Mes petits imagiers sonores : « Mes musiques pour danser » et « Mes chants de Noël »

C’est avec cet article que je vais inaugurer la nouvelle partie de ce blog :
Ethan Bookine 😀

J’avoue que j’avais pensé à cette nouvelle catégorie avant même le jour de sa naissance. Mais j’avais quand même le doute de savoir si je lui avais transmis l’amour des livres … Et là, je suis super-heureuse de voir que mon fils adore trifouiller dans sa pile de petits bouquins. Qu’ils soient sonores, lumineux, sensoriels ou « classiques », ils sont tous un peu dans un état pitoyable à force d’être manipulé, mâchouillé, maltraité (il n’a que 15 mois, il est donc excusé pour le moment ^^). Du coup, c’est avec un plaisir souvent non dissimulé que j’aime remplir ces petites bibliothèques !

Je ne peux pas parler de sa bibliothèque sans vous présenter ces deux livres favoris ! Deux livres vers qui il se dirige spontanément et avec lesquels il peut traîner encore et encore …

« Les petits imagiers sonores »
de chez Gallimard Jeunesse

Il a reçu deux titres parmi les 58 qui composent la collection :
« Mes musiques pour danser » illustré par Marion Billet
« Mes chants de Noël » illustré par Elsa Fouquier

 

Tous les deux sont évidemment basés sur le même principe : 6 très jolies illustrations et parfaitement représentatives, composées chacune d’une puce qui diffuse une chanson par rapport au thème du livre. Les différentes musiques sont plutôt agréables, même si on finit par les entendre un peu trop ^^ Et puis, on souligne le fait que le volume ne soit pas agressif ! On aime aussi le côté quelque peu « évolutif » avec, à la fin, 6 petits détails à retrouver dans le livre.

Ils sont conseillés entre 1 et 3 ans mais Ethan a reçu l’un d’entre eux avant son premier anniversaire et trouvait les petites pastilles sans problème. Je précise aussi que les piles sont facilement accessibles, mais que le rabat en carton qui les cache cède rapidement à force d’être plié dans tous les sens …

Avec « Mes musiques pour danser », vous allez découvrir :

  • La valse
  • Le tango
  • Le charleston (je pense que c’est la puce qui va s’user le plus vite, vu comme Ethan appuie dessus en permanence ^^)
  • La salsa
  • Le Rock’n’roll
  • Le hip-hop

Avec « Les chants de Noël », vous allez découvrir :

  • Petit Papa Noël
  • Noël russe
  • Mon beau sapin
  • Vive le vent
  • Une fleur m’a dit
  • Douce nuit

Vous pouvez retrouver toute la collection ainsi que des extraits audio juste ICI !

Publicités

« La 5è vague – Tome 2 : La mer infinie » de Rick Yancey

Le souffle, notre gâchette.
L’enfant, notre arme.

Comment débarrasser la Terre de ses sept milliards d’habitants ? Retirez aux hommes leur humanité…

Cassie Sullivan et ses compagnons ont survécu aux quatre premières vagues destructrices lancées par les Autres. Maintenant que l’espèce humaine a été presque entièrement exterminée et que la 5e Vague déferle sur la planète, le groupe se trouve face à un choix : se préparer à affronter l’hiver en espérant le retour rapide d’Evan Walker, ou se mettre en quête d’éventuels survivants avant que l’ennemi ne referme sur eux son impitoyable piège.
Personne ne peut prédire à quels abîmes de cruauté les Autres sont prêts à s’abaisser, ni à quelles hauteurs l’humanité saura se hisser. La bataille finale ne fait que commencer…
Ils connaissent notre manière de penser.
Ils savent comment nous exterminer.
Ils nous ont enlevé toute raison de vivre.
Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir.

Après quelques années dans ma PAL, j’ai enfin lu ce second tome de la trilogie « La 5è vague ».  Alors oui, je sais, le dernier tome est sorti il y a près de 2 ans, mais laissez-moi cette petite victoire quand même ^^ D’autant que je ne sais pas pourquoi avoir attendu si longtemps, le premier tome m’avait beaucoup plus. Et c’est encore le cas cette fois-ci !

/ !\ Risque de spoilers / !\

Nous retrouvons donc notre petite bande qui a fui Camp Heaven, alors que les extraterrestres ont envahi la terre dans le but d’éradiquer les derniers représentants de la race humaine. Ils sont dans un hôtel infesté par les rats, à attendre le retour d’Evan Walker. Mais il est évident que tout ne va pas se passer comme prévu, sinon ce ne serait pas drôle. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce tome ne sera pas principalement centré sur l’action mais surtout sur la psychologie des personnages. En effet, notre petit groupe va se retrouver séparé et le récit nous sera livré de trois points de vue différents, ce qui va nous permettre d’en découvrir plus concernant certains d’entre eux.

Ne pas paniquer. La panique tue.

