou victime, on va remuer votre linge sale et exposer aux quatre vents vos secrets les plus honteux.

Parmi tous les personnages que nous allons découvrir, j’ai particulièrement été touchée par deux d’entre eux, deux générations opposées : Hanne et Jake !

Hanne parce que c’est une personne fragile, atteinte de déficience cognitive, qui va noter chaque détail de ces journées dans un petit carnet afin de pouvoir garder la face devant ses collègues. Et ce carnet va nous montrer tout son désarroi face à cette maladie … Sans lui, elle ne peut plus faire semblant !
Et Jake, tout simplement parce qu’il est jeune, que sa mère est décédée et que son père perd totalement pied. Et parce que ce « mal qui le ronge » le rend extrêmement fragile et mal dans sa peau … On a envie de le protéger, de l’aider à faire face aux regards des autres et à s’assumer pleinement !

À travers le regard de Jake, mais aussi celui de Maline, nous allons prendre pleinement conscience de la difficulté d’être différents dans une petite ville où tout le monde se connaît et y vit depuis des générations. Ormberg est une ville en plein déclin, frappée par la crise économique, la fermeture d’entreprise locale, le chômage, … L’arrivée des migrants n’a malheureusement rien arrangé, exacerbant ce sentiment d’insécurité, de peur, de conflits, …

J’écris le journal de ma disparition. Pas physique, mais métaphorique – car chaque jour qui passe, je m’enfonce un peu plus dans le brouillard.

Concernant l’intrigue, je l’ai trouvé en demi-teinte. J’ai tout d’abord été transportée sur place, à découvrir l’enquête, les personnages, la ville d’Ormberg, … J’ai trouvé le tout très intéressant et le fait de commencer le récit par un flashback de la découverte du premier squelette nous plonge directement au cœur de l’affaire. Le style d’écriture de l’auteur, très fluide et extrêmement agréable à lire aide beaucoup également.

Ensuite, j’ai malheureusement trouvé quelques longueurs, le texte perd de son rythme et nous, notre attention … Néanmoins, cela ne dure pas, fort heureusement ! Dès la deuxième moitié du récit, l’enquête reprend de plus belle et chaque révélation est une surprise. Tout comme le dénouement, que je n’avais pas du tout vu venir, c’est ce que j’aime dans un polar !

En bref, un polar qui nous emporte dans une intrigue digne de ce nom et très bien ficelée. Dommage pour les quelques lenteurs dans la première moitié du roman mais le style très fluide de l’auteur ainsi que ces personnages intéressants et attachants, et son environnement très aboutis, nous font oublier les petits points négatifs pour ne retenir que les positifs !


« Un arbre, un jour… » de Karine Lambert

Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse.

Du haut de mes trente-deux mètres, je les regarde vivre sur la place du village. Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours, j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie. En ce matin de printemps, un avis d’abattage est cloué sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence. Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s’unissent pour découvrir qui souhaite la mort du géant.
Ensemble, ils combattent cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits. Qui l’emportera… le pouvoir ou la solidarité ? Aux premiers jours de l’été, Clément, Suzanne, Fanny et les autres ne seront plus les mêmes.

Je remercie chaleureusement les Éditions Calmann-Levy pour ce partenariat.

Lorsque j’ai reçu cette proposition de lecture, je vous avoue que j’ai hésité pendant quelques instants. J’avais peur de tomber sur une lecture trop « gnangnan », où un arbre nous parlerait pendant plus de 250 pages en mode « protection de la nature ». Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, c’est comme ça ^^ Et finalement, je ne regrette pas du tout d’avoir accepté car, non seulement j’ai été agréable surprise ; mais en plus de ça, j’ai passé un super moment !

Nous allons donc suivre l’histoire de ce platane de 32 mètres, installé sur la place du village. En plus de 100 ans, il en a vu des villageois ! Certains profitant de la fraîcheur de son ombre, d’autres grimpants à ces branches, … Pourtant, Monsieur le Maire a décidé qu’il était temps de libérer l’espace, il sera donc abattu ! La raison viendrait de sa solidité ; personne n’y croit …

Cet avis d’abattage va être le déclencheur de nouvelles relations entre les villageois ; mais aussi d’un formidable élan de solidarité et de générosité. Chacun ayant un souvenir, une histoire ou une attache particulière avec ce platane qu’ils connaissent depuis toujours ; ils sont tous prêt à donner un peu de leur personne afin de le sauver ! Et c’est aussi grâce à la détermination et la motivation du petit Clément que tout va être rendu possible !

Comme je le disais, chaque personnage qui composent ce merveilleux petit village à son histoire, mais c’est malgré tout pour cet arbre que j’ai eu un réel coup de cœur ! Le fait de le faire interagir à sa façon en fonction des évènements qui se passent autour de lui ; lui qui ne comprend pas toutes cette agitation au début, en tant qu’arbre ; le fait paraître si vivant ! On ne peut que prendre pitié de sa situation et nous aussi, vouloir faire partie de la rébellion !

S’ils [les hommes] étaient conscients que je peux aussi avoir peur ou mal ou être fatigué, agiraient-ils autrement avec moi ? S’ils ressentaient que j’aime leurs caresses, m’en donneraient-ils plus souvent ? Suis-je à leurs yeux un être vivant au même titre qu’eux ?

Je découvre Karine Lambert via cette publication et je pense sincèrement me procurer prochainement les précédentes car je suis tombée sous le charme de sa plume ! Elle est pleine de douceur, de charme, et de fluidité. Le thème principal peut paraître très léger mais il aborde pourtant une panoplie de sentiments très différents. J’ai été étonnée de ressentir autant de compassion et de peine pour un « simple » arbre, parce que clairement, pour être tout à fait honnête avec vous, ce n’est pas du tout mon genre ^^ Mais je me suis un peu mise à la place de ces villageois car j’habite sur une place où j’ai vue sur une bonne dizaine d’arbre ; et j’espère sincèrement qu’ils y resteront pendant encore de longues, très longues années …

En bref, j’ai passé un très agréable moment avec cette lecture. Je n’ai pas vu le temps passer et j’adore ça ! C’est un récit plein d’émotion, de tendresse, de douceur, et d’unité que je vous conseille sincèrement. Karine Lambert a un style d’écriture qui vous transporte avec une facilité plutôt déconcertante ! Et, cerise sur le gâteau : elle est Belge ♥, une qualité non négligeable n’est-ce pas ? #Humour #BelgeEtFier