« La Formule du Nez » de Carole Boucly

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Comme autant d’aiguilles traversant son corps par le nez, les parfums déchirèrent un petit quelque chose dans son cerveau, provoquant un court-circuit qui associerait pour toujours n’importe quelle senteur au traumatisme de la mort de son grand-père.

Coup de coeur

Article - Résumé

Quand Zoé se voit offrir un emploi, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Plongée au cœur de l’étrange quotidien de Jules et du Nez, Zoé cherche à comprendre le mystère qui entoure les deux amis. De quel mal souffre Jules, enfermé dans sa prison de verre ?

Dans l’atelier du Nez, des sifflements résonnent… De surprises en fascinantes découvertes, Zoé aura fort à faire pour démêler les secrets d’une famille marquée par le drame. Mais parviendra-t-elle à trouver sa place auprès de ces deux inconnus sans perturber les liens qui les unissent ?

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Calepin pour ce partenariat.

Lorsque j’ai reçu le manuscrit de cette publication, Julie, Co-directrice éditoriale, ne m’en a fait que des compliments. Autant vous dire que dans ce cas, j’en attendais beaucoup, mais j’avais également peur d’être déçue … Finalement, elle avait raison ! Cette histoire a réussi à m’emporter du début à la fin. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, je n’ai que des compliments à faire à Carole Boucly !

Il tourna les talons et disparut au coin de la rue, laissant Zoé perplexe. N’importe qui, à sa place, aurait trouvé ça louche et n’aurait pas hésité à jeter la carte de visite à la poubelle. Mais elle n’était pas n’importe qui.

À peine le récit commencé de quelques pages que j’étais déjà transportée. Que ce soit l’ambiance, la plume ou les personnages, tout est mis en œuvre pour nous faire oublier ce qui nous entoure réellement et nous nous retrouvons rapidement dans le petit village de Seyrac ! De plus, l’intrigue ne met pas longtemps à se mettre en place grâce à la présentation de nos trois principaux protagonistes.

Nous allons tout d’abord rencontrer Jules ; alors âgé d’une dizaine d’années, il est spectateur de la mort de son grand-père, renversé par un camion transportant des flacons de parfums. Vingt ans plus tard, il ne supporte toujours aucune odeur et vit reclus dans une grange spécialement aménagée par sa grand-mère, récemment décédée.

À ses côtés, le Nez, un ami fidèle depuis l’école primaire, qui a mis sa vie entre parenthèses afin de s’occuper entièrement de Jules. Passant la majeure partie de son temps à l’élaboration d’une formule qui inverserait le traumatisme de son ami, il a besoin d’une assistante qui s’occuperait de l’entretien de la maison.

Et c’est Zoé Desmoulins qui va devenir cette assistante. Pleine de joie de vivre et de motivation, elle va s’appliquer à distraire Jules, à le faire penser à autre chose qu’à son quotidien enfermé dans sa grange. Cette nouvelle routine lui plaît, elle se sent enfin à sa place : épanouie et heureuse !

Déjà plus de vingt ans passé entre ces quatre murs, contraints à ne pouvoir sentir la moindre odeur sous peine de se tordre de douleur. Et il commençait à perdre l’espoir d’être guéri un jour.

Dans ce trio, chacun trouve rapidement sa place ! Un petit triangle amoureux apparaît vaguement mais il est rapidement relayé au second plan, l’amour ne faisant pas partie de leurs priorités pour le moment. C’est donc une très belle amitié qui va les relier !

Alors que Jules nous apparaît comme un jeune homme assez « banale » si ce n’est son traumatisme olfactif qui l’empêche de vivre une vie normale; j’ai particulièrement apprécié le personnage du Nez. Il reste très mystérieux et assez discret, alors que la guérison de Jules ne dépend que de lui. Zoé, quant à elle, apporte cette petite touche de féminité et de fraîcheur très appréciable !

Outre ces trois personnages principaux, les personnages secondaires vont également jouer un rôle majeur dans cette intrigue, étant donné que celle-ci ne porte pas uniquement sur l’état actuel de Jules et sa guérison, mais également sur son passé et sa famille, … Chaque révélation arrive à point nommé pour nous surprendre alors que nous pensions que chaque facette de l’intrigue avait été dévoilées.

Bien que l’orgue des senteurs ne soit pas entrain de fonctionner, il sentait un étrange parfum, aux notes d’une rare amertume. Une odeur à glacer le cœur, qui se répandait dans les veines en acidifiant le sang. Il serra le poing, presque à s’en faire saigner la paume. Ce sentiment, c’était de la jalousie.

Si on met les personnages de côté, j’ai également été totalement séduite par l’ambiance donnée au récit mais également par la plume de l’auteur. L’ensemble est extrêmement agréable à lire, très poétique ; mystérieux aussi, mais également rempli de douceurs et de subtilités ! Nous avons là un récit qui mêle à la fois la musique, les souvenirs, les parfums, le romantisme ; mais également la solitude, le soutient et l’amitié ! C’est ce genre de récit qui apaise et nous laisse un petit sourire aux lèvres une fois terminé …

En bref : Carole Boucly nous offre un récit plein de poésie et de délicatesse, mais également très mystérieux. Ces personnages sont un atout, mais je souligne aussi l’ambiance générale de l’intrigue qui nous transporte rapidement dans son univers. Vous l’aurez compris, cette nouvelle publication des Éditions Calepin est un nouveau coup de cœur et je vous invite sincèrement à la découvrir !

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« Et je renaitrai de mes cendres » de Laurence Finet

Et je renaitrai de mes cendres

Petit enfant intérieur, je te le promets, tel le phénix je renaîtrai de mes cendres.

Coup de coeur

Article - Résumé

Il est des livres qui s’insinuent en nous. Des histoires qui commencent avec la légèreté du vol d’une abeille qui entre en bourdonnant par la fenêtre. L’histoire de Laurence Finet — son histoire ?— en fait partie. Un mari aimant, quatre beaux enfants, un travail sans doute trop prenant mais peu importe, demain c’est les vacances…

Et puis l’abeille pique. Et la douleur provoquée par la piqûre rappelle une autre blessure, plus ancienne. Nous voici alors inexorablement emportés. Derrière la légèreté du ton, des mots jetés, une accumulation de maux que l’on aurait crue inexprimable. Avec une grande pudeur et une bonne dose d’humour, Laurence Finet raconte les épreuves traversées, sans rien nous épargner. Et c’est grâce à une infinie délicatesse qu’elle parvient à nous faire ressentir toute la violence et l’horreur de ce qu’elle a dû endurer : « J’ai parlé. J’ai vomi des bribes de mon passé avec une telle violence que je me demande comment j’arrive encore à respirer. » Un témoignage soutenu par la force implacable du réel mais qui se lit comme un roman. Une fois refermé, plus d’autre choix que de respirer l’air et la vie à pleins poumons.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement Babélio et les Éditions de l’Atelier pour ce partenariat.