Je dois bien avouer que, pendant la première partie, je me suis un peu demandé ce qui se passait. Je pense que j’ai laissé un peu trop de temps entre la lecture du premier tome et celui-ci, il m’a donc fallu quelques pages afin de récolter tous les morceaux dans mon petit cerveau ^^ Et puis, le fait de ne plus avoir exclusivement le point de vue de Cassie m’a beaucoup perturbée aussi. On s’attend à être dans sa tête mais nous nous retrouvons finalement dans celle de Ringer, c’est plutôt déstabilisant ! Mais finalement, ce point de vue m’a permis de me faire une autre idée de cette fille, de la découvrir sous un nouveau jour, beaucoup plus glorieux que la carapace qu’elle se donne ! J’ai beaucoup aimé le rôle qu’elle tient dans ce tome et j’ai hâte de découvrir son évolution !

Concernant Cassie, Ben et Sam, ils sont toujours bien présents ! Et, même si l’histoire n’est pas aussi centrée sur eux que pour le premier tome, je pense que c’est quand même grâce à eux qu’est amenées le plus d’actions. Ça apporte un très bon équilibre avec les autres points de vue, plus personnelle. Comme ceux d’Evan par exemple, qui vont permettre d’introduire un nouveau personnage : Grâce ! Une nouvelle arrivante bien cruelle comme on aime les détester

Je souligne également l’histoire de Poundcake, qui m’a particulièrement touchée. On comprend mieux ces réactions et il en devient encore plus attachant.

Mais le monde est une horloge qui ralentit et les minutes sans problème n’existent plus.

Comme je vous le disais, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle facette de l’histoire qui nous montre le côté plus psychologique des personnages. L’auteur arrive parfaitement à jouer sur les mots et leurs répétitions pour leur donner plus de poids, d’impact et d’importance. De cette façon, l’émotion est véhiculée avec beaucoup de facilité et on se prend à avoir le cœur qui accélère tellement nous sommes emportés dans l’histoire. La tension est palpable et chaque réponse à une question amène d’autres nouvelles questions, ce qui fait que notre cerveau n’a jamais le temps de se reposer.

Et, en parlant de cerveau, je ne sais pas si le mien à quelques défaillances mais : je suis la seule à refermer le livre avec cette impression d’avoir fait un grand pas dans l’histoire mais également de ne pas avoir tout compris à ses nombreuses révélations ? Le fait d’en apprendre beaucoup sur les Silencieux et leurs intentions m’a beaucoup plus ! Mais j’ai cette impression de ne pas avoir tout assimilé quand même, sans forcément savoir mètre clairement le doigt sur ce que je n’ai pas compris …

En bref, je m’éparpille un peu mais ne retenez qu’une chose : j’ai largement apprécié ce tome intermédiaire qui nous en dévoile beaucoup mais qui laisse également beaucoup de questions en suspens. Tout est remis en question et j’ai hâte de découvrir comment tout ça va se terminer !

« Héritage mortel » de Tasha Lann

Car ils me cherchent déjà, cela ne fait aucun doute. Et ils me trouveront. La traque ne fait que commencer … Mais le temps sera mon allié.

Si vous lisez ces lignes, c’est que l’humanité est condamnée à s’éteindre. Par ma faute. J’ai créé l’impensable : un virus totalement indétectable. Le summum du fléau biologique. Et comme toute avancée scientifique majeure, il fait des envieux.

Mes proches devront de toute évidence répondre de mes actes devant l’armée. Pourvu qu’ils soient forts, courageux… jamais faibles. Ils ne doivent jamais oublier que là où tout a commencé, tout se terminera.

Mais n’est-ce pas trop demander à deux adolescents de onze et seize ans ?
Je vous demande pardon. Sincèrement

Thierry Rohal
Biologiste — Régiment Secteur C

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

En ce jour de Saint Valentin, cette chronique ne sera faite que de joie et d’amour. Effectivement, c’est un nouveau coup de cœur pour Tasha Lann car j’ai littéralement a-do-ré ce roman ! Pourquoi ? Parce que Tasha a encore réuni quatre points essentiels et qu’elle maitrise : un monde abouti, une intrigue réfléchie, une plume entraînante et des personnages qu’on aime autant que l’on peut détester. Je vous explique tout ça !

Mes problèmes disciplinaires m’ont valu de nombreuses sanctions en tous genres. Mais que voulez-vous, j’ai la désobéissance dans l’ADN ! Elle a seulement dû sauter plusieurs générations.

Commençons par les personnages et surtout celui d’Alix, notre principale intéressée. C’est une adolescente rebelle dans l’âme et qui refuse clairement de se plier aux nouvelles règles de cette société en plein déclin ! Malgré son jeune âge, elle est dotée d’une force de caractère assez impressionnante, et gare à celui qui osera se mettre en travers de son chemin. Surtout lorsqu’il s’agit de sauver la vie de son frère, Scotty, ou de réparer les erreurs que son père, Thierry, un scientifique de renom, a pu faire dans le passé. Elle est pleine de détermination et je l’ai trouvée extrêmement attachante ! Tout au long du récit, je n’ai eu qu’une envie : l’aider et l’encourager dans ces décisions ; d’autant plus qu’il est difficile de savoir à qui faire confiance.

Scotty est plus jeune et il est un peu l’opposé de sa sœur. Plutôt du genre élève modèle, il participe et s’intéresse à beaucoup de choses. C’est un petit garçon que l’on découvrira plus sur la fin du récit mais qui m’étonnera beaucoup de par son esprit de déduction, très affûté malgré son jeune âge ! La relation fraternelle entre lui et Alix est très attendrissante !

Aïden est également un personnage important de l’histoire. Assez froid et peu ouvert aux confidences, il va finalement se montrer très protecteur. Quant à Even, je suis restée « le cul entre deux chaises » comme on dit. Il travaille pour Walt, le méchant de l’histoire, mais semble se prendre d’une amitié sincère envers Alix. Je ne sais pas trop … Et concernant Walt justement, je pense qu’il est pourri jusqu’à la moelle, ça vous donne une bonne idée du personnage ! Mais j’avoue que le fait d’avoir son point de vue, en alternance avec celui d’Alix, apporte beaucoup de précisions et de profondeur au récit !

Il se passe des choses anormales. J’ai comme un radar à poisse greffé dans le cerveau et, depuis l’arrivée de ces mystérieux professeurs, il clignote tel un gyrophare de police.

Tous ces personnages se baladent dans un monde que j’ai trouvé très complet. Cette histoire de virus est maîtrisée du début à la fin et chaque question à sa réponse, tôt ou tard. L’auteur sait parfaitement ou elle nous emmène et je suis quasiment certainement que cette fin qui m’a arraché quelques larmes était prévue d’avance. Encore une fois, c’est un récit où Tasha Lann ne nous laisse aucun répit, le rythme est soutenu et la tension est palpable. J’ai encore eu le plaisir de retrouver cette plume très visuelle, avec quelques touches d’humour, et qui nous fait tourner les pages encore et encore, sans voir le temps passer.

En bref, j’ai encore une fois été transportée ! Ça devient une habitude avec Tasha Lann, mais une bonne habitude ^^ Je n’ai pas grand-chose à ajouter si ce n’est que c’est réellement un récit que je vous conseille de découvrir !


« La Dynastie du Royaume de Floss – Tome 3 : Brieg » de Margot Aguerre

Il eut un vertige et se redressa, il serait le carnet entre ses mains avec force, car il perdait pied à mesure que les minutes s’écoulaient.

La magie a disparu. Les dieux ne sont plus que des mythes. Quelques hommes tentent d’échapper au règne terrifiant du nouvel Empereur et l’espoir de reconquérir sa liberté ne tient plus qu’à un fil. Brieg grandit à l’écart des affaires politiques, dans le confort de son chalet au cœur de la forêt d’Ancitar. Bercé par des légendes, et des rêves de gloire perdue, il ignore encore que sa vie est sur le point de basculer. Brieg nous fait vibrer dans une aventure haletante au sein d’un univers mystérieux. Un combat épique et sans précédent se livre dans ce dernier tome de la trilogie La Dynastie du Royaume de Floss.

Je remercie chaleureusement Margot Aguerre pour ce partenariat.

Encore une fois, étant donné qu’il s’agit du dernier tome d‘une trilogie (Mon avis sur le tome 1 ICI, et le 2 ICI), je ne peux pas vous garantir une chronique 100% sans spoiler. Cependant, je vais rester assez vague, de quoi vous donner envie de lire, sans pour autant vous dévoiler l’intrigue.

Une intrigue qui d’ailleurs ne manque pas de rythme ! Les différents personnages sont toujours en mouvements et ne nous laissent aucun répit. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir un personnage principal masculin ou parce que ce tome est le dernier mais je l’ai trouvé plus « direct ». Au final, peu importe qui nous suivons, la tension est palpable car on sent que chacun aura son rôle à jouer à un moment ou à un autre.

On pourrait dire que l’intrigue se compose de 4 points de vue différents : celui de Milthian bien sûr, le méchant empereur qui veut le pouvoir avant tout ; celui de Brieg, qui va découvrir son histoire et ces dons au fur et à mesure de sa quête ; de Jared, un jeune homme assez téméraire mais courageux ; et enfin Léane, qui se montrera ambitieuse et réfléchie ! Ces 4 destins vont s’unir afin de combattre le mal, non sans perte malheureusement …

Et, à propos de ces pertes justement, j’ai été déçue de voir qu’elles étaient passée sans émotions … Nous parlons pourtant de personnages importants dans le bon déroulement des choses, et je suis tout à fait d’accord sur le fait que la concentration doit rester au maximum en vue de la bataille finale, mais ça manquait d’un peu de lâcher prise de la part de leurs proches …

À part ça, le nombre de personnages de cette trilogie est impressionnant. C’est là que l’on se rend clairement compte que l’auteur sait parfaitement ou elle nous emmène ! Et je la remercie pour le petit glossaire en fin de livre, très pratique pour quelqu’un comme moi, qui s’emmêle rapidement les pinceaux ^^

Tout au long du récit, les presque 500 pages qui le composent se tournent à une vitesse folle ! Notamment grâce à de courts chapitres qui ne nous donnent pas envie de poser le livre, mais également parce que nous sommes plongés au cœur d’un monde totalement abouti et très riche en détails. C’est ce qui fait également que l’on passe au-dessus des quelques répétitions et de petites fautes …

En bref, Margot Aguerre nous offre encore une fois un très bon récit qui ponctue parfaitement cette trilogie. Dommage pour les quelques bémols énoncés plus haut car l‘intrigue est rondement menée et tien parfaitement la route du début à la fin, le tout porté par de très bons personnages, aussi attachants que détestable !