Habituellement, ce n’est pas vers les témoignages que je me tourne en premier. Mais, lorsque j’ai reçu le mail de Babélio pour cette masse critique, le mystère du résumé m’a interpelé et j’ai tenté ma chance. Grand bien m’en a fait étant donné que j’ai été sélectionnée et que je ressors de cette lecture totalement chamboulée !

Comme je le disais, c’est tout d’abord le résumé qui m’a intrigué ! On nous parle de douleurs, de maux, de passé qui ressurgit, … sans jamais rien nommer. De quoi souffre Laurence ? Ou de quoi a-t-elle souffert ? Quelles sont ces douleurs, ces souffrances ? Si vous êtes comme moi et que vous ne vous êtes pas renseignée sur le livre ou l’auteure avant, c’est la lecture qui répondra à ces questions. Et c’est aussi ce qui fera que les quelques lignes du tout dernier chapitre vous feront l’effet d’un uppercut … Mais c’est une autre histoire dont je ne parlerais pas ici, je vous laisse découvrir cela par vous-même.

Je regarde ses lèvres qui murmurent, ses yeux qui me fixent. Je suis devenue subitement sourde mais j’entends. Je suis aveugle mais je vois ses mains qui se tendent vers moi, apaisantes. Je suis muette mais le tremblement incontrôlable de mes lèvres parle pour moi.

Laurence Finet est une femme qui, en apparence, à tout pour être heureuse ! Quatre beaux enfants, un mari aimant, une carrière en constante évolution, … Mais, le jour ou sa carapace commence à fissurer, c’est toute sa vie qui est remise en question. Après tant d’années de honte et de culpabilité, Laurence ne peut plus porter ce lourd secret toute seule. Elle ne peut retenir les mots plus longtemps, il faut qu’elle parle, qu’elle crache son passé avant qu’elle ne s’étouffe ! Mais, comme si cela ne suffisait pas, cette douleur en amène une autre, tout aussi difficile à combattre : la maladie …

Nous allons suivre le quotidien de cette maman courageuse ; plonger dans ces souvenirs, ces réflexions, ces sentiments, … Nous allons découvrir une femme intéressante qui, malgré tout, garde le gout de la vie et de ces petits bonheurs du quotidien. Une combattante, une guerrière ! Une femme qui, grâce à des mots soigneusement choisis, arrive à nous raconter ces atrocités sans tomber dans le sordide, avec même quelques touches d’humour !

Nous allons également faire la connaissance de ces quatre beaux enfants : Mathilde, Élodie, Alexis et Juliette. Des enfants qui ont dû s’adapter, trouver leur place, comprendre ; qui ont souffert aussi, et peut-être même grandir un peu trop vite pour leur âge … Et puis, il y a Frédéric, son mari ! Un homme patient, attentif, compréhensif, réconfortant, présent, dévoué … Un homme amoureux, poussé par l’espoir, par son envie d’y croire !

Toute cette jolie famille a fait partie intégrante de mes quelques soirées de lectures. J’avais cette impression de les connaître, de vivre à leurs côtés, de rire avec eux, de souffrir avec eux ! La vie s’acharne sur Laurence mais elle peut compter sur sa famille qui l’accompagne et reste unie.

J’ai ouvert la porte de l’enfer et contemple le long parcours que j’ai vécu et accepté de vivre pendant si longtemps.

Outre le fait que la famille Finet soit très attachante, le point fort de ce récit reste la plume talentueuse de Laurence. De métaphores en jeu de mots, chaque tournure de phrases est soigneusement réfléchie pour atteindre le lecteur sans le brusquer. C’est juste, c’est poétique, addictif même, et extrêmement agréable à suivre. Les pages se tournent, les chapitres s’enchainent, sans encombre et sans lassitude.

En bref : ce livre est, paradoxalement, un véritable bonheur ! Il nous apprend à relativiser, à aller de l’avant, à ne pas penser qu’à soi. Certes, il est rempli de douleur et de souffrance, mais il est également plein de vie et d’amour ! Laurence Finet nous offre la chance de lire un récit autobiographique que l’on pourrait presque prendre pour de la fiction tellement son écriture à ce petit côté romancé et très agréable. Tristement, la chute est un peu douloureuse pour un lecteur non averti … Mais, merci Laurence !

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Masse Critique Babélio  Les Editions de L'atelier

Cette chronique est un peu courte mais je pense sincèrement que, pour profiter pleinement de ce récit et de ses différents ressentis, il est préférable de le découvrir dans son intégralité.
Pas de spoiler, juste Laurence et vous ! Bonne lecture.

« Avant toi » de Jojo Moyes

Avant toi

Je n’avais encore jamais compris que la musique avait cette faculté de faire sauter des verrous chez ceux qui l’écoutaient, de les transporter dans des lieux auxquels le compositeur lui-même n’avait pas songé. La musique laisse comme une vibration dans l’air, une rémanence que l’on emporte avec soi.

Coup de coeur

Article - Résumé

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Article - Mon avis

Ce qu’il y a de bon quand on se lance dans une « année sans achat », c’est qu’on prend enfin le temps de découvrir les livres qui se trouvent dans nos PAL depuis bien trop longtemps. Et quel livre !! J’avais déjà eu un coup de cœur pour la plume de Jojo Moyes avec « Jamais deux sans toi« , et « Avant toi » n’a fait que le confirmer !

– Vous savez, on n’est d’aucune utilité à quelqu’un qui ne veut pas être aidé.

Cette chronique ne sera que bonheur et gentillesse car j’ai littéralement adoré ma lecture, du début à la fin ! Même si l’histoire semble assez « simple » sur le début, elle se révèle rapidement dramatique et pleine d’émotion contradictoire. Jojo Moyes a cette facilité de nous faire passer du rire aux larmes en quelques phrases que s’en est quelque peu déroutant !

Nous allons donc suivre Louisa Clark, une jeune femme de 26 ans qui vient tout juste de perdre son travail de serveuse au « Petit pain beurré ». À la recherche d’un nouvel emploi, elle n’a pas d’autre choix que d’accepter un contrat de 6 mois en tant qu’assistante à domicile pour un tétraplégique : Will. N’ayant aucune expérience dans ce domaine, sa famille n’a que peu d’espoir quant à ses capacités. Mais Lou est une femme déterminée et pleine de ressources qu’elle-même ne soupçonnait pas.

Elle va donc assister Will Traynor, tétraplégique depuis un tragique accident de la route survenu 2 ans plus tôt. Les premiers jours sont difficiles ! Will est plutôt désagréable et sarcastique quant à sa nouvelle condition qu’il n’accepte toujours pas, lui qui était si actif avant … Mais Lou ne baisse pas les bras, elle est prête à tout pour réussir sa mission : redonner à Will l’envie de vivre ! Son acharnement va porter ces fruits car Will devient, petit à petit, plus agréable. Cette évolution dans leur relation est très agréable à suivre car on se rend rapidement compte qu’elle est bénéfique pour l’un, comme pour l’autre.

Je l’ai embrassé et j’ai laissé mes lèvres sur les siennes, pour que nos souffles soient mêlés et que les larmes de mes yeux deviennent du sel sur sa peur. Et, pendant tout ce temps, je me disais que de petites particules de lui deviendraient de petites particules de moi, ingérées, avalées, vivantes et éternelles. Je voulais presser contre lui jusqu’à la plus infime partie de moi.

Outre le fait d’avoir des personnages extrêmement attachants, c’est le sujet principal du récit ainsi que la façon de l’aborder qui en font son succès ! Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas celui du handicap mais bien celui de l’euthanasie.

Certes, Lou va être confronté à quelqu’un qui n’a plus l’usage de son corps et qui ne peut donc plus rien faire sans assistance. Mais elle va surtout devoir faire face à un homme qui a perdu tout espoir de retrouver sa vie d’avant et donc le seul souhait est de mourir ! Et, même si ce sujet reste très souvent en arrière-plan pour laisser place aux agréables moments que Will passe grâce à Lou, il n’est jamais oublié !

Comment ne pas être touché par ce que vit cet homme complètement dévasté ? Mais également par la détermination et la combativité de Lou ! Cette histoire est un savant mélange d’espoir, de paix et d’acceptation. Le tout traité dans la réalité des choses, avec justesse et simplicité ! De plus, Jojo Moyes a une plume extraordinaire, légèrement poétique, qui vous transporte en quelques mots : la lecture n’en est que plus agréable encore.

Un petit mot également pour cette fin que j’avais peur de voir venir. Comme je le pensais, elle est réellement bouleversante mais également parfaite pour clôturer cette histoire au sujet assez lourd !
À la fermeture du livre (et encore maintenant en écrivant ma chronique), nous sommes comme tout au long de notre lecture : un sourire aux lèvres mais les larmes aux yeux

En bref : avec ce récit, Jojo Moyes me prouve encore une fois que les romances peuvent être plus qu’une simple amourette un peu niaiseuse ! Nous avons là une fabuleuse histoire de vie, remplie d’émotions et de sentiments contradictoire ; le tout abordant un sujet compliqué avec brio et justesse. Jojo Moyes est une auteure à suivre et, surtout, à lire !

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« Hanna » de Laurence Peyrin

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Parce que les couples soudés et complices faisaient cela : ils parlaient, le soir en rentrant d’un repas de famille, en quittant leurs chaussures, assis sur un coin du lit, en se démaquillant dans la salle de bains, ils refaisaient leur petit monde, se félicitant d’être eux-mêmes plutôt que les autres.

Coup de coeur

Article - Résumé

Après La drôle de vie de Zelda Zonk, Prix Maison de la presse 2015, Laurence Peyrin redonne vie à ses personnages pour notre plus grand bonheur dans une nouvelle histoire savoureuse et intense.

Suffirait-il de partir pour tout oublier ? En tout cas, c’est ce qu’a voulu croire Hanna. Pour effacer le souvenir de son amant, la jeune femme a quitté l’Irlande et a ouvert à New York une librairie, Pemberley, un endroit chaleureux où l’on vient piocher un bon livre et rester des heures à grignoter les meilleures pâtisseries de Manhattan.
Au milieu de cette nouvelle vie il y a la petite Eleanor, 6 mois, qui, bien malgré elle, complique tout… et rend l’oubli impossible. Hanna l’ignore encore, mais elle n’est pas la seule à avoir enfoui un secret trop grand pour elle. Bientôt, elle va découvrir que ses proches ont tous quelque chose à lui cacher : son mari, sa sœur, et même la mystérieuse Zelda Zonk depuis l’au-delà !
Que se passera-t-il pour Hanna lorsqu’un tout petit événement, presque anodin, fera éclater la vérité ?

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement les Éditions Kero pour ce partenariat.

Si vous avez lu « La drôle de vie de Zelda Zonk », cette suite est à ne pas louper ! Dans le cas contraire, je pense sincèrement que ce n’est pas dérangeant, mais l’histoire vous semblera certainement incomplète …

/ !\ Risque de spoiler à propos de « La drôle de vie de Zelda Zonk » / !\

Souvenez-vous : lors de ma chronique du livre précédent, je vous disais avoir été rapidement lassée par l’histoire d’Hanna, voulant en savoir plus sur Zelda Zonk. C’est donc avec un grand intérêt, surmonté d’une petite appréhension tout de même, que je me suis plongée dans « Hanna ». Chose que je ne regrette pas étant donné que j’en ressors totalement convaincue !

Nous retrouvons donc Hanna, fraichement arrivée à New York, peu de temps après la naissance de sa petite Eleanor. Malgré un bonheur apparent, Hanna n’est toujours pas heureuse ! Elle fuit son passé et évite tout ce qui pourrait la faire penser à Michael. Mais, décidée à combler ces envies de libertés et d’occupation, Hanna se lance dans l’idée d’ouvrir sa propre affaire : Pemberley ! Le projet est des plus originales ; alliée une librairie, à une bibliothèque et un salon de thé ; et rencontre un franc succès que même elle n’aurait pu imaginer. Mais, à trop fuir son passé, il lui reviendra d’un seul coup en plein visage …

L’amour et la peur qu’on a pour les gens ne doivent pas les déposséder de leur vie. De leur envie de se mettre en danger, parfois. On a tous droit à nos tempêtes.

Ce que je reprochais au livre précédent n’a plus lieu d’être. Nous sommes toujours au centre de la vie d’Hanna, de ces doutes, de ces choix ; mais le mystère autour de Zelda Zonk occupe une grande place également, et nous allons aller de révélations en révélations. Le tout formant un savant mélange d’émotions et de sentiments ! Et je pense sincèrement que l’évolution des différents personnages forme en grande partie le succès de ce roman.

Hanna est décidée à profiter de sa vie, à ne plus vivre dans le mensonge, d’assumer ces choix et de prendre le bonheur comme il vient ! On la sent libérer d’un poids, plus sereine aussi, et totalement investie et passionnée par Pemberley. Sans oublier la petite Eleanor qui, sans le savoir, va lui permettre cette remise en question.

L’histoire de Jeff est également plus développée et on se rend rapidement compte qu’Hanna ne porte pas tous les torts. Lui non plus n’a pas été totalement honnête et cache de lourds secrets depuis quelques années. La communication dans leur couple est compliquée, chaque remarque se transforme rapidement en reproche et les conversations sont laborieuses …

Certains personnages secondaires m’ont également beaucoup touché ! Comme Marsha, la meilleure amie d’Hanna, pour sa présence réconfortante et ces oreilles attentives. Elle est toujours présente pour elle, lui donnant son avis sans jugement. C’est une présence discrète mais agréable.
Et puis, il y a Sybil, la belle-sœur d’Hanna. Déjà présente dans le livre précédent, je l’avais trouvé légèrement hautaine. Ici, nous la découvrons plus sereine et épanouie. Elle a trouvé sa place grâce à Pemberley et elle est un réel soutien pour Hanna.