Margot Aguerre

« Esclave de sang – Tome 2 » de Tasha Lann

Je l’aime tant que je me promets de la protéger jusqu’à la fin. Sa fin, car elle ne survivre jamais dans mon monde.

Mon nom est Jehan Sullivan. Je suis un vampire tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Du moins, je l’étais… jusqu’à ce que je me lie à une esclave de sang : Evy.

Elle a fait de ma vie un véritable cauchemar. Enfin, surtout depuis qu’elle est parvenue à en sortir.

Elle n’en a pas vraiment conscience, mais sa liberté n’est qu’un leurre. À l’instant où j’ai gouté son sang, mon monde est devenu le sien. Maintenant, ce n’est plus qu’une question de temps avant que l’inévitable ne se produise… et que le véritable enfer ne commence.

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Afin d’éviter tout risque de spoiler, je n’ai malheureusement qu’une chose à vous dire : NE LISEZ PAS CET ARTICLE. Je sais, c’est moche, … Mais si je veux donner mon avis complet, je n’ai pas trop le choix pour cette fois … Je vais essayer de faire « light » mais vous êtes prévenu ! Et en attendant de sauter le pas de ce second tome, vous pouvez toujours découvrir ma chronique du tome 1, juste ICI !

Ce qu’il y a de bien avec Tasha Lann c’est que, même si les rappels du premier tome sont peu nombreux, nous n’avons aucun mal à reprendre l’histoire en chemin. Certains détails sont, certes, passés à la trappe depuis le temps mais ça n’a en rien dérangé ma lecture. C’est comme si je n’avais jamais quitté Evy et Jehan !

Rien n’est impossible tant que je respire encore.

Encore une fois, c’est via des points de vue alternatifs entre Evy et Jehan que Tasha Lann nous livre son histoire. Et ses différents points de vue apportent beaucoup ! Non seulement ils nous permettent d’évoluer aux côtés de nos deux personnages principaux, de découvrir leurs pensées, leurs doutes, leurs questionnements ; mais également de découvrir leurs visions du monde, qui semble parfois si différent …

Evy, qui avait déjà vu sa vie totalement bouleversée dans le premier tome, n’aura encore une fois pas le temps de souffler ! Elle va devoir ouvrir son esprit à de nouvelles expériences et accepter sa nouvelle nature. Cependant, elle ne perdra pas son sacré caractère en chemin ; et heureusement car c’est aussi ce qui fait qu’on aime ce récit. Nous la retrouvons toujours pleine de persévérance et dotée d’une détermination sans failles. Malheureusement, ce sont aussi ces qualités qui mèneront à sa perte …

Jehan ne sera pas en reste non plus ! On va le découvrir plus humain, particulièrement lorsqu’il s’agit d’Evy. Il ne peut nier les sentiments qu’il ressent pour la jeune femme et ça le fait beaucoup réfléchir. Bon, son côté vampire sanguinaire peut parfois revenir inopinément mais je l’ai trouvé moins … beaucoup plus appréciable, tout simplement !

Après, il y a cette histoire d’Esclave de sang ! J’aime beaucoup de concept que je trouve plutôt novateur dans ce genre de récit. Parce qu’il faut bien avouer qu’on commence légèrement à tourner toujours autour de la même chose quand il s’agit de vampire : un vampire, une fille amoureuse, une transformation et hop, une particularité qui attire l’attention de la haute autorité vampirique … Pour l’originalité, on repassera ! Mais cette histoire d’Esclave de sang me laisse particulièrement perplexe. Je trouve ça à la fois plutôt fascinant et, en même temps, totalement malsain et dégradant

Faire taire son humanité, étouffer ses émotions, cela n’est possible que dans les romans et les séries « tous publics ». Les miennes me rendent fou, me brisent comme une brindille sous une semelle.

Outre ces deux personnages principaux, ce second tome nous permet d’en découvrir beaucoup d’autres ; humains, vampires, ou même esclave. Malheureusement, je déplore que certains ne soient pas plus approfondis. Tout comme la nouvelle nature d’Evy, que je n’ai pas trouvée assez développée … Cependant, le récit est porté par une très bonne intrigue, de bons moments d’actions et très peu de temps mort. Ce fut un réel plaisir de retrouver cette plume si entraînante ! Malgré quelques répétitions, l’émotion est présente tout au long du récit et c’est ce qui, étonnement, me fait apprécier ce second tome plus que le premier, ce qui est assez rare pour le souligner.

En bref, une intrigue et des personnages qui font la force de ce récit ! Dommage que certains points n’aient pas été plus approfondi mais ça ne nous empêche pas d’apprécier chaque ligne rédigée par la plume si envoûtante de Tasha Lann !