Sur le trottoir encore peuplé à dix heures du soir, le reliquat de brume froide qui traînait à la queue de l’hiver le saisit. Jeffrey était descendu si vite qu’il avait oublié de prendre sa veste. Parfois, il ne réfléchissait plus, il fallait juste qu’il sorte, point.

Comme je vous le disais, l’intrigue autour de Marilyn Monroe / Zelda Zonk est également bien présente ! C’est la nouvelle vie d’Hanna qui va nous permettre d’en savoir plus sur cette femme pleine de mystère et sur ces petits secrets. De là à savoir si Zelda Zonk est bien Marylin … Je vous laisse le découvrir par vous-même ^-^

Laurence Peyrin nous offre un joli roman rempli de petit bonheur. De plus, le style d’écriture est très agréable et permet une lecture très fluide et rapide, que demander de plus ?

En bref : ce roman nous transporte facilement de New York à Londres, en passant par l’Irlande ; et clôture parfaitement l’histoire d’Hanna et de Zelda. L’intrigue est maintenue jusqu’à la fin et nous fait passer de très bons moments aux côtés des différents personnages. C’est donc avec un joli coup de cœur que j’ai terminé mon année 2015 !

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« Insaisissable – Tome 3 : Ne m’abandonne pas » de Tahereh Mafi

Article - Présentation

Mais quelque chose dans la nuit, la quiétude du moment, je pense, crée son propre langage. Il y a une étrange forme de liberté dans le noir, une vulnérabilité terrifiante qu’on s’octroie juste au mauvais moment, trompé par l’obscurité qui nous persuade qu’elle gardera nos secrets.

Coup de coeur

Article - Résumé

Le Point Oméga a été détruit. La rébellion est écrasée et Juliette ignore si ses amis, ou même Adam, l’homme qu’elle aime, ont survécu. Sa volonté de renverser la dictature du Rétablissement n’en est que renforcée. Elle est prête à tout pour y parvenir, jusqu’à faire appel à son ennemi de toujours : Warner, le séduisant commandant du secteur 45. Tout les oppose, mais ils ne peuvent agir l’un sans l’autre, la survie de leur monde agonisant en dépend. Lui seul peut enseigner à Juliette comment maîtriser ses immenses pouvoirs… mais il attend d’elle bien plus encore.

Article - Mon avis

Si vous avez lu mes chroniques des tomes précédents (12), vous savez que j’ai eu un réel coup de cœur pour cette saga. Je ne sais franchement pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour lire ce dernier opus !! (Enfin, si, je sais ! PAL énorme, choix difficile, … Problème de lectrice classique ^^) Mais c’est maintenant chose faites, et j’en ressors plus que ravie !

/!\ SPOILER /!\

Ce que j’aime particulièrement lorsque je continue une série, c’est que le début du tome suivant colle à la fin du précédent ; comme si notre temps d’attente n’avait pas eu d’impact sur la vie des personnages. Ce qui est parfaitement le cas ici et nous permet donc de reprendre l’histoire où nous l’avions laissé, sans soucis de mémoire. Nous retrouvons donc Juliette à son réveil, en vie, après qu’Anderson lui ait tiré une balle en pleine poitrine. Son objectif est clair : tuer Anderson et détruire le Rétablissement. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, Warner, qui lui a sauvé la vie, veut l’y aider. À partie de ce moment, nous savons que les réponses à nos questions vont bientôt nous être livrées !

Je ne vais pas m’attarder sur l’intrigue car, pour vous parler franchement, elle n’est pas des plus folles ! Ce tome se joue uniquement sur les personnages, leur évolution et leur psychologie. Un exercice que l’auteur maîtrise à merveille !

Je préfère encore être abattue en train de réclamer justice, plutôt que mourir seule dans une prison que je me serais construite moi-même.

Une chose est sur, Juliette n’est plus la jeune fille que l’on a connue dans les tomes précédents. Fini d’être pleurnicharde, faible et défaitiste ! Elle a évolué, mûri, et commence à agir sans avoir peur du regard des autres. Elle sait que ses pouvoirs sont énormes et compte bien apprendre à les maitriser, les comprendre, afin de devenir une arme à elle seule. Elle sait ce qu’elle veut, et ce qu’elle ne veut pas, quitte à y laisser la vie. Autant dire qu’on la retrouve plus combative que jamais, sûr d’elle et prête à affronter le Commandant Suprême sans sourciller ! Mais au-delà de ça, Juliette a du mal à mettre un mot sur ces sentiments. D’un côté, Adam, son ami. De l’autre, Warner, son bourreau … N’ayant jamais connu l’amour, tout est confus et elle est un peu perdue !

D’autant plus que Warner va nous surprendre ! Dans le hors-série déjà, on apprenait qu’il ne fallait pas se fier aux apparences ou ne pas émettre de jugement trop rapide. Mais j’étais malgré tout restée perplexe, ne lui accordant toujours pas ma confiance. Ici, il va se libérer de nombreux lourds secrets et ces actes vont devenir plus clairs ! Il nous apparaît sous un autre jour … Un être torturé, blessé, à la recherche de reconnaissance et qui voudrait juste être apprécié à sa juste valeur. Toutes ces révélations vont faire de lui quelqu’un d’humain, attachant et sensible … Et je dois dire que j’ai adoré ce retournement de situation !

Sinon, il y a aussi Adam mais je vous avoue que j’ai eu du mal à le reconnaître ! Autant je l’adorais, autant là, j’ai été déçue qu’il soit aussi aigri et grossier. Je peux le comprendre, ce qu’il vit n’est pas facile, d’autant plus qu’il doit également penser à l’avenir de son petit frère, James. Mais ces excès de colère l’ont rendu insupportable.

S’il y avait un personnage à choisir, ce serait Kenji, sans hésitation ! Il est le meilleur ami par excellence. Toujours à taquiner ou à lâcher des bêtises, c’est lui qui apporte les touches d’humour au récit. Mais il va se montrer également très attentif et à l’écoute de Juliette, lui donnant son avis sans réel jugement, laissant ces soucis personnels de côté. C’est sans conteste le personnage le plus agréable et le plus touchant.

Aucun pistolet, aucune épée, aucune arme, aucun souverain, n’auront jamais plus de pouvoir qu’une simple phrase. Les épées peuvent blesser et tuer, mais les mots vous poignardent et s’enfoncent dans la plaie, s’incrustent dans votre corps pour devenir des cadavres qu’on trimballera avec nous plus tard, tout en essayant de creuser et d’arracher leur squelette qui se cramponne à votre chair.

Avec les personnages, LE point positif de cette saga est tout simplement la plume de Tahereh Mafi pour laquelle j’ai eu un réel coup de cœur. Je vais m’emporter, je le sais, mais dès le premier tome, j’ai été conquise et je ne cesse de l’être. Elle est si poétique et si addictive! Les mots sont choisis avec soin et les métaphores sont d’une sublime justesse. Quelques phrases suffisent à nous emporter, à tourner les pages encore et encore et encore ! Arrêter de lire devient impossible.

Malgré tous ces compliments, j’ai quand même un léger bémol à souligner sur la fin … Elle me convient et colle parfaitement avec l’histoire et son évolution, je ne dis pas. Mais le feu d’artifice final, le duel au sommet que j’attendais, a été trop rapide, trop facile. Je ne dirais pas que c’est une fin bâclée, juste qu’elle n’a pas été assez approfondie à mon gout. C’est un peu dommage …

En bref : un dernier tome comme je les aime où nos questions trouvent des réponses. Il est à la fois touchant, bouleversant, et terriblement addictif. Tahereh Mafi nous transporte encore une fois dans son monde avec une facilité déconcertante. Un immense coup de cœur pour cette saga !

« La Dynastie du Royaume de Floss – Tome 2 : Sarina » de Margot Aguerre

Article - Présentation

Courage, force et loyauté, n’oubliez pas ces valeurs qui sont nos piliers.

Coup de coeur

Article - Résumé

Kahena a instauré une paix fragile sur ses terres mais entre jeux politiques et complots, le pays semble sur le point de basculer dans un nouveau conflit. L’ombre de Veinar plane sur le royaume. La reine de Floss a-t-elle réellement gagné la guerre ?

La princesse Sarina, aidée de mystérieux inconnus, découvre une face cachée d’elle-même. Suivra-t-elle les traces de sa mère ? Entre un passé torturé et un futur incertain,  Sarina osera-t-elle s’abandonner à cet homme au cœur changeant dont elle a croisé le chemin ?

Espoirs, trahisons et révélations sont les maîtres mots de ce second tome qui nous emmène encore plus loin dans la Dynastie du Royaume de Floss.

Article - Mon avis

Je remercie chaleureusement Margot Aguerre pour ce partenariat.

C’est aujourd’hui que sort officiellement ce second tome de « La Dynastie du Royaume de Floss », je peux donc enfin partager mon avis avec vous. Un avis qui ne sera que compliments étant donné que cette lecture fût un véritable plaisir !

[Risque de poiler concernant le premier tome]

En effet, dès les premières lignes, la magie opère et nous nous retrouvons de nouveau dans ce monde surprenant. Mais, cette fois, ce n’est pas au côté de Kahena et Robin que nous allons nous aventurer mais bien au côté de leur fille, Sarina.

Âgée de 16 ans, cette jeune femme a hérité du pouvoir ancestral de ces deux géniteurs. Mais, la magie du feu ayant mauvaise réputation à Keaplopis, et contrairement aux recommandations de sa mère, c’est seule qu’elle s’entraine à manier son pouvoir dans les caves du palais. On peut dire qu’elle est plutôt douée, malgré quelques petits incidents … Et c’est aussi ce qui va peut-être la sauver! Enlevée par Niorga et Neyac ; qui n’ont pas oublié la mort de Jaliorga et qui compte bien profiter de leur lien de parenté avec elle afin de faire revenir Veïnar, le dieu du chao ; elle va devoir se débrouiller pour rester en vie le plus longtemps possible. Nous allons donc découvrir une demoiselle à la tête bien pleine, courageuse et décidée ; et qui, comme ça mère avant elle, à cette faculté de rassembler ces bienfaiteurs.

– La ville de Keaplopis est tombée aux mains d’un homme dont j’ignore l’identité. Mais je parie que Neyac est derrière tout ça. Je vais lever une armée, attaquer son maudit château et le réduire en cendres, dit Sarina, déterminée. Et si mes parents ne veulent pas se battre, je prendrai les devants. Je n’ai plus rien à perdre … j’irai jusqu’au bout.
– Et nous serons aux côtés des aulnes, répondit Tulne. Les nains se battront.

Kahena, quant à elle, n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis le décès de ces parents adoptifs. Le courage a quitté ses yeux pour laisser place à la lâcheté. Elle n’a plus jamais quitté Keaplopis, ni essayer d’imposer ces idées au conseil qui l’a lentement évincé … Contrairement à Sarina qui aimerait voir sa mère réagir à l’approche d’un danger imminent, Kahena se perd peu à peu dans ces pensées les plus sombres …

Robin aussi est au plus mal … Ayant trouvé le moyen d’accéder aux souvenirs de son père, il s’épuise petit à petit ; chaque vision étant comme un poison qui s’insinue au plus profond de lui.

Ajouter à cela un règlement de comptes entre Dieux et je peux vous assurer qu’on ne s’ennuie pas une minute ! Le rythme est soutenu du début à la fin mais, même si beaucoup d’actions et de révélations viennent agrémenter ce récit, le tout reste parfaitement compréhensible et agréable à suivre.

Elle avait bien raison d’avoir peur, car quiconque usait de la magie du feu finissait par périr dans les flammes dévorantes de la folie. Personne n’échappait à ce brasier. Veinar se nourrissait de ces âmes à qui il avait prêté force et puissante.

Je ne vous en dis pas plus car la découverte totale rend le récit encore plus palpitant. À chaque ligne, on se demande ce qui va bien pouvoir advenir de nos différents protagonistes. Et c’est ce que j’aime aussi dans ce récit ! On pense se faire une opinion précise d’un personnage à cause de ces actes mais, finalement, l’auteur nous raconte son histoire en détail et nous finissons par le prendre en pitié, à revoir notre jugement. C’est de cette façon que certains d’entre eux vont nous décevoir, alors que d’autres vont sincèrement nous surprendre.

L’auteur, outre le fait d’avoir une écriture très fluide et visuelle, joue également beaucoup sur l’affectif. En effet, les liens qui se sont tissés entre les différents peuples dans le premier tome ne sont pas oubliés, et il est agréable de découvrir leurs évolutions. Malheureusement, il arrive aussi que leurs avenirs ne soient pas des plus joyeux … Ce qui nous fait passer par une multitude d’émotions !

– Je me sens si seule parfois, murmure Sarina.
– Être seul me permet de penser et de mettre mes idées au clair, ce n’est pas toujours mauvais. Il te faudra aussi apprendre à accepter les mauvais côtés de ceux qui t’entourent pour te concentrer sur leurs qualités, répondît calmement Kiolos.

Concernant la fin, elle est à la fois intéressante et intrigante ! Intéressante car elle laisse légèrement entrevoir ce que donnera le tome 3 sans en dire trop et en laissant le suspense à son comble. Mais également intrigante concernant l’un des personnages phares de cette trilogie. J’ai tout simplement hâte de pouvoir découvrir la suite au plus vite !!