 

« Les contes du chat qui dort » de François Lerner

Qu’en un lieu, en un temps, un seul songe de Romus accompli
tienne jusqu’à la fin le lecteur attendri.

Ce jour de la fin juillet avait vraiment été béni des dieux.

Cela avait commencé par un concert donné par les loriots, tôt le matin, et qui avait duré une bonne heure. Ils étaient au moins douze solistes qui se répondaient les uns les autres et inventaient des partitions au gré de leur humeur. La flûte traversière était prédominante mais elle était accompagnée de nombre d’autres instruments qui n’appartenaient qu’à ces artistes. Du reste, malgré un temps particulièrement clément, chaud déjà mais encore nimbé de la brume matinale rafraîchissante, toutes les autres bêtes s’étaient tues, apparemment à l’écoute religieuse de ce concert impromptu et d’une qualité incomparable.

Comme tous les chats dignes de ce nom, Romus est mélomane. Ayant une préférence pour les tonalités en mi-bémol mineur, il savoure ainsi la musique, en fin connaisseur, affalé de tout son long sur l’herbe fraîche à l’ombre de la maison.

Avant toutes choses,  je tenais à présenter mes plus plates excuses aux Éditions Baudelaire qui attendent mon avis sur cette lecture depuis des lustres. Je suis sincèrement désolé et je vous remercie également pour votre patience. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, c’est parti !

Les contes du chat qui dort nous racontent, à travers 7 mini histoires, les rêves de Romus, le chat de l’auteur. Il en est le héros et partage avec nous sa vision du monde, quelque peu simpliste et naïve, il faut bien se l’avouer. Mais c’est à la fois ce qui le rend plutôt touchant et attachant.

Si ce n’est pour deux d’entre eux que j’ai légèrement moins appréciés, ces 7 contes sont très agréables à suivre. L’écriture est très fluide et rythmée ; et transmet également beaucoup de tendresse ! Romus est plein de bonnes intentions, tout comme le sont ses « parents » envers lui. Il est juste dommage de trouver certaines phrases un peu longues et qui coupent quelque peu le rythme …

Selon son père, François, qui se piquait parfois de sciences, c’était peut-être selon les thèses de très grands mathématiciens et philosophes, parce que le temps n’était qu’une illusion dont le chat n’était peut-être pas prisonnier et qu’il pouvait en conséquence, comme les images d’un film, faire défiler à sa guise en se plaçant en l’occurrence au moment où Ingebord était sortie un jour quelconque pour se rendre au Louvre.

Deux petits bémols pour ma part : la note explicative de l’auteur ainsi que les dates et lieux se trouvant à la fin de chaque conte ! J’avoue ne pas avoir compris leur utilité car, l’un comme l’autre, casse tout le charme de notre lecture …

En bref, François Lerner nous fait passer un agréable moment avec les songes de Romus. C’est une très bonne lecture, rapide et sans prise de tête. Cependant, je n’ai pas accroché à toutes ces petites histoires …


« La Formule du Nez » de Carole Boucly

article-presentation

Comme autant d’aiguilles traversant son corps par le nez, les parfums déchirèrent un petit quelque chose dans son cerveau, provoquant un court-circuit qui associerait pour toujours n’importe quelle senteur au traumatisme de la mort de son grand-père.

Coup de coeur

Article - Résumé

Quand Zoé se voit offrir un emploi, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Plongée au cœur de l’étrange quotidien de Jules et du Nez, Zoé cherche à comprendre le mystère qui entoure les deux amis. De quel mal souffre Jules, enfermé dans sa prison de verre ?

Dans l’atelier du Nez, des sifflements résonnent… De surprises en fascinantes découvertes, Zoé aura fort à faire pour démêler les secrets d’une famille marquée par le drame. Mais parviendra-t-elle à trouver sa place auprès de ces deux inconnus sans perturber les liens qui les unissent ?

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Lorsque j’ai reçu le manuscrit de cette publication, Julie, Co-directrice éditoriale, ne m’en a fait que des compliments. Autant vous dire que dans ce cas, j’en attendais beaucoup, mais j’avais également peur d’être déçue … Finalement, elle avait raison ! Cette histoire a réussi à m’emporter du début à la fin. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, je n’ai que des compliments à faire à Carole Boucly !

Il tourna les talons et disparut au coin de la rue, laissant Zoé perplexe. N’importe qui, à sa place, aurait trouvé ça louche et n’aurait pas hésité à jeter la carte de visite à la poubelle. Mais elle n’était pas n’importe qui.

À peine le récit commencé de quelques pages que j’étais déjà transportée. Que ce soit l’ambiance, la plume ou les personnages, tout est mis en œuvre pour nous faire oublier ce qui nous entoure réellement et nous nous retrouvons rapidement dans le petit village de Seyrac ! De plus, l’intrigue ne met pas longtemps à se mettre en place grâce à la présentation de nos trois principaux protagonistes.

Nous allons tout d’abord rencontrer Jules ; alors âgé d’une dizaine d’années, il est spectateur de la mort de son grand-père, renversé par un camion transportant des flacons de parfums. Vingt ans plus tard, il ne supporte toujours aucune odeur et vit reclus dans une grange spécialement aménagée par sa grand-mère, récemment décédée.

À ses côtés, le Nez, un ami fidèle depuis l’école primaire, qui a mis sa vie entre parenthèses afin de s’occuper entièrement de Jules. Passant la majeure partie de son temps à l’élaboration d’une formule qui inverserait le traumatisme de son ami, il a besoin d’une assistante qui s’occuperait de l’entretien de la maison.

Et c’est Zoé Desmoulins qui va devenir cette assistante. Pleine de joie de vivre et de motivation, elle va s’appliquer à distraire Jules, à le faire penser à autre chose qu’à son quotidien enfermé dans sa grange. Cette nouvelle routine lui plaît, elle se sent enfin à sa place : épanouie et heureuse !

Déjà plus de vingt ans passé entre ces quatre murs, contraints à ne pouvoir sentir la moindre odeur sous peine de se tordre de douleur. Et il commençait à perdre l’espoir d’être guéri un jour.

Dans ce trio, chacun trouve rapidement sa place ! Un petit triangle amoureux apparaît vaguement mais il est rapidement relayé au second plan, l’amour ne faisant pas partie de leurs priorités pour le moment. C’est donc une très belle amitié qui va les relier !

Alors que Jules nous apparaît comme un jeune homme assez « banale » si ce n’est son traumatisme olfactif qui l’empêche de vivre une vie normale; j’ai particulièrement apprécié le personnage du Nez. Il reste très mystérieux et assez discret, alors que la guérison de Jules ne dépend que de lui. Zoé, quant à elle, apporte cette petite touche de féminité et de fraîcheur très appréciable !

Outre ces trois personnages principaux, les personnages secondaires vont également jouer un rôle majeur dans cette intrigue, étant donné que celle-ci ne porte pas uniquement sur l’état actuel de Jules et sa guérison, mais également sur son passé et sa famille, … Chaque révélation arrive à point nommé pour nous surprendre alors que nous pensions que chaque facette de l’intrigue avait été dévoilées.

Bien que l’orgue des senteurs ne soit pas entrain de fonctionner, il sentait un étrange parfum, aux notes d’une rare amertume. Une odeur à glacer le cœur, qui se répandait dans les veines en acidifiant le sang. Il serra le poing, presque à s’en faire saigner la paume. Ce sentiment, c’était de la jalousie.

Si on met les personnages de côté, j’ai également été totalement séduite par l’ambiance donnée au récit mais également par la plume de l’auteur. L’ensemble est extrêmement agréable à lire, très poétique ; mystérieux aussi, mais également rempli de douceurs et de subtilités ! Nous avons là un récit qui mêle à la fois la musique, les souvenirs, les parfums, le romantisme ; mais également la solitude, le soutient et l’amitié ! C’est ce genre de récit qui apaise et nous laisse un petit sourire aux lèvres une fois terminé …

En bref : Carole Boucly nous offre un récit plein de poésie et de délicatesse, mais également très mystérieux. Ces personnages sont un atout, mais je souligne aussi l’ambiance générale de l’intrigue qui nous transporte rapidement dans son univers. Vous l’aurez compris, cette nouvelle publication des Éditions Calepin est un nouveau coup de cœur et je vous invite sincèrement à la découvrir !

Partenariat
Logo Calepin

« Cycle de l’Enfant des Étoiles – Tome 1 : Lune de sang » de Nicolas Gomez

Article - Présentation

Bientôt nous remettrons Dimitsis dans le droit chemin. Tandis que les hommes se dirigent vers le mauvais côté de l’éternité, chaque nuit mes rêves se font plus clairs, plus précis. J’en ai désormais la certitude : d’un moment à l’autre, le ciel s’enflammera pour nous signifier le point de non-retour ! Alors nous exécuterons notre plan et les Ombres domineront, pour la fierté de notre Créatrice.

Notification 3

Article - Résumé

À l’âge de seize ans, tous les jeunes hommes des Terres de Grandu doivent accomplir leur année de service militaire. Vindex, qui n’a jamais quitté les contrées enneigées du Nord, va devoir s’acquitter de cette obligation en compagnie de deux compagnons de son village natal. Ils effectueront leur service à la frontière du Grand-Duché d’Urmano, en paix avec les Terres de Grandu depuis vingt ans. Mais d’étranges ombres venues du sud planent sur le continent et les hordes sauvages des Terres Perdues menacent à nouveau son équilibre. Pris dans un engrenage dont ils ignorent tout, les trois jeunes sortiront-ils indemnes de ce difficile passage à l’âge adulte? Rien n’est moins sûr, d’autant que le Ciel lui-même viendra se mêler de leurs affaires …

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement Nicolas Gomez pour ce partenariat.

Dans ce premier tome, « Lune de sang », nous allons faire la connaissance de Vindex, un jeune homme de tout juste 16 ans et qui va donc devoir partir faire son année de service à la frontière des Terres de Grandu. C’est accompagné de Enrik et Einar qu’il va faire le voyage. Un voyage qui ne sera bien évidemment pas de tout repos car, discrètement, la guerre est sur le point d’éclater et les ennuies ne font que commencer.