En bref, c’est encore une fois un coup de cœur pour cette trilogie ! Tout y est : de l’action, une intrigue tenue et qui a du sens, des personnages aux caractères bien différents, une écriture plus qu’agréable, … Que dire de plus ? N’hésitez plus, foncé !

Partenariat
Margot Aguerre

« La dynastie du royaume de Floss – Tome 1 : Kahena » de Margot Aguerre (nouvelle version)

Kahena

Plies-toi à la rigueur, trouve la liberté.

Coup de coeur

Article - Résumé

Kahena, une jeune fille intrépide et solitaire, vit avec sa famille en Altarine, un pays épargné par la guerre que mène Jaliorga, un sorcier haineux qui a décimé de nombreux peuples. Pourtant le temps presse. Kahena devra maîtriser la magie qui sommeille en elle pour faire face à cette terrifiante menace. Elle apprendra à se battre pour découvrir son identité et trouver sa place dans la résistance qui s’organise.

Article - Mon avis

Comme vous le savez si vous me suivez sur Facebook, j’ai été contacté par Margot Aguerre qui voulait savoir si j’étais intéressée par une relecture de ce premier tome en version retravaillée. Étant donné que, malgré quelques petits soucis, j’avais déjà beaucoup aimé, c’est avec grand plaisir que j’ai accepté cette mission ^^ Me voici donc afin de vous donner mon avis sur cette relecture et ces changements !

Ce qui change dans cette version retravaillée, c’est la façon donc l’auteur nous amène l’histoire ! Et, pour être sûr de ne rien oublier et de bien comparer ces deux versions, je vais vous exposer mon avis point par point. Il y en a principalement 4 que je voudrais souligner :

  • Le début de la première version m’avait laissé perplexe car nous sommes plongés dans un monde qui n’est pas le nôtre et dans lequel il faut rapidement s’habituer aux différents noms de personnages ou de lieu. J’avais également trouvé les premiers chapitres un peu lents et, du coup, assez long.
    –> Concernant les personnages et les lieux, ils sont toujours présents bien évidemment. Mais ce qui change du tout au tout est la façon d’amener l’histoire ! C’est beaucoup plus rythmé, plus vivant. Nous sommes directement plongés dans l’action, ce qui nous permet d’être plus attentif et donc, par la même occasion, d’assimiler plus facilement les différents termes qui la composent. Nous n’avons plus cette sensation d’être « envahies » d’informations diverses et variées.
  • J’avais trouvé certaines longueurs qui alourdissaient le texte.
    –> Elles n’y sont plus ! Ce qui nous donne une lecture beaucoup plus agréable, fluide et sans encombres ! J’ai également trouvé que tout le récit était plus approfondi. Que ce soit au niveau de l’intrigue en elle-même où des personnages, qui ont maintenant un passé plus clair et des liens plus compréhensibles.
  • Un cruel manque d’émotions, que ce soit vis-à-vis des personnages ou de notre ressenti.
    –> Le manque d’émotions des personnages n’est pas beaucoup plus présent mais il est perçu différemment car l’auteur nous en explique la raison. Je sais que ce n’est pas spécialement très clair, dis comme ça, mais si vous aussi vous avez l’occasion de lire les deux versions, vous comprendrez ^^
  • Chapitre trop long
    –> Ce n’est plus le cas ! L’histoire est mieux découpée, ce qui nous donne des chapitres d’une longueur raisonnable et apporte également un certain rythme à tout ça !

Pour le reste, je vous invite à relire ma première chronique car je suis toujours aussi enthousiaste concernant ce récit. Cette version retravaillée fait de ce premier tome un réel coup de cœur !

Je tiens à remercier l’auteur pour sa confiance mais également à la féliciter pour tout ce travail de remaniement qu’elle a fait ! Je n’ai pas eu l’impression de prendre mon temps à relire un texte déjà lu, bien au contraire, c’est comme si je redécouvrais l’histoire avec plus d’intensité et de profondeur !

J’espère sincèrement vous avoir donné envie de découvrir la trilogie du « Royaume de Floss » ! Je vous retrouve dans quelques mois, en septembre plus précisément, pour mon avis sur le tome 2 (qui est déjà arrivé chez moi, j’ai hâte de m’y plonger) !

Partenariat
Margot Aguerre

« Pour un sourire de Théo » de Maddie D.

Article - Présentation

Construire un pont entre leurs deux mondes … C’était le but de la jeune femme. Son quotidien depuis 18 mois. Surtout le rien lâcher, continuer, s’armer de courage et attendre. Attendre un signe, une micro-expression sur le visage de son petit garçon, si sérieux pour son âge.

Coup de coeur

Article - Résumé

Zoé Duquesnes, 30 ans et mère célibataire, est abonnée aux galères du quotidien. Lorsqu’on lui lègue une maison au bord de l’océan, elle y voit l’occasion d’un nouveau départ. Mais c’est sans compter sur la particularité de cet héritage et les caprices du destin. Zoé arrivera-t-elle à trouver son équilibre ?

Article - Mon avis

Avant toute chose, je tiens à remercier Aurélie des Éditions Érato, qui s’occupe également d’auteurs qui s’auto-éditent, pour m’avoir permis de découvrir cette merveille !

Pour ne pas vous spoiler, je ne vais pas vous résumer l’histoire, la 4ème de couverture le fait suffisamment. Je vais juste vous dire que ce petit roman est une montagne russe d’émotions !
De la joie à la déception, de l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas …

Nous allons suivre Zoe, une jeune mère célibataire qui élève seule son petit garçon de 3 ans, Théo. Sans emploi et abonnée aux galères de la vie, elle a du mal à joindre les deux bouts. Son seul combat est celui qu’elle mène tous les jours pour son fils ! Pour qu’il soit accepté, que les préjugés cessent et qu’il puisse enfin s’épanouir pleinement. C’est un personnage touchant de par sa détermination et l’amour inconditionnel qu’elle voue à son fils. Jamais elle ne baissera les bras car chaque petite évolution est une victoire en soi !

Mais l’amour va venir s’incruster et bousculer un peu sa vie, d’abord avec rage et amertume, ensuite avec bonheur et passion …

Pourtant, il n’avait jamais rien vu de plus beau ; cette communication entre cette mère et son fils. Ce conte qu’elle lui racontait, à la fois avec sa voix et ses mains qui dansaient, infatigables …

Et puis, il y a David De Luca, cet homme qui réapparaît dans sa vie sans crier gare alors qu’il l’avait quitté précipitamment 4 ans plus tôt afin de privilégier sa carrière. Revoir Zoe a ravivé ces souvenirs et ces sentiments, pourtant enfui au plus profond de lui-même. Il avait été lâche à l’époque et le regrettait. Mais cela suffira-t-il ? …

Il y a aussi le petit Théo, qui vit dans sa bulle mais qui arrive à nous toucher à travers le récit de sa maman. Chaque petite victoire le concernant réveille en nous une certaine tendresse. On a envie d’y croire, d’être à ses côtés pour le soutenir …

Maddie D. réussit à nous transporter dans une histoire simple et sans chichi et utilisant un ton de circonstance : simple et sans chichi également. En allant directement à l’essentiel, elle renforce le côté humain de son récit !