C’est donc aux côtés de ces trois jeunes gens de caractères bien différents que nous allons parcourir ses Terres et les différents peuples qui l’habitent. Comme les nains des Montagnes Nuageuses ou encore les Wats, créatures sanguinaires et vicieuses des Terres Perdues. Et je dois bien avouer que, sur le début, retenir les noms des personnages ainsi que les nombreuses villes et villages, parfois difficilement prononçable, n’a pas été une épreuve des plus simples. Le point positif est qu’une carte nous est donnée en début de récit, afin de nous situer plus facilement. Mais malheureusement, elle devient un point négatif lorsque nous lisons le récit sur liseuse et qu’il nous est peu pratique d’aller la consulter …

Concernant notre héros principal, Vindex, c’est un fils de forgeron plutôt bien bâti, à qui son père a appris le maniement des armes depuis son plus jeune âge. Mais, foncièrement gentil, ce n’est pas quelqu’un de violent et la perspective du combat lui fait un peu peur. Malgré cela, il se montrera plein de courage et prêt à défendre les siens, coute que coute. C’est un jeune garçon très attachant, avec des problèmes de son âge, mais qui va également se montrer très mature. D’autant plus qu’il va découvrir qu’il est voué à un avenir prometteur.

Einar, quant à lui, est un bon combattant avec un petit côté sadique. Tuer ne lui fait pas peur ! Contrairement à Enrik qui est plus timide et réservé, parfois même un peu transparent à côté de ses compagnons …

Inclinez-vous devant votre Créatrice. L’ère des faux dieux est terminée ! Bientôt les Ombres éclaireront le monde et les hommes s’agenouilleront !

Lors de ce récit, écrit à la troisième personne du singulier, nous allons également avoir certains chapitres du point de vue des « méchants ». J’ai été nettement moins intéressée par ceux-ci, les trouvant parfois un peu longs, bien que je ne doute pas de leur utilité pour la suite.

Nicolas Gomez nous offre un récit intéressant, très fluide et qui se lit rapidement. Malheureusement, il m’a manqué un petit quelque chose, un « JeNeSaisQuoi » qui m’aurait donné cette sensation d’être pleinement investie dans l’histoire. J’aime être embarquée, alors que là, j’ai simplement eu l’impression d’être spectatrice … C’est dommage mais ça n’enlève rien à la qualité du récit et de son intrigue !

Une dernière chose : j’ai apprécié les 3 (ou 4 ? Je ne sais plus exactement)  petites phrases tirées d’une célèbre chanson aux sonorités bretonnes des années 1998 (merci Google) relatant les exploits d’un guerrier celte. Si si, je suis sur que vous avez compris la référence ^-^ C’est le genre de petit clin d’œil qui fait sourire le lecteur, et j’aime ça !

En bref : « Lune de sang » est le premier tome d’une trilogie (à confirmer) prometteuse mais qui, malheureusement, n’aura pas réussi à m’emporter dans son monde. Les personnages sont attachants et l’intrigue bien menée mais il m’a manqué ce petit truc en plus qui fait qu’un récit nous touche plus qu’un autre … Cependant, je suis certaines qu’il plaira à un grand nombre grâce à ses nombreux rebondissements et à son univers intéressant !

PartenariatNicolas Gomez

« À l’ombre des cerisiers » de Dörte Hansen

A l'ombre des cerisiers

Il ne fallait pas qu’il lui échappe, ce paysage où elle n’avait pas de racines, mais où elle s’était fixée.

Notification 3

Article - Résumé

C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elle viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines. Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé ? Pour cela, il faudra d’abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d’originalité …

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

« À l’ombre des cerisiers » est un roman contemporain ou l’intrigue n’en est pas réellement une, étant donné qu’il s’agit plutôt de suivre le quotidien de différents personnages. Malheureusement, j’ai toujours plus de mal à être totalement emportée dans ce genre d’histoire, comme s’il me manquait un intérêt quelconque, un objectif à atteindre. Mais malgré cela, les personnages ont réussi à me tenir jusqu’au bout, ce qui est un très bon point !

Contre l’amour, c’est clair, on ne pouvait rien. Ça vous tombait dessus. Point.

Nous allons donc découvrir Vera, personnage central de ce récit, qui à quitter la Prusse-Orientale avec sa mère à la fin de la Seconde Guerre mondiale alors qu’elle n’avait que 5 ans, afin de s’installer en Allemagne du Nord, dans le « Vieux Pays », trouvant refuge chez une fermière du nom d’Ida Eckhoff. Après la mort de celle-ci, quelques années plus tard,  Vera refuse de quitter cette maison qui lui a ouvert ces bras, ou même d’y changer quoi que ce soit. Elle se sent chez elle, dans ces pièces froides et inconfortables qui lui ressemblent un peu.

Mais lorsque Anne et Léon, sa nièce et son fils, vont venir également trouver refuge dans cette même maison suite à sa séparation, les deux femmes vont devoir apprendre à communiquer. Que ce soit par de longs silences ou de discrètes attentions, elles vont  trouver ce qui leur manquait à toutes les deux : une famille !

Vera, qui a mis sa vie personnelle de coté pendant tant d’années, n’a ni mari ni enfants. Léon va apporter un peu de bonheur et de vie à cette sinistre maison, mais également dans le cœur de Vera.
Ces deux femmes, qui donnent l’impression de se suffire dans leur simple vie, vont s’apprivoiser et découvrir qu’en réalité, elles se sentaient bien seules …

Beaucoup d’autres personnages vont également interagir. Tels que Karl, le fils d’Ida ; Hildegard, la mère de Véra ; ou encore Heinrick, voisin et ami de Vera. Et ces au travers de tous ces personnages que l’auteur aborde la vie à la campagne et ces a priori, les différentes relations sociales et familiales, la solitude, la trahison, le deuil, …

Saisir un couteau, le planter dans son sourire, jusqu’à ce qu’il sombre enfin, lui aussi, dans son sang.

Dörte Hansen nous propose un récit plein de charme et de simplicité grâce à une plume douce et agréable à lire ! Elle nous transmet énormément d’émotions, non pas grâce à de nombreux dialogues, mais bien au travers de personnages très différents les uns des autres. Les descriptions sont donc nombreuses mais restent parfaitement équilibrées. J’ai eu un peu de mal à me familiariser avec les noms allemands, ce qui a rendu ma lecture légèrement chaotique par moments. Mais dans l’ensemble, je n’ai pas de réel « reproche » à faire à cette lecture. Mais pas non plus de grands compliments …

En bref : « À l’ombre des cerisiers » est un roman intéressant retraçant le quotidien de différents personnages aux caractères bien différents. Dörte Hansen arrive à nous transmettre énormément d’émotions sans user de dialogues interminables, bien au contraire. Malheureusement, les tranches de vie n’arrivent que rarement à m’émouvoir et à retenir mon attention. J’ai donc passé un bon moment avec cette lecture, mais on est très loin du coup de cœur …

Partenariat
Kero

« La Destinée de Mathias » de Michèle Fanelli

Article - Présentation

– Que la force et la puissance nous protègent ! disent-ils ensemble. A nous l’aventure !

Notification 1

Article - Résumé

Nous sommes au mois d’août 2013 dans le Périgord noir, un bois puis une clairière, une brume matinale s’estompe laissant apparaître sur les hauteurs d’une colline un château austère de l’époque médiévale. Ses remparts renferment un orphelinat : Le foyer de l’Espérance.

Une fête costumée se prépare pour l’anniversaire d’un orphelin nommé Mathias. Ses meilleurs amis, Alicia et Martin, enfants des gardiens de Monsieur et Madame Grame, vont partager cette merveilleuse journée avec lui… et découvrir ensemble un passage secret qui les mènera au cœur de merveilleuses aventures.

Un texte féerique agrémenté de dessins réalisés au fusain sortis tout droit de l’imagination de l’auteur…

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Baudelaire pour ce partenariat.

Malheureusement, mon avis va sembler quelque peu expéditif étant donné que je n’ai pas été jusqu’au bout de ma lecture. Je me suis arrêté à la 148è page (un tout petit peu plus que la moitié), c’est extrêmement rare mais je n’avais clairement pas envie de me forcer plus longtemps alors que je n’accrochais pas du tout

C’est dommage parce qu’à la lecture du résumé, l’histoire ne semblait pas trop mal ! Mais je m’attendais à quelque chose de plus … adulte ! Je pensais que le fait d’avoir des personnages principaux très jeune (une dizaine d’années seulement) en était la cause mais, même six années plus tard, ils restent très naïfs et le texte manque clairement de maturité et de difficultés !

Le style de l’auteur est, pour le coup, très simple et quelque peu enfantin. Le côté féérique est bien amené mais malheureusement, il en ressort une forte connotation de « conte pour enfants » auquel je n’ai pas accroché du tout … D’autant plus que les répétitions sont assez nombreuses et que certaines parties manquent de clarté, notamment lors des passages (assez long) expliquant toute une stratégie d’attaque.

Et, bien sûr, ne voyant que le mauvais côté de la chose, j’ai également trouvé les chapitres très inégaux. Certains sont très court alors que d’autres sont extrêmement trop longs ! Et leurs titres, trop explicites, ne laissant aucune place au suspens : « Le départ de Mathias du peuple des Haris »,  « L’évasion de Mya et Amyssa », « L’attaque d’Arius et de Bracius », …

En bref : une lecture éprouvante  (oui, le mot est un petit peu fort) dans laquelle je ne me voyais pas avancer. J’aime la fantaisie mais ce récit est clairement trop typé « jeunesse » ! J’ai tout simplement eu l’impression de ne pas être dans la cible, du haut de mes 28 ans … Je suis vraiment navrée pour l’auteur ainsi que la maison d’édition car il est rare que je ne finisse pas une de mes lectures, particulièrement un SP mais, malheureusement, je m’ennuyais trop …

Partenariat
Logo Baudelaire