Je ne sais que dire de plus car chaque détail de ce livre doit être découvert, du prologue à l’épilogue. Le début nous intrigue alors que la fin nous bouleverse, tout est réuni pour nous tenir absorbé par le récit de la première à la dernière ligne. Jusqu’à cette douloureuse fin à laquelle on ne croit pas, on se dit que ce n’est pas possible, et pourtant …

En bref : une lecture simple mais bouleversante, des personnages touchants et une fin qu’on ne voit pas venir. Il est loin le temps des « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Certes, Zoe ne va pas vivre un conte de fées, mais j’espère que cette histoire vous touchera autant qu’à moi !

« La Particule » de Ray Lantset

Article - Présentation

Pour le plus grand malheur de l’humanité, les molécules synthétiques se reproduisaient, se multipliaient dans l’eau, ce qui allait provoquer la pire pandémie qu’allait connaître le monde.

Coup de coeur

Article - Résumé

John Carter, neurobiologiste émérite, n’a qu’une obsession : sauver son fils des ravages de la drogue. Après trois ans de recherches, il pense être arrivé au but. Mais son fils ne peut pas attendre plus longtemps car une nouvelle overdose l’a conduit à l’hôpital. John est convaincu que sa seule chance de rédemption est de lui administrer la Particule, sans attendre de nouveaux tests. Il est loin de se douter qu’il commet la pire erreur de sa vie…

Article - Mon avis

Lorsque j’ai découvert ce livre sur le site des Éditions Baudelaire, j’ai directement été intriguée par le résumé. Très énigmatique, il ne nous dévoile qu’un soupçon d’intrigue et aucun indice ne nous est donné sur ce qu’est la Particule ou concernant les conséquences de cette « pire erreur ». Le suspense ne restera pas complet pour vous étant donné que, pour vous donner mon avis, je suis obligée de vous dévoiler certains détails. Mais rassurez-vous, je ne vous dirai pas tout !

Avant de commencer, je tiens quand même à signaler quelques petits bémols. Car même si ce n’est pas ce que je retiendrais de cette lecture que j’ai totalement adorée, ils m’ont quand même dérangé durant ma lecture. Encore une fois, alors que nous sommes dans une version papier, il y a quelques soucis au niveau des dialogues : certaines réflexions personnelles intervenant pendant un dialogue sont données comme une suite du dialogue, ce qui fait qu’on peut s’embrouiller. Certes, ce n’est pas récurrent mais quand même … Et également de gros problèmes de syntaxes ! Je vous donne un mini exemple que j’ai pensé à noter sur la fin :

Ces derniers jours ont été vraiment été terrifiants.

Ce sont de petites choses, j’en suis consciente, mais qui, mine de rien, vienne entacher la lecture et la rendent moins agréable … Je tenais donc à la signaler malgré tout !

Mais, maintenant, passons aux choses sérieuses !

John Carter, ex-neurobiologiste, est en pleine recherche d’une Particule qui vise à combattre la dépendance à l’héroïne afin de pouvoir aider son fils, Terry. Les recherches conventionnelles n’ayant rien donné, il y a quitté son travail pour se créer son propre laboratoire à domicile, dans son sous-sol. Mais, lorsque son ex-femme lui apprend que son fils est de nouveau à l’hôpital pour une nouvelle overdose, il décide de lui administrer sa dernière découverte, la Particule SH36, sans plus attendre. La phase de test n’est pas entièrement terminée mais les premiers résultats sont assez concluants pour qu’il y croie !
À aucun moment John ne s’est imaginé ce que cette Particule allait provoquer chez l’être humain, ou encore qu’elle allait couter la vie à des milliers de personnes !

Car oui, cette Particule va être dévastatrice ! Chaque personne infectée devient une arme. Non seulement pour lui, mais également pour toute personne qu’il côtoya. La particule se faufile dans votre cortex cérébrale, détruit tout sur son passage et en prend la totale possession, vous rendant totalement inhumain !

Je ne veux pas vous dévoiler les conséquences exactes de cette contamination car je pense que ça gâcherait le plaisir de la découverte. Sachez juste que l’auteur ne s’est pas vraiment attardé sur ces êtres devenus bestiaux et sanguinaires, il a préféré se pencher sur le côté psychologique et émotionnel de cette pandémie ainsi que ses conséquences ; et c’est là toute son originalité ! De Chicago à Québec, nous allons côtoyer plusieurs personnes, infectées par cette Particule, qui vont nous permettre de suivre son cheminement. Mais également les membres d’une même famille luttant pour leur survie !

En voulant sauver son fils, il avait condamné quelques personnes, mais en versant la Particule dans l’évier puis en se suicidant, il détruisait le monde entier.

C’est donc une multitude de personnages qui nous sont présentés ! Tout d’abord John Carter, le créateur de cette Particule et qui, sans le savoir, va contaminer le monde entier par son geste de désespoir. À 50 ans, c’est un père qui se sent coupable de la déchéance de son fils et qui est bien décidé à le libérer de l’emprise que la drogue a sur lui. Depuis que sa femme l’a quitté il y a presque 3 ans, il se laisse aller et ne se consacre qu’à ses recherches. Il est difficile de s’attacher à lui étant donné qu’il se suicide assez rapidement et que, franchement, ce n’est pas vraiment son sort qui nous intéresse durant notre lecture.

Et c’est pareil pour Terry qui est, soyons franc, un abruti ! Tout ce à quoi il pense alors qu’il s’enfuit de l’hôpital, c’est le fait que mélanger la Particule de son père à de l’héroïne ferait des trips d’enfer … Même si le mal a déjà fait son bout de chemin lorsque Terry crée cette nouvelle drogue, j’ai du mal à ne pas le tenir pour responsable lui aussi. Et malgré le fait qu’il ait envie de profiter de la liberté que lui a offerte son père en se refaisant une vie calme et posée, je n’ai pas réussi à le prendre en pitié …

C’est Tom et Jonathan, des cousins de Terry, qui vont nous faire suivre cette affaire de l’intérieur et à qui l’on s’attache beaucoup plus facilement.

Tom est un militaire en année sabbatique venu aider sa mère et sa femme dans la ferme familiale de Chicago. Rappelé pour sécuriser les lieux de la pandémie, il se retrouve assez rapidement confronté à ces nouveaux êtres. Mais voulant protéger les siens, il va faire ce qui lui semble le mieux : fuir ! Même s’il peut parfois nous paraître sans cœur, il réagit de la meilleure façon qu’il soit dans ce genre de situation et prend les bonnes décisions.

Jonathan, quant à lui, suis à la lettre les conseils que lui a transmis Tom dans l’optique que ce virus traverse les frontières jusqu’à lui, au Canada ! Avocat, il a également certaines relations qui vont lui permettre de tout faire pour mettre sa famille en sécurité.

Ces deux personnages sont principalement ceux qui vont nous permettre de suivre toute l’action. Car de l’action, il y en a ! Et de nombreux rebondissements viennent également agrémenter ce récit sous tension ! L’ensemble est très bien écrit, entre suspenses et scènes sanglantes, afin de nous transporter directement à Chicago. Le tout sous un rythme soutenu, alternant les actions aux dialogues constructifs et nous donnant, de cette façon, une facilité d’imagination !

La fin, bien qu’assez subite, est plutôt subtile et bien pensée ! C’est une bonne manière de clôturer cette histoire où tout un monde doit maintenant se reconstruire …

En bref, je dirais que cette lecture est clairement un roman d’ambiance. Nous n’allons pas principalement suivre un groupe de personnes voulant sauver le monde mais bien l’évolution d’une molécule tueuse. À la fois dans l’émotion et dans l’action, il pourrait même nous rendre légèrement paranoïa en nous prouvant que le risque 0 n’existe pas et qu’une contamination de ce genre pourrait se produire n’ importe où !

C’est un coup de cœur et une lecture que je vous recommande sincèrement !
Je remercie encore une fois les Éditions Baudelaire pour cette découverte ainsi que pour la proposition de partenariat que je ne regrette pas d’avoir accepté.

Partenariat
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« Éclat Nocturne » de Tasha Lann

Article - Présentation

Suis-je la seule à être obsédée par la liberté ? Je ne comprends pas pourquoi personne ne se rebelle. Le monde réel est-il si atroce qu’ils préfèrent tous perdre leurs droits en faveur de leur don surnaturel ?

Coup de coeur

Article - Résumé

Pour Kate, tout a changé cette nuit-là.
Cette nuit où sa liberté lui a été arrachée.
Cette nuit où sa vie lui a été volée.

Loin de ses proches, Kate se retrouve prisonnière d’un univers aussi fascinant qu’effrayant, aux côtés de son bourreau, le beau et troublant Matt… Face à ses ennemis et ses sentiments naissants, Kate se bat pour préserver son identité. Mais sait-elle seulement qui elle est ?

Article - Mon avis

ENFIN, je l’ai lu ! Et ENFIN, voici ma chronique ^^
Merci aux Éditions Calepin pour leur patience, leur confiance, … pour TOUT !

« Éclat Nocturne », c’est l’histoire de Kate Lineter, une jeune fille qui se réveille dans une chambre médicalisée sans aucun souvenir de sa soirée de la vieille. Retenue contre son gré, on lui parle de test, de don, de mutation, … Elle n’y comprend rien mais une chose est sur, elle veut sortir de là et retrouver sa vie d’avant, sa famille, ses amis. Mais, Kate est loin de s’imaginer qui elle est vraiment !

Au début, j’avoue que j’avais peur d’être déçue. J’avais tellement adoré « A.B.I.E », la précédente publication de Tasha Lann, que, pour moi, il était difficile de faire mieux. Et, finalement, ô joie, j’ai tout autant adoré cette histoire. Encore une fois, l’auteure nous embarque dans une aventure atypique grâce à un imaginaire qu’elle maitrise et une plume totalement additive. Je suis conquise !

Je ne sais si je dois être soulagée ou non. Soit je suis une folle entourée de gens normaux, soit je suis saine d’esprit, mais entourée de détraqués. Dans un cas comme dans l’autre, les perspectives ne sont guère réjouissantes.

Parmi les personnages, j’ai particulièrement apprécié Soren. Alors, d’accord, c’est un personnage secondaire mais je l’ai trouvé très amical, sincère et attachant. Ce petit côté surprotecteur qu’il a envers les personnes qu’il aime est très touchant ! Il fait partie de ces personnages qu’on aimerait compter dans notre cercle d’amis ^^

Ensuite, il y a Kate, bien sur, que je classerais plutôt dans les personnages attachant mais qu’on aurait bien envie de baffer de temps en temps quand même ! Pourquoi ? Simplement parce qu’elle a le don de se mettre dans la merde (autant dire les choses telles qu’elles sont, non ?). Elle a beaucoup de mal à ne pas l’ouvrir quand quelque chose ne lui convient pas ! Mais c’est aussi ce que j’ai apprécié chez elle : sa combativité et son caractère bien trempé ! Cette situation ne lui plaît pas et elle le fait savoir. Disons que ça change des personnages principaux qui tombent subitement amoureux de leur bourreau et accepte tout et n’importe quoi de leur part sans rechigner.

Quoi que, ce n’est pas tout à fait vrai … Car le bourreau en question, Matt, a quand même réussi à faire chavirer son cœur, bien qu’elle lutte avec acharnement contre ces sentiments ! Il faut avouer qu’au départ, il est plutôt attirant quoiqu’il soit du côté des méchants. Son côté mystérieux m’a intrigué sur le début mais il m’a également lassé par la suite … J’ai eu beaucoup de mal à le cerner et donc, à m’attacher !

Je n’ose bouger. Malgré moi, sa présence à mes côtés me réconforte. Je veux qu’il s’en aille et en même temps, j’ai peur dès qu’il me quitte.

La bonne surprise, toujours au niveau des personnages, est Sébastien. Un vrai salaud sur le début, qui ne montre pas de réelles émotions mais qui, par la suite, se révèle être un atout de taille ! Je n’en dirai pas plus …

Dans cette lecture, Tasha Lann a réussi à lier science-fiction et romance sans que cette dernière ne soit trop présente ou ne vienne gâcher toute l’intrigue de base. J’y ai retrouvé tout ce que j’avais tant apprécié dans « A.B.I.E » : un univers maitrisé, des personnages intéressants, une plume fluide… Tout est réuni pour passer un super moment ! Les actions s’enchainent sans pour autant alourdir le texte, au contraire, elles ne font qu’attirer notre curiosité et notre envie d’en découvrir toujours plus !

Tu es une personne exceptionnelle Kate, ton caractère est ta plus grande force.

Vous l’aurez compris, c’est encore une fois un sans-faute pour les Éditions Calepin !
Je ne sais pas quoi vous dire d’autre si ce n’est que c’est un livre à ajouter à votre wishlist (ou votre PAL directement, c’est encore mieux !) de toute urgence !

Vous remarquerez que je n’en dis pas trop concernant l’intrigue et le monde mit en place par l’auteur mais c’est totalement voulu. Je pense sincèrement que vous en dire trop vous gâcherais le plaisir, je préfère donc m’abstenir et vous laisser dans l’impatience de la découverte, si ce n’est pas déjà fait … 😉

Partenariat
